Leur Eglise

Edward Peters Ă©tait l’un des canonistes les plus rĂ©putĂ©s des Ets-Unis. Il enseignait au sĂ©minaire du SacrĂ©-CƓur de Detroit depuis 2005. Le nouvel archevĂȘque, Edward Weisenburger, vient de le virer. Sans donner la moindre raison, parce qu’il n’a pas Ă  parler publiquement de la gestion du personnel de son sĂ©minaire.

La raison est simple : Edward Peters est trop « conservateur Â», et il avait osĂ© critiquer, en tant que canoniste, l’ancien pape François.

Quelques jours auparavant, deux autres professeurs ont Ă©tĂ© congĂ©diĂ©s, tous deux Ă©galement connus comme « conservateurs Â» : Ralph Martin et Eduardo Echeverria, professeurs de thĂ©ologie. Le premier avait Ă©tĂ© nommĂ© par BenoĂźt XVI consulteur au Conseil pontifical pour la nouvelle Ă©vangĂ©lisation.

Edward Weisenburger s’est fait connaĂźtre comme l’archevĂȘque qui a quasiment interdit la messe traditionnelle dans son diocĂšse et a mĂȘme interdit toute cĂ©lĂ©bration ad orientem.

Ubukraine

L’armĂ©e ukrainienne (prĂ©cisĂ©ment le Commandement opĂ©rationnel ouest, de Lvov) a publiĂ© une vidĂ©o qui pour inciter les hommes Ă  s’engager sur le front leur montre comment la vie sera idyllique aprĂšs la victoire. C’est-Ă -dire en
 2062. Sic. Alors l’Ukraine aura retrouvĂ© ses frontiĂšres de 1991, elle sera dans l’UE et elle aura l’euro, elle sera non seulement dans l’OTAN mais elle aura l’armĂ©e la plus puissante de l’OTAN (sic, et l’on voit un porte-avion ukrainien avec des avions de chasse), le pays sera prospĂšre et tout le monde vivra heureux avec une grande famille. Donc engagez-vous pour que ce tableau du bonheur national absolu devienne la rĂ©alitĂ©.

Toutefois, le fait que la famille idĂ©ale du bonheur ukrainien dans l’UE soit (forcĂ©ment) multiraciale suscite des commentaires quelque peu acerbes. « Nous assistons soit Ă  un blanchiment d’argent dans les mĂ©dias, soit Ă  un dĂ©racinement brutal des gens de la rĂ©alitĂ© », dit par exemple le 46e rĂ©giment d’artillerie, rĂ©agissant en tant que tel. Quant aux nĂ©o-nazis d’Azov, ils sont hors d’eux


Saint Nazaire et saint Celse

Bienheureux cardinal Schuster, Liber sacramentorum, tome 8 :

Cette citation vient de deux tropaires de la 8e ode du canon des matines des saints martyrs Nazaire, Gervais, Protais et Celse, au 14 octobre (Gervais et Protais furent martyrs Ă  Milan en mĂȘme temps que Nazaire et Celse et leurs corps dĂ©couverts Ă©galement par saint Ambroise).

áżŹÏŽÎŒÎ· ÏƒÎżÏ… áŒĄ Ï€ÎŹÎ»Î±Îč Ï„Îżáœșς áŒ€Îłáż¶ÎœÎ±Ï‚, ÎșηρύττΔÎč ÎÎ±Î¶ÎŹÏÎčΔ Ï€ÎżÎ»ÏÎ±ÎžÎ»Î”Â· áŒĄ ΚωΜσταΜτÎčÎœÎżