En dehors des statistiques

Il y a officiellement 6 millions d’étrangers en France, et beaucoup d’autres qui sont officiellement français.

Par exemple le Français Luca Zidane, fils du Français Zinedine Zidane, qui joue désormais dans l’équipe nationale algérienne et déclare à Oran :

« Je suis très content d’être ici. C’est une fierté pour moi et je donnerai tout à 100% pour que le peuple algérien soit fier. L’Algérie est mon pays, mon pays d’origine et de mes grands-parents. Toute ma famille est fière de moi et est derrière moi dans tous mes choix, mon grand-père est content que je sois en Algérie et que j’aie fait ce choix. »

Il a failli être débranché, il attaque en justice

En novembre 2021, Jean-Claude Seknagi, 70 ans, est hospitalisé à l’hôpital Robert Ballanger, en Seine-Saint-Denis. Il souffre d’un grave problème urologique qui dégénère en septicémie. Il est alors admis en réanimation et placé dans un coma artificiel. L’établissement prévient son épouse et leurs trois enfants qu’en cas de dégradation de son état, il ne sera pas pratiqué « d’obstination déraisonnable ». Les soignants appliquent la loi d’euthanasie hypocrite Claeys-Leonetti. La décision de débrancher doit être prise collégialement, en prenant en compte la décision du patient. Jean-Claude Seknagi réaffirme sa volonté de vivre le 22 décembre, dans un moment de conscience. Malgré cela, le 21 février 2022, les médecins annoncent qu’ils vont le débrancher, en raison de son état de santé qui se dégrade. La famille saisit en urgence le tribunal administratif de Montreuil et le 24 février, les juges suspendent la décision d’arrêt de traitement en attendant qu’un expert se prononce sur le dossier. Entre-temps, l’état de Jean-Claude Seknagi s’améliore. Il sort du coma et est hospitalisé à domicile en septembre. Trois ans plus tard, un de ses enfants témoigne : son père est « handicapé, oui, mais bien vivant et heureux d’être avec nous sa famille alors que les médecins l’avaient condamné ».

Aujourd’hui, la famille saisit la justice pour obtenir une indemnisation de l’hôpital. « Si nous avons saisi une nouvelle fois la justice, c’est aussi pour que notre histoire serve d’exemple et contribue à informer les gens sur leur droit car je reçois beaucoup de messages de personnes qui vivent ce que nous avons traversé, précise Ilan, un des fils de Jean-Claude. Je ne connais rien en médecine, mais j’estime que si un malade a décidé de se battre, le médecin doit respecter sa volonté. Ce n’est pas à ce dernier de juger ce qui est déraisonnable ou pas et qui doit vivre ou mourir. »

Le tribunal administratif de Montreuil a examiné le 8 octobre la requête de la famille de Jean-Claude Seknagi contre l’hôpital Robert Ballanger. La décision devrait être rendue d’ici deux semaines.

Les voleurs de Kiev

Au printemps prochain, le Victoria and Albert Museum de Londres présentera diverses pièces issues de pillages nazis et soviétiques. Parmi elles, deux paires de « portes royales » (les portes centrales de l’iconostase) volées dans les années 1920 dans la laure des Grottes de Kiev.

Ces portes ont été faites vers 1784 sur commande de Catherine II (c’est l’Ukraine indépendante qui n’a rien à voir avec la Russie…). Après la fermeture de la laure par les bolchéviques, elles avaient disparu. Elles ont réapparu en 1936, lorsque William Randolph Hearst les a achetées aux marchands d’art Jacob et Selig Goldschmidt.

L’exposition sera l’occasion d’une table ronde : les chercheurs discuteront du sort du patrimoine ecclésiastique ukrainien dans le contexte des pertes causées par les régimes totalitaires du XXe siècle. Car l’objectif de l’exposition n’est pas seulement de montrer des objets rares, mais aussi de rappeler la nécessité de restituer les biens culturels emportés hors d’Ukraine pendant les années de révolutions et de guerres.

Mais à qui restituer ces portes ? Aux héritiers de ceux qui les ont volées ? Car la « Réserve Laure des Grottes de Kiev » a fêté le 30 septembre dernier ses 99 ans. Elle avait été créée (comme toutes les autres « Réserves » de monastères et de cathédrales) par les bolcheviques après l’expropriation et la fermeture de la laure et l’expulsion des moines.

« Certains sont fiers de cette journée. D’autres la considèrent comme une occupation du sanctuaire spirituel par les bolcheviques. Chacun a sa propre vérité », a dit la directrice de la Réserve, Svetlana Kotlyarevska, ajoutant que l’important n’est pas ce qui a été fait en 1926, mais ce qu’elle-même et ses collègues font aujourd’hui. A savoir expulser de nouveau les moines, profaner les reliques et interdire l’Eglise.

Saint Denys l’Aréopagite

Dimanche prochain à 16h seront célébrées de nouveau à Notre-Dame de Paris les vêpres orthodoxes de saint Denys (qui s’étaient réfugiées à Saint-Etienne-du-Mont après l’incendie). Cette célébration solennelle réunira les évêques orthodoxes des différentes juridictions présentes en France.

