Fake news

Non, ce n’est pas à cause de la guerre, vu que la Finlande n’est pas en guerre contre la Russie. C’est à cause des sanctions contre la Russie, dont les gouvernements de l’UE sont entièrement responsables.

L’article commence par le même mensonge en l’étendant à toute l’Europe : « La guerre en Ukraine pèse sur l’économie des pays européens. » Puis on revient à la Finlande, où « les municipalités qui avaient misé sur les échanges avec la Russie sont au bord de la faillite ». Et l’article évoque l’exemple précis de « Virolahti, petite commune plantée contre la frontière russe ». 3.000 habitants, une dette de 30 millions d’euros.

Virolhati est à peine à 200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. La commune a fortement investi dans les années 2000, a financé un centre commercial, une autoroute… C’était l’âge d’or, « la grande époque », dit Anu Leena Lintunen, en charge du tourisme. « Les Russes sont connus pour dépenser beaucoup d’argent, leur panier moyen était bien plus important que celui des Finlandais, c’était beau à voir et très dynamique. »

Mais la frontière est fermée depuis un peu plus de deux ans maintenant, la route des camions vers Saint-Pétersbourg est déserte, le chômage est passé à 14%.

Et l’article se termine par une reprise du mensonge qu’il faut marteler :

Le village est aujourd’hui à genoux, mais globalement, c’est toute la Finlande qui subit l’onde de choc de l’invasion russe en Ukraine.

Mensonge jusqu’à l’absurde : il faudrait nous expliquer comment « l’invasion russe en Ukraine », qui ne concerne en rien la Finlande, peut produire « une onde de choc » sur ce pays.

*

Et pendant ce temps-là…

L’agence finlandaise des infrastructures de transport fait savoir que les brise-glaces russes viennent en aide à plusieurs navires de marchandises bloqués dans les glaces du golfe de Finlande et dans les eaux territoriales finlandaises. L’agence rappelle que les navires finlandais « bénéficient d’une assistance dans le cadre de la coopération internationale avec les brise-glaces russes », y compris dans les eaux territoriales finlandaises…

La censure russophobe continue

L’Arcom ordonne le blocage de 35 sites de médias russes, et de l’accès à des télés et radios russes via des plateformes de streaming, en application des sanctions européennes. Parmi ces sites figurent sputniknews.lat, rtenfrancais.tv, news-front.su, southfront.press, strategic-culture.su, selon une source proche du dossier. L’Arcom a aussi demandé « aux moteurs de recherche de procéder au déréférencement des pages de quatre plateformes de streaming permettant d’accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions ». Le régulateur précise mettre en œuvre « tous les moyens dont elle dispose pour faire cesser la diffusion en France des médias russes visés par des sanctions européennes ainsi que la reprise de leurs contenus sur des plateformes en ligne accessibles en France ».

Les Français n’ont pas le droit de connaître le point de vue des Russes. Et Jean-Noël Barrot ose dire que nous avons « une presse pluraliste, indépendante, et libre »…

Heureusement, pour le moment, on peut continuer d’avoir RT France et Sputnik par VPN. Mais « les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste », disait récemment le ministre du Numérique.

Le Syndicat de la Magistrature fidèle à lui-même

Le Syndicat de la Magistrature a pondu un communiqué intitulé « Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice ». C’est surréaliste : un jeune catholique identitaire est massacré par des « antifascistes » qui imposent leur terreur dans les rues des grandes villes, ces magistrats s’élèvent contre ceux qui seraient responsables de l’abandon des « digues contre le fascisme »…

La plus grande partie du communiqué (écrit en patois « inclusif ») est une dénonciation virulente des personnalités politiques qui ont osé désigner les coupables alors que seule la « Justice » a le droit de le faire.

Et cela continue ainsi :

Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.

À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.

Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.

Et il y en a encore qui font confiance à la justice de leur pays ?

Le pervers Tucho

Le cardinal Victor Fernandez (Tucho pour les intimes), âme damnée de Bergoglio qui l’a fait préfet du dicastère de la doctrine de la foi, inventeur d’une pornothéologie, continue de produire des étrons sous Léon XIV. Sa note Una Caro (« une seule chair », sur le mariage) a été très peu commentée, voire pas du tout. Elle n’a pas échappé à la sagacité de l’éditorialiste de L’Entente catholique de Bretagne (1 rue Charles Le Goffic, 22000 Saint-Brieuc).

Extrait :

En réalité, la Note est un étrange fourre-tout, où le meilleur, connu depuis longtemps, côtoie l’inutile (la révérence au célibataire Kierkegaard, à l’hermétique Jean-Luc Marion, à Lévinas, Emmanuel Mounier, Jean Lacroix…) et parfois le pervers.

De façon évidente, la Note refuse qu’on mette en valeur l’un des buts du mariage, la procréation. (…)

Pour vanter la monogamie, Victor Fernandez a recours à des poètes non chrétiens : eux aussi sont pour l’amour dans le couple, n’est-ce pas ?! Il glisse dans cette liste deux poètes staliniens (Eluard et Neruda), une poétesse suicidée (Antonia Pozzi), … et surtout, perfidie suprême, un poète notoirement homosexuel, Walt Whitman, exaltant son couple : « Nous rentrerons à la maison tous deux… Nous irons ensemble à travers les eaux du temps ».

Vendredi des quatre temps de carême

Le premier répons des matines. Par Marek Klein.

℟. Emendémus in mélius, quæ ignoránter peccávimus : ne súbito præoccupáti die mortis, quærámus spátium pœniténtiæ, et inveníre non possímus : * Atténde, Dómine, et miserére, quia peccávimus tibi.
℣. Adiuva nos, Deus salutáris noster, et propter honórem nóminis tui, Dómine, líbera nos.
℟. Atténde, Dómine, et miserére, quia peccávimus tibi.

℟. Corrigeons, en devenant meilleurs, nos fautes d’ignorance, de peur que, surpris par le jour de la mort, nous ne cherchions un délai pour la pénitence, sans pouvoir l’obtenir. * Écoutez, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre vous.
℣. Aidez-nous, ô Dieu, notre Sauveur et, pour l’honneur de votre nom, Seigneur, délivrez- nous.
℟. Écoutez, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre vous.