Une nouvelle église cosaque

Le patriarche Cyrille a consacré ce matin l’église de la Nativité du Christ dans la stanitsa de Dinskaïa (36.000 habitants), dans le kraï de Krasnodar, qu’on appelle toujours là-bas le Kouban. (Une stanitsa était une unité politique et économique d’une « armée » cosaque.) Le gouverneur Benjamin Kondratiev était présent avec sa famille et a souligné que la foi est le fondement du Kouban. (Il a été décoré de l’ordre de saint Daniel de Moscou première classe – me semble-t-il.)

Les peintures ont été réalisées par les maîtres de Palekh, héritiers d’une grande tradition iconographique.

Après la révolution bolchevique les cosaques de la région fondèrent la « République populaire du Kouban ». La majorité des cosaques rejoignit l’Armée blanche de Denikine, mais début 1920 l’Armée rouge prit le Kouban et imposa le pouvoir soviétique. Le drapeau du kraï de Krasnodar est aujourd’hui celui de l’éphémère République de 1919.

3e dimanche après Pâques

Ce « peu de temps » est tout l’espace que traverse au vol le siècle présent. C’est pourquoi c’est ce même Evangéliste qui dit dans son Épître : Voici l’heure dernière. C’est pourquoi il ajoute : Parce que je vais au Père, ce qu’il faut rapporter à la première phrase où il dit : Un peu de temps et vous ne me verrez plus, et non à la suivante où il dit : Et encore un peu de temps et vous me reverrez. S’en allant au Père, il allait se soustraire à leur vue. Cela ne veut pas dire cependant qu’il devait mourir et qu’il disparaîtrait à leurs regards jusqu’à ce qu’il ressuscitât, mais qu’il devait aller au Père, ce qu’il fit après sa résurrection, quand il monta au ciel, après avoir vécu avec eux pendant quarante jours. Il leur dit donc : Un peu de temps et vous ne me verrez plus, alors qu’ils le voyaient corporellement ; parce qu’il était sur le point d’aller au Père, et ils ne devaient plus le voir de nouveau comme mortel, tel qu’ils le voyaient alors qu’il leur disait cela.

Quant à ce qu’il ajouta : Et encore un peu de temps, et vous me reverrez, c’est à toute l’Église qu’il l’a promis, comme c’est à toute l’Église qu’il fit cette promesse : Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation du siècle. Le Seigneur ne retardera pas la réalisation de sa promesse. Encore un peu de temps et nous le verrons, et là nous ne demanderons plus rien, nous n’interrogerons plus en rien, parce qu’il ne restera plus rien à désirer et plus rien à apprendre de caché.

Ce peu de temps paraît long, parce qu’il dure encore ; quand il sera fini, alors nous comprendrons combien il fut court. Que notre joie ne soit donc pas comme celle du monde dont il est dit : Le monde se réjouira. Et pourtant, dans l’enfantement de ce désir, ne soyons pas tristes sans joie ; mais, comme dit l’Apôtre, soyons joyeux par l’espérance, patients dans la tribulation, car celle-là même qui enfante, et à qui nous sommes comparés, se réjouit plus de l’enfant qui va bientôt naître, qu’elle n’est triste de la souffrance présente. Mais finissons ici ce discours ; les paroles qui suivent soulèvent une question très difficile. On ne doit pas les résumer brièvement, mais se réserver la possibilité de les expliquer plus commodément, si Dieu le veut.

Saint Augustin, homélie 101 sur saint Jean, leçons des matines monastiques. C’est la fin de l’homélie, et comme souvent l’évêque d’Hippone termine en distillant un suspense… La suivante, 102, sera l’explication des paroles qui suivent : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le donnera. » C’est l’évangile du cinquième dimanche après Pâques, qui sera accompagné, aux matines monastiques, par le début de cette 102e homélie.

L’avortement au Kenya

En 2019, au Kenya, un médecin avait provoqué un avortement chez une jeune fille de 16 ans qui alléguait des douleurs et des saignements. Le médecin et la jeune fille avaient été inculpés, conformément à la loi. En mars 2022, un tribunal avait annulé les inculpations et avait même qualifié l’accès à l’avortement de « droit fondamental ».

La cour d’appel de Malindi vient d’annuler ce jugement, rappelant que « l’avortement n’est pas un droit fondamental garanti par la Constitution » mais que, « au contraire, la Constitution l’interdit expressément », tout en prévoyant « des exceptions, dans des circonstances limitées, où il peut être autorisé ». De ce fait « les droits constitutionnels ne sauraient, en eux-mêmes, faire obstacle à une enquête appropriée, à l’inculpation et à la poursuite des infractions alléguées en cause ».

Un éditorial de RT

Bruxelles persiste et signe : un 20e train de sanctions frappe la Russie. Au menu, restriction des médias et contrôle renforcé des transactions. Pendant ce temps, l’Europe étrangle son approvisionnement énergétique tout en promettant des milliards à Kiev. Retour sur un ballet bureaucratique où la realpolitik cède le pas à l’obsession idéologique.

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