« Ce soir, nous décorons nos institutions européennes aux couleurs de l’Ukraine. Deux couleurs qui incarnent l’esprit de courage. Deux couleurs qui sont la flamme de la résistance. Quatre ans après le début de la guerre totale menée par la Russie, ces couleurs brillent plus que jamais. Slava Ukraini. »
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La dinde en chef des macroniens du Parlement européen n’était pas en reste :
Depuis le premier jour de l’invasion russe, le groupe @RenewEurope est aux côtés du peuple ukrainien.
L’Union européenne est aujourd’hui le premier soutien de l’Ukraine. Soyons fiers d’aider ceux qui nous protègent.
Mais sa photo héroïque a été détournée par des mal-pensants :
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Et la coalition des perdants s’est réunie à Kiev. C’est la surpopulation…
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Et il y a aussi un sommet « Ukraine – Pays d’Europe du nord et de la Baltique ». Et une oie blonde toute contente elle aussi d’apporter son bouquet de fleurs pour l’anniversaire.
Le pape Léon XIV a nommé archevêque métropolitain de Sassari (Sardaigne) Mgr Francesco Antonio Soddu, jusqu’ici évêque de Terni-Narni-Amelia.
Mgr Soddu s’est fait remarquer en septembre 2022 en participant à l’inauguration de la nouvelle loge du Grand Orient d’Italie à Terni. On le voit tenir le ruban qui va être coupé par le « grand maître ».
« Après la cérémonie, disait un communiqué du Grand Orient d’Italie, une visite de la Maison maçonnique, qui abrite deux temples, a eu lieu en présence du maire Leonardo Latini, du préfet Giovanni Bruno et de l’évêque Francesco Antonio Soddu, qui, dans leurs messages de bienvenue, ont remercié pour l’invitation et ont exprimé l’espoir que des initiatives telles que celle-ci puissent favoriser le dialogue et la comparaison entre différentes réalités en combattant les préjugés. »
Dans son allocution, le Grand Maître Bisi avait loué l’État laïc comme le seul et unique garant de la liberté et exprimé l’espoir que le 20 septembre soit rétabli comme jour férié pour célébrer la libération de l’Italie de « la domination de l’Église » : « Aujourd’hui, comme par le passé, notre objectif est toujours le même : célébrer toutes les batailles pour la liberté, à commencer par celle qui, en 1870, avec la brèche de Porta Pia, a mis fin à la domination de l’Église, favorisant la naissance d’une Italie libre et laïque.»
A ceux qui critiquaient la présence et la caution de l’évêque, le diocèse avait répondu que son dessein avait été de « témoigner de la fidélité à l’Évangile et à l’Église, en particulier en cette période marquée par le chemin synodal qui la caractérise ». Sic.
Le tirage au sort entre Matthias et Joseph Barsabas.
Puisqu’on ne sait rien de saint Matthias en dehors de son élection au collège des apôtres après le suicide de Judas et qu’il était un disciple de la première heure, et que l’Eglise n’a validé aucune des « traditions » destinées à combler ce vide (voir toutefois ce que rapporte Clément d’Alexandrie), c’est l’occasion d’entendre l’hymne des vêpres des fêtes des apôtres. En voici la version ornée, du 1er mode, par les moniales d’Argentan en 1966. Traduction de Pierre Corneille.
Aux célestes concerts mêlons d’ici les nôtres, Que la terre avec joie en puisse retentir : L’Ange célèbre au ciel la gloire des apôtres, C’est à nos voix d’y repartir.
Vos, sæcli justi júdices et vera mundi lúmina, votis precámur córdium, audíte preces súpplicum.
Juges de l’univers, véritables lumières Dont le monde éclairé bénit les sacrés feux, C’est à vous que nos cœurs adressent leurs prières : Recevez-en les humbles vœux.
Qui cælum verbo cláuditis serásque eius sólvitis, nos a peccátis ómnibus sólvite jussu, quæsumus.
Les clefs du paradis sont en votre puissance, Par vous sa porte s’ouvre, et se ferme par vous ; D’un seul mot aux pécheurs vous rendez l’innocence : Parlez, et nous sommes absous.
Quorum præcépto súbditur salus et languor ómnium, sanáte ægros móribus, nos reddéntes virtútibus,
Sous quelque infirmité que les hommes languissent, Votre ordre les guérit ou les laisse abattus : Rendez aux bonnes mœurs, qui dans nous s’affaiblissent, La sainte vigueur des vertus,
Ut, cum judex advénerit Christus in fine sæculi, nos sempitérni gáudii fáciat esse cómpotes.
Afin que quand Dieu même en son lit de justice Décidera du monde, et finira les temps, Il prononce pour nous un arrêt si propice, Qu’il nous laisse à jamais contents.
