Le Parlement hongrois a voté sans surprise l’amendement constitutionnel qui destitue le président de la République régulièrement élu et auquel on ne peut rien reprocher sinon d’être favorable à Viktor Orban.
Peter Magyar modifie la Constitution pour virer le président qui ne lui plaît pas, ses députés avalisent comme un seul homme ce diktat, et il n’y a pas l’ombre d’une réserve dans nos gazettes.
Cela en dit long sur leur fameux « état de droit »…
« L’Europe a décidé de consacrer des sommes énormes, sur une longue période, au soutien des opérations militaires de l’Ukraine — vraisemblablement jusqu’à ce que l’Ukraine ait cessé d’exister. »
Rodion Mirochnik, ambassadeur chargé des crimes commis par le régime de Kiev au sein du ministère russe des Affaires étrangères.
Ceci est le titre d’une étude publiée (en russe, en ukrainien, en anglais et en grec) sur le site de l’Association des journalistes orthodoxes ukrainiens (membres de l’authentique Eglise orthodoxe ukrainienne), par l’un d’eux, Cyrille Aleksandrov. Ce texte est véritablement important pour comprendre la mythologie des nationalistes ukrainiens, et pour comprendre qu’elle n’est pas partagée par tous les Ukrainiens.
Rappelons en prélude (puisque certains continuent de prétendre que Bandera n’avait rien à voir avec les nazis) que Stepan Bandera avait fait allégeance au régime nazi à Cracovie le 19 avril 1940, apportant en cadeau 38 cloches volées dans les églises pour les fonderies allemandes, que l’année suivante il reçut 2,5 millions de marks pour constituer son armée, qu’au congrès de l’OUN en avril 1941 à Cracovie, il fut décidé que la salutation des membres de l’OUN était le bras tendu à droite juste au-dessus de la tête en disant : « Gloire à l’Ukraine », la réponse étant : « Gloire aux héros », et que le troisième point de sa Déclaration d’indépendance de l’Ukraine disait : « L’État ukrainien restauré travaillera sous l’appui de la Grande Allemagne national-socialiste qui, sous Adolf Hitler, crée un nouvel ordre en Europe et dans le monde. »
In Macedónia beáti Silæ, qui, cum esset unus de primis frátribus et ab Apóstolis ad Ecclésias Géntium, una cum Paulo et Bárnaba, destinátus, prædicatiónis offícium, grátia Dei plenus, instánter consummávit, atque, in passiónibus suis Christum claríficans, póstmodum requiévit.
En Macédoine, le bienheureux Silas. L’un des premiers entre les frères, et désigné par les Apôtres à aller avec saints Paul et Barnabé, vers les églises des Gentils, il accomplit sa mission de prédicateur avec tout le zèle d’un homme rempli de la grâce de Dieu et, glorifiant le Christ par ses souffrances, il s’endormit dans la paix.
Fresque de Théophane le Crétois, monastère Saint-Nicolas Anapafsas, Météores, 1527.
Dans la liturgie byzantine, Silas est commémoré en même temps que quatre autres des 70 disciples : Silvain, Crescent, Epénète et Andronique, le 30 juillet. Voici les tropaires qui évoquent spécifiquement Silas, dans la quatrième ode du canon des matines.
Par ta parole, glorieux Silas affermissant les esprits paralysés, avec saint Paul tu es allé, parcourant le monde entier et, de nombreux périls environné, tu prêchas à tous le Sauveur.
Doué des plus grandes qualités, tu fis route avec saint Paul, du Levant jusqu’au Couchant, comme un rayon de ce brillant soleil et tu as illuminé les cœurs des païens, saint apôtre Silas.
Omnes gentes, pláudite mánibus : jubiláte Deo in voce exsultatiónis. ℣. Quóniam Dóminus excélsus, terríbilis : Rex magnus super omnem terram.
Nations, frappez toutes des mains ; célébrez Dieu par des cris d’allégresse. ℣. Car le Seigneur est très haut et terrible, roi suprême sur toute la terre.
(Chanté par les moines de Triors.)
Collecte :
Deus, cujus providéntia in sui dispositióne non fállitur : te súpplices exorámus ; ut nóxia cuncta submóveas, et ómnia nobis profutúra concédas.
Dieu, votre providence ne se trompe jamais dans ce qu’elle dispose : nous vous prions en suppliant ; détournez de nous tout ce qui nous serait nuisible, et accordez-nous tout ce qui doit nous être avantageux.
L’introït est tiré du psaume 46, qui prélude à la rédemption messianique universelle, sans barrières nationales. « Vous tous, ô peuples, battez des mains, jubilez à Dieu avec des hymnes de gloire, parce que le Seigneur s’est montré le Très-Haut, le terrible, le souverain Dominateur sur la terre. » Le Très-Haut, parce que son conseil de paix est impénétrable aux démons, qui n’ont pas pu y mettre obstacle ; terrible, parce qu’il a causé la perte de Satan dans l’effort suprême que celui-ci faisait pour étendre son domaine sur Lui, innocent, en le frappant de mort ignominieuse : « O mors, ero mors tua, morsus tuus ero, o inferne » ainsi qu’il en avait déjà menacé le démon par l’intermédiaire du prophète Osée ; le souverain Dominateur sur la terre, parce que le divin Crucifié étend ses pacifiques conquêtes sur tous les peuples et les enrôle dans ses milices, ne contraignant pas mais persuadant, avec les suaves procédés de l’amour. Ainsi le service même que l’homme prête à Dieu, non seulement est l’unique qui convienne à la majesté du Seigneur, qui est Esprit et veut être adoré en esprit et en vérité, mais il est aussi celui qui convient le mieux à la noblesse et à la dignité de la nature humaine, dont il sauvegarde toujours les exigences naturelles. En effet, la foi ne rabaisse pas, mais au contraire élève à d’inaccessibles régions surnaturelles la raison humaine, et la charité de Dieu, loin de faire violence au libre arbitre, rend son acte plus libre, plus volontaire, plus énergique, puisque rien ne peut être plus voulu et plus dignement voulu par la créature raisonnable que Celui qui se définissait à Abraham : Omne bonum. La collecte de ce jour touche précisément la question des rapports entre la liberté de notre vouloir et l’indéfectibilité de la divine Providence, dont les desseins ne peuvent faillir. La sainte liturgie, pour être populaire, ne peut faire ici une dissertation théologique relative à la conciliation entre ces deux mystères, c’est-à-dire entre le cœur humain et le Cœur de Dieu. Toutefois, étant donné qu’il est impossible que la divine prédestination vienne à faillir, la liturgie en indique d’une manière simple et populaire le mode même. Dieu veut nous sauver. Eh bien ! Pour atteindre ce but, il écarte de notre chemin les obstacles, et il nous donne toutes ces grâces qu’il sait nous être nécessaires et efficaces pour persévérer dans notre sainte vocation à la vie éternelle.