La persécution en Ukraine

Un prêtre orthodoxe a été poursuivi en justice à Kovel, en Volhynie, pour avoir organisé une procession le 9 août autour de l’église. Ce n’était évidemment pas la première fois, mais tout est bon désormais pour persécuter l’Eglise orthodoxe ukrainienne, jusqu’aux plus basses mesquineries.

Le motif de la plainte est que le prêtre s’est rendu coupable de violation de l’ordre public et d’entrave à la libre circulation des citoyens, parce que la procession est passée (comme d’habitude) devant l’hôpital qui se trouve sur le même terrain que l’église et que le prêtre n’avait pas demandé l’autorisation.

Toutefois, comme le prêtre a plaidé coupable tout en disant qu’il ne savait pas qu’il devait demander une autorisation, le juge ne l’a condamné qu’à un « avertissement » et aux dépends.

*

Dimanche dernier, dans une église de Krivoy Rog, un homme armé d’une hache a bondi sur le prêtre au moment de la petite entrée (la procession de l’Evangile). Le prêtre a pu dévier le coup avec l’évangéliaire, et le fer a seulement heurté son couvre-chef (le kamilavkion).

Selon le prêtre, son assaillant est un soldat inscrit dans un centre neuropsychologique. Il a été arrêté et inculpé d’hooliganisme. Sic.

Si la Lituanie lâche Sviatlana…

Grande émotion chez les plus fanatiquement russophobes ukromaniaques de l’échiquier politique lituanien : le Service de protection des personnalités n’assure plus la protection de Svetlana Tsikhanovskaïa.

Qui ça ? Svetlana Tikhanovskaïa, selon la graphie habituelle. Mais la dame dit s’appeler Sviatlana Tsikhanouskaya. En biélorusse. Car elle est la présidente du « cabinet uni de transition », à savoir le gouvernement biélorusse en exil, et elle est considérée comme telle par les chancelleries occidentales (par exemple, le 29 septembre elle participait au Forum de Varsovie sur la sécurité).

« Pourquoi la Lituanie trahit-elle Svetlana Tsikhanouskaya ? », s’exclame Gabrielus Landsbergis, l’ancien ministre des Affaires étrangères. Car bien sûr, si elle ne bénéficie plus d’une sécurité ultra-renforcée, Loukachenko va la tuer…

En fait le gouvernement lituanien a tout simplement fini par admettre que Sviatlana n’avait aucune raison de bénéficier du service de sécurité réservé aux trois plus hautes personnalités de l’Etat (le président, le Premier ministre et le président du Parlement), et que la police de tout le monde lui suffisait. Tout en soulignant qu’elle demeure l’« invitée officielle de l’Etat », et que la position du gouvernement sur le régime de Loukachenko demeure inchangée.

Dzianis Kuchynski, son « conseiller », se plaint de n’avoir appris la nouvelle qu’une semaine avant la mise en application de la mesure, ce qui a obligé à suspendre les activités du cabinet…

*

Autre nouvelle lituanienne, qui donne la mesure de la russophobie ukromaniaque ambiante : le ministre de la Culture Ignotas Adomavicius a été contraint de démissionner parce que le bureau du président de la République a révélé que dans une interview il a refusé de répondre à des questions sur le statut de la Crimée et sur le niveau du soutien dû à l’Ukraine.

Le grand remplacement en chiffres officiels

Il y a 6 millions d’étrangers en France, c’est un record absolu.

Autre record, en 2024, la hausse est de 406.000 étrangers en une année. En 2023 c’était déjà une hausse record. Mais de 280.000 « seulement ».

Tandis que 106.000 étrangers ont acquis la nationalité française en parallèle.

La population étrangère en France augmente quatre fois plus vite que la population de nationalité française.

Et cela sans compter tous ceux (des centaines de milliers, des millions ?) qui ont la nationalité française et défilent avec des drapeaux algériens ou marocains, vont en vacances au bled où ils enterrent les défunts de leur famille. Ni tous ceux qui naissent avec la nationalité française mais ne se considèreront jamais comme français, notamment tous ceux qui lorsqu’on leur demande leur nationalité répondent : « musulman ».

Quand la propagande craque

Lu dans un article du Tagesspiegel, journal allemand impeccablement russophobe et engagé à fond dans le soutien à l’Ukraine (article de Tobias Mayer, citant le reporter canadien Neil Hauer) :

Les Ukrainiens sont confrontés à un autre problème : les civils ukrainiens qui hébergent des soldats russes. « Les civils pro-russes qui soutiennent l’ennemi constituent un problème majeur dans ces villages situés sur la ligne de front », écrit Neil Hauer. Ceux qui n’ont pas encore fui aident l’armée russe. Le commandant ukrainien a rapporté un cas où des soldats russes ont été « chaleureusement accueillis » dans une maison située à l’ouest de la position ukrainienne. Le danger venait donc soudainement d’une nouvelle direction.

Poutine

Vladimir Poutine a voulu passer son 73e anniversaire avec des officiers supérieurs. Cela a commencé par une prière à la cathédrale Saints Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, qu’il avait choisie parce que c’est la nécropole impériale de la famille Romanov, et il a déposé des fleurs sur la tombe de Pierre Ier le Grand.