A Athènes

La divine liturgie de l’Exaltation de la Croix en l’église de l’Ascension d’Athènes, ce matin. Le protopsalte a trouvé un super disciple, pour chanter le doxastikon des laudes, à 27’33.

Σήμερον προέρχεται ὁ Σταυρὸς τοῦ Κυρίου, καὶ πιστοὶ εἰσδέχονται αὐτὸν ἐκ πόθου, καὶ λαμβάνουσιν ἰάματα ψυχῆς τε καὶ σώματος, καὶ πάσης μαλακίας. Αὐτὸν ἀσπασώμεθα τῇ χαρᾷ καὶ τῷ φόβῳ· φόβῳ διὰ τὴν ἁμαρτίαν, ὡς ἀνάξιοι ὄντες· χαρᾷ δὲ διὰ τὴν σωτηρίαν, ἣν παρέχει τῷ κόσμῳ, ὁ ἐν αὐτῷ προσπαγεὶς Χριστὸς ὁ Κύριος, ὁ ἔχων τὸ μέγα ἔλεος.

En ce jour s’avance la Croix du Seigneur, les fidèles l’accueillent avec amour pour la guérison de l’âme et du corps et de toute maladie ; dans la crainte et l’amour embrassons-la : crainte à cause de nos péchés et de notre indignité ; allégresse à cause du salut que procure à l’univers celui qui sur elle fut cloué, le Christ Seigneur qui a la grande miséricorde.

Suit la grande doxologie, puis la procession de la croix au chant du trisagion et du tropaire de la Croix (qui sera chanté plusieurs fois à la place des tropaires habituels) :

Σῶσον Κύριε τὸν λαόν σου καὶ εὐλόγησον τὴν κληρονομίαν σου, νίκας τοῖς Βασιλεῦσι κατὰ βαρβάρων δωρούμενος καὶ τὸ σὸν φυλάττων διὰ τοῦ Σταυροῦ σου πολίτευμα.

Sauve ton peuple, Seigneur, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis et sauvegarde par ta Croix les nations qui t’appartiennent.

A partir de 48’, la bénédiction des quatre points cardinaux avec les 400 kyrie eleison.

Τὸν Σταυρόν σου προσκυνοῦμεν Δέσποτα, καὶ τὴν ἁγίαν σου Ἀνάστασιν δοξάζομεν.

Ta croix nous l’adorons, Maître, et ta sainte résurrection nous la glorifions.

Ce tropaire rempace le trisagion.

Exaltation de la Sainte Croix

Le doxastikon des vêpres, par Thanasis Daskalothanasis, protopsalte de l’église de la Dormition de Ilioupoli (Athènes).

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι, καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Δεῦτε ἅπαντα τὰ ἔθνη, τὸ εὐλογημένον ξύλον προσκυνήσωμεν, δι᾿ οὗ γέγονεν ἡ αἰώνιος δικαιοσύνη· τὸν γὰρ Προπάτορα Ἀδάμ, ὁ ἀπατήσας ἐν ξύλῳ, τῷ Σταυρῷ δελεάζεται· καὶ πίπτει κατενεχθεὶς πτῶμα ἐξαίσιον, ὁ τυραννίδι κρατήσας τοῦ βασιλείου πλάσματος, Αἵματι Θεοῦ, ὁ ἰὸς τοῦ ὄφεως ἀποπλύνεται· καὶ κατάρα λέλυται, καταδίκης δικαίας, ἀδίκῳ δίκῃ τοῦ δικαίου κατακριθέντος· ξύλῳ γὰρ ἔδει τὸ ξύλον ἰάσασθαι, καὶ πάθει τοῦ ἀπαθοῦς, τὰ ἐν ξύλῳ λῦσαι πάθη τοῦ κατακρίτου. Ἀλλὰ δόξα Χριστὲ Βασιλεῦ, τῇ περὶ ἡμᾶς σου φρικτῇ οικονομίᾳ δι᾿ ἧς ἔσωσας πάντας, ὡς ἀγαθὸς καὶ φιλάνθρωπος.

Venez, tous les peuples, prosternons-nous devant le bois béni par lequel nous vint l’éternelle justice ; car celui qui par le bois séduisit notre premier Père Adam s’est laissé prendre au piège de la Croix ; en quelle immense chute est entraîné celui qui imposa sa tyrannie au roi de la création ! Dieu lui-même par son sang efface le venin du serpent, et la malédiction d’une juste condamnation est annulée par l’injuste jugement qui condamne l’innocent ; c’est par le Bois que le bois devait être guéri et c’est par la Passion de l’Impassible que devaient être détruites les souffrances de celui qui avait été condamné à cause du bois. Gloire à ton œuvre de salut : par elle, ô Christ Roi, tu as sauvé l’univers dans ta divine bonté et ton amour pour les hommes.