Deo Patri sit glória, ejusque soli Fílio cum Spíritu Paráclito et nunc et in perpétuum. Amen.
Gloire au Père éternel ! Gloire au Fils ineffable ! Gloire toute pareille à l’Esprit tout divin, Qui procédant des deux, et comme eux immuable, Avec tous deux règne sans fin !
Trois extraits du discours de Viktor Orban en ouverture de la session parlementaire hongroise.
Chers collègues, je dois également informer le Parlement que, dans un geste sans précédent dans l’histoire de notre pays, notre voisin oriental, l’Ukraine, qui est en guerre, a bloqué les livraisons de pétrole via l’oléoduc Amitié depuis le 27 janvier. Je signale à la Chambre que le gouvernement a examiné la situation et conclu qu’il n’y avait aucun obstacle technique à la reprise des livraisons. C’est à l’Ukraine de décider de redémarrer ou non l’oléoduc. Il est de plus en plus évident qu’il s’agit là d’un chantage politique pur et simple. Il est bien connu que les relations diplomatiques entre la Hongrie et l’Ukraine ont atteint un point bas. Les Ukrainiens exigent que la Hongrie se désengage de l’énergie russe, donne de l’argent à l’Ukraine et soutienne l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. De plus, les Ukrainiens menacent ouvertement le gouvernement hongrois et ses dirigeants. J’informe la Chambre que le gouvernement national ne cédera à aucun chantage.
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L’article 222 du traité sur l’Union européenne oblige l’Union européenne à venir en aide à un État membre qui a subi des dommages causés par un tiers. Bruxelles devrait être tenue de se ranger du côté de la Hongrie, mais ce n’est pas le cas. Les faits montrent que Bruxelles s’est rangée du côté de l’Ukraine, qui n’est pas membre de l’UE, plutôt que du côté de la Hongrie. Chers collègues, il est bien connu que la Hongrie et Bruxelles ont des points de vue opposés sur la guerre, sur le financement de l’Ukraine et sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Pourtant, dans la situation actuelle, Bruxelles doit représenter les intérêts de la Hongrie. Le fait qu’elle ne le fasse pas constitue une violation grave du traité au détriment de la Hongrie.
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Le gouvernement a également décidé de réagir. En accord avec la Slovaquie, nous avons arrêté les livraisons de diesel à l’Ukraine. En outre, le gouvernement a opposé son veto au versement de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, qui avait été accordé sans la participation de la Hongrie et sans aucune charge pour nous. Et le gouvernement a décidé d’opposer son veto au 20e paquet de sanctions qui était sur le point d’être adopté à Bruxelles. Aujourd’hui, à Bruxelles, nous avons annoncé que tant que l’Ukraine n’autorisera pas le pétrole russe à entrer en Hongrie, nous bloquerons toute décision pro-ukrainienne à Bruxelles.
Les 27 n’ont pas pu entériner le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui devait marquer l’anniversaire de la guerre en Ukraine.
Le « prêt » de 90 milliards n’a pas été non plus validé.
Le premier responsable est l’Ukraine, qui a fermé l’oléoduc alimentant la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe.
Le second responsable est la Commission européenne, qui non seulement n’a rien dit contre cette mauvaise action contre deux Etats membres de l’UE, mais a osé dire explicitement hier que si la Commission était en contact avec l’Ukraine sur ce sujet, ce n’était absolument pas pour faire pression sur ce pays.
La Commission ne fait pression que sur les victimes, et les victimes se rebiffent : la Hongrie a opposé son veto aux deux mesures qui devaient célébrer l’anniversaire du soutien sans condition et sans limite de l’UE à l’Ukraine.
Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a déclaré aux journalistes hongrois :
« J’ai clairement indiqué que nous ne soutiendrions pas un prêt militaire de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, car les Ukrainiens nous font chanter. Ils se sont entendus avec Bruxelles et ont uni leurs efforts à ceux de l’opposition hongroise pour mettre en péril la sécurité du secteur énergétique hongrois et la sécurité de la Hongrie dans son ensemble. Telle est notre position actuelle. C’est pourquoi il n’y a eu ni paquet de sanctions ni prêt ukrainien aujourd’hui. Nous avons clairement indiqué que notre position sur cette question ne pourra être révisée qu’après la reprise des livraisons de pétrole à la Hongrie par les Ukrainiens. »
Quant aux Slovaques ils mettent leur menace à exécution : ils suspendent leurs livraisons d’urgence d’électricité à l’Ukraine. « Nous sommes contraints de prendre une première mesure de réciprocité contre l’Ukraine ; elle sera levée après la reprise du transit pétrolier vers la Slovaquie », a déclaré Robert Fico.