La liturgie byzantine continue imperturbablement de célébrer en saint Denys le disciple athénien de saint Paul, l’auteur des Noms divins et de la Hiérarchie céleste, et le premier évêque d’Athènes, et en France le premier évêque de Paris martyr à Saint-Denis.

L’ikos des matines est de ceux qui ont une forme de strophe d’acathiste :

Ἄγγελος ἐξ ἀνθρώπων ἀρεταῖς χρηματίσας, ὁ μέγας Διονύσιος πᾶσαν, ὡς ὑπόπτερος, ἐμυήθη τὸν νοῦν τὴν οὐράνιον γνῶσιν· διὸ ᾄσμασιν , ὡς Ἄγγελον τιμήσωμεν, βοῶντες πρὸς αὐτὸν τοιαῦτα.
Χαῖρε, ὁ γνοὺς Χριστὸν διὰ Παύλου, χαῖρε, πολλοὺς πρὸς Χριστὸν ἐπιστρέψας.
Χαῖρε, πολυθέου σκηνῆς ὀλετήριον, χαῖρε, θεογνώστου βουλῆς σκοπευτήριον.
Χαῖρε, βίβλος θεοχάρακτος, μυστηρίων θησαυρέ, χαῖρε πίναξ θεομόρφωτε, καὶ διόπτρα οὐρανοῦ.
Χαῖρε, ὅτι τὸ Πάθος τοῦ Κυρίου κατεῖδες, χαῖρε, ὅτι προθύμως δι’ αὐτὸν σφαγιάζῃ.
Χαῖρε, πηγὴ βλυστάνουσα ἄφεσιν, χαῖρε, ῥανὶς κοιλαίνουσα ἄνοιαν.
Χαῖρε, ὁδὸς ἀπλανὴς σωτηρίας, χαῖρε, φραγμὸς ἀσεβῶν παροδίας.
Χαίροις, Πάτερ παγκόσμιε.

Lui qui fut un Ange parmi les hommes pour ses vertus, le sublime Denys, comme sur les ailes de l’esprit, fut initié à la parfaite connaissance du ciel ; aussi, comme un Ange nous le vénérons en lui chantant :
Salut, toi qui as connu le Christ grâce à Paul,
Salut, toi qui dirigeas les multitudes vers le Christ,
Salut, toi qui détruisis les temples des faux-dieux,
Salut, scrutateur du plan connu de Dieu.
Salut, trésor de mystères, livre gravé divinement,
Salut, tableau divin et céleste miroir,
Salut à toi, car tu as vu la Passion du Seigneur,
Salut à toi, car pour lui tu acceptas de tout cœur l’immolation.
Salut, source faisant jaillir la rémission,
Salut, toi qui goutte à goutte fis disparaître l’erreur,
Salut, infaillible chemin du salut,
Salut, clôture interdisant l’accès aux impies.
Salut à toi, Père célébré par tout l’univers.

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L’apolytikion, par le P. Nicodème Kabarnos :

Χρηστότητα ἐκδιδαχθείς, καὶ νήφων ἐν πᾶσιν, ἀγαθὴν συνείδησιν ἱεροπρεπῶς ἐνδυσάμενος, ἤντλησας ἐκ τοῦ σκεύους τῆς ἐκλογῆς τὰ ἀπόρρητα, καὶ τὴν πίστιν τηρήσας, τὸν ἴσον δρόμον τετέλεκας, Ἱερομάρτυς Διονύσιε· Πρέσβευε Χριστῷ τῷ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.

Maître en douceur, sobre en tout, et de noble conscience, comme prêtre, revêtu, au Vase d’élection tu as puisé les ineffables vérités ; tu as gardé la foi et, comme lui, mené ta course à bonne fin ; pontife et martyr, saint Denys, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

La persécution en Ukraine

Un prêtre orthodoxe a été poursuivi en justice à Kovel, en Volhynie, pour avoir organisé une procession le 9 août autour de l’église. Ce n’était évidemment pas la première fois, mais tout est bon désormais pour persécuter l’Eglise orthodoxe ukrainienne, jusqu’aux plus basses mesquineries.

Le motif de la plainte est que le prêtre s’est rendu coupable de violation de l’ordre public et d’entrave à la libre circulation des citoyens, parce que la procession est passée (comme d’habitude) devant l’hôpital qui se trouve sur le même terrain que l’église et que le prêtre n’avait pas demandé l’autorisation.

Toutefois, comme le prêtre a plaidé coupable tout en disant qu’il ne savait pas qu’il devait demander une autorisation, le juge ne l’a condamné qu’à un « avertissement » et aux dépends.

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Dimanche dernier, dans une église de Krivoy Rog, un homme armé d’une hache a bondi sur le prêtre au moment de la petite entrée (la procession de l’Evangile). Le prêtre a pu dévier le coup avec l’évangéliaire, et le fer a seulement heurté son couvre-chef (le kamilavkion).

Selon le prêtre, son assaillant est un soldat inscrit dans un centre neuropsychologique. Il a été arrêté et inculpé d’hooliganisme. Sic.