Encore un gazoduc de transport de troupes…

Les Russes ont une fois encore utilisé une canalisation pour passer derrière les lignes ukrainiennes. Cette fois à Koupiansk. Et ils font toujours plus fort. A Soudja, ils avaient parcouru 15 km dans le tuyau. Cette fois, des fantassins et des opérateurs de drones ont parcouru 45 km en quatre jours, en passant sous la rivière Oskil, utilisant des mini-scooters électriques et des civières à roulettes. Le tuyau avait été aménagé avec des aires de repos et des points d’approvisionnement.

Cette fois les Ukrainiens ne tentent pas de nier les faits. Ils se plaignent que la leçon n’ait pas été apprise :

« Tuyau 3.0 » — Les Russes ont traversé l’Oskil par un gazoduc et sont entrés dans Koupiansk. Malheureusement, l’ennemi a utilisé un gazoduc pour s’infiltrer pour la troisième fois. La première fois c’était à Avdiivka, la deuxième fois près de Soudja. Il y a même eu une revendication sur internet qu’un gazoduc était utilisé pour entrer dans Pokrovsk, mais en réalité la vidéo a été prise près de Koupiansk.

L’information selon Libération

Donc, si on ne tient pas compte des Français qui ont élu le premier groupe de l’Assemblée nationale…

C’est de fait ce qui se passe habituellement, dans ce pays qui prétend donner des leçons de démocratie.

Il reste que même dans ce groupe il y a une majorité (52%) qui a peur de la Russie (il est vrai que ce ne sont pas les dirigeants du RN qui vont les dissuader), et dans l’ensemble 75% des Français considèrent la Russie comme une menace. (A noter : hors RN, la majorité est écrasante y compris à l’extrême gauche.)

Certes, il s’agit d’un sondage IFOP commandé à Havas par un « think tank ukrainien ». Donc le résultat est sans surprise. Toutefois il doit avoir une part de réalité, même s’il s’inscrit dans la propagande russophobe permanente. Beaucoup de Français continuent de croire cette propagande, et n’ont toujours pas cherché à savoir de quoi il s’agissait, à se pencher un tout petit peu sur l’histoire de l’Ukraine. Pour se rendre compte simplement, quoi qu’on pense de la politique de Poutine, même si on la condamne, qu’il s’agit d’un affaire interne au monde russe (Kiev ville sainte de Russie), à l’ancienne URSS (l’Ukraine « indépendante » est une fiction soviétique), et qu’il n’en résulte en aucune façon une menace pour les pays d’Europe occidentale…

Peuple stupide. La seule consolation est que c’est une grande partie des patriotes qui ne tombe pas dans le panneau.

De la Sainte Vierge le samedi

Dans le bréviaire monastique d’avant 1955, la liturgie de ce samedi était un vestige de l’octave de la Nativité de la Sainte Vierge. La leçon des matines était cet extrait du sermon de saint Bernard pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption.

Quid ergo sidereum micat in generatione Mariæ ? Plane quod ex regibus orta, quod ex semine Abrahæ, quod generosa ex stirpe David. Si id parum videtur, adde quod generationi illi ob singulare privilegium sanctitatis divinitus noscitur esse concessa ; quod longe ante eisdem patribus cælitus repromissa; quod mysticis praefigurata miraculis; quod oraculis praenuntiata propheticis. Hanc enim sacerdotalis virga, dum sine radice floruit ; hanc Gedeonis vellus, dum in medio siccæ areæ maduit ; hanc in Ezechielis visione orientalis porta, quæ nulli unquam patuit, præsignabat. Hanc denique præ cæteris Isaias nunc virgam de radice Jesse orituram promittebat ; nunc evidentius virginem parituram. Merito signum hoc magnum in cælo apparuisse scribitur, quod tanto ante de cælo noscitur fuisse promissum.

Pourquoi la naissance de Marie brille-t-elle comme un astre ? C’est assurément parce qu’elle est issue des rois, de la race d’Abraham, de la noble famille de David. Si cela paraît peu, ajoutez-y que cette naissance, à cause de son singulier privilège de sainteté, est reconnue don de Dieu, qu’elle était promise depuis longtemps par le ciel à ces mêmes patriarches, qu’elle était figurée par des prodiges mystiques et annoncée par des oracles prophétiques. C’était elle, en effet, que symbolisait le bâton du grand prêtre, fleurissant sans racines ; elle que désignait la toison de Gédéon, humide sur un sol desséché ; elle que préfigurait, dans la vision d’Ezéchiel, la porte orientale ne s’ouvrant à personne. C’était elle, enfin, qu’avant toute autre, Isaïe promettait, tantôt par la tige qui sortirait de la racine de Jessé, tantôt plus clairement, par la vierge qui enfanterait. C’est donc avec raison qu’il est écrit que ce grand prodige est apparu dans le ciel, puisque nous savons qu’il a été longtemps d’avance promis du ciel.