La Pologne revient…

Le président polonais Karol Nawrocki a envoyé une lettre à Ursule dans laquelle il avertit que la Pologne ne participera à aucun plan de l’UE visant à transférer des migrants en situation irrégulière dans le pays : « Je ne consentirai pas à la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile en Pologne. »

Le ministre de l’Intérieur, qui est pourtant du gouvernement Tusk, dit lui aussi que qu’il rejette toute disposition obligeant les États membres à relocaliser les migrants.

Réaction de Viktor Orban :

« L’Europe est en train de basculer : le président Nawrocki refuse de mettre en œuvre le pacte migratoire en Pologne. Nous le refusons aussi. Nous sommes désormais deux. Si un troisième nous rejoint, ce sera déjà une rébellion. »

Un bon résumé de la politique d’Ursule

Le Parlement européen a rejeté hier, sans surprise, deux motions de censure contre Ursule, puisqu’une large majorité des élus est de la même farine avariée. Pourrie, plutôt. Parmi les interventions en défense des motions de censure, celle d’Ewa Zajączkowska a été remarquée. Ewa Zajączkowska, membre du groupe Europe des nations souveraines (à majorité AfD), est en Pologne la porte-parole du parti Confédération Liberté et Indépendance.

Saint François Borgia

Dómine Iesu Christe, veræ humilitátis et exémplar et prǽmium : quǽsumus, ut, sicut beátum Francíscum in terréni honóris contémptu imitatórem tui gloriósum effecísti, ita nos ejúsdem imitatiónis et glóriæ tríbuas esse consórtes.

Seigneur Jésus-Christ, vous qui êtes le modèle et la récompense de la véritable humilité, et qui avez fait du bienheureux François votre glorieux imitateur dans le mépris des honneurs terrestres, accordez-nous la grâce de l’imiter et de partager sa gloire.

On trouvera sur mon blog les quelque 17 notices que j’ai consacrées à cet étonnant personnage qu’était le saint de la famille Borgia, dont celle-ci qui résume bien sa vie (à compléter avec celle-ci).

Le martyrologe évoque d’autre part deux martyrs dont le calendrier byzantin fait également mémoire :

A Nicomédie, les saints martyrs Eulampe et sa sœur Eulampie, vierge. Cette dernière apprenant que son frère était torturé pour le Christ, se jeta au milieu de la foule, embrassa son frère et se joignit à lui comme compagne de son supplice : tous deux furent plongés dans une chaudière d’huile bouillante, mais n’en éprouvèrent aucun mal. Enfin avec deux cents autres qui, à la vue de ce miracle avaient cru au Christ, ils eurent la tête tranchée et consommèrent leur martyre.

C’était lors de la persécution de Maximien, le successeur de Dioclétien. Les chrétiens de Nicomédie s’étaient réfugiés dans les montagnes. Un jour Eulampe fut chargé de porter du pain à ceux qui s’étaient cachés dans la ville. Voyant sur un mur l’ordre de l’empereur de mettre à mort les chrétiens, il le déchira. Il fut arrêté et torturé. Quand sa sœur l’apprit elle vint le retrouver et fut également torturée.

Fragment d’une icône ménologe du mois d’octobre, XVIIe siècle, Académie théologique de Moscou.

Friends of Dorothy…

Le Dorothy est un « café-atelier associatif animé par des chrétiens et ouvert à tous dans un esprit de fraternité », à Paris. Il dit s’inspirer de Dorothy Day. Aux multiples activités qu’il propose, il en a ajouté une : « Friends of Dorothy ». C’est un « cercle de partage chrétien LGBTQIA+ », un dimanche soir par mois. Avec le jargon et l’écriture inclusive qui s’imposent :

« Friends of Dorothy veut être un lieu safe et convivial, accueillant pour tous·tes, dans le respect et l’amour inconditionnel de chacun·e. »

Les animateurs n’expliquent pas le sens de l’expression, inconnue de la plupart des Français. C’était un code aux Etats-Unis chez les invertis pour parler d’un autre sans attirer l’attention : « c’est un ami de Dorothée ». Il y eut bientôt, il y a encore, des « réunions des amis de Dorothée » sur les bateaux de croisière. Les initiales suffisent (restons discrets) : « FOD ». Et c’est l’adresse de la page internet du Dorothy consacrée aux « Friends of Dorothy ».

C’est bien sûr

Mais on peut gager que Dorothy Day, aussi marginale et atypique qu’elle fût (et archi-moderniste sur le plan liturgique) n’aurait pas du tout apprécié qu’on associe son nom à une telle initiative, et encore moins qu’on assimile son prénom au code des invertis américains.

Sinistres guignol·e·s

Les statistiques de soi-disant « changements de sexe » à Berlin sont une pitoyable image de la fin de la civilisation occidentale.

Depuis novembre 2024 il suffit de payer une taxe de 35,50€ pour « changer de sexe » à l’état civil en Allemagne. Sans aucune justification (comme en d’autres pays, notamment la Suisse et l’Espagne).

Répondant à une question de l’AfD, la chancellerie du Sénat de Berlin a donné les statistiques pour la capitale.

En moins d’un an, 2.407 Berlinois ont « changé de sexe » sur le plan administratif.

1.420 sont passés de sexe masculin à sexe féminin ou vice-versa.

488 sont passés de masculin ou féminin à « divers ».

Le même nombre a demandé à effacer toute mention de sexe.

7 sont passés de « divers » et « sans mention » à masculin ou féminin.

Parmi tous ceux-là il y a 194 mineurs. 31 de moins de 14 ans. Et un de moins de 5 ans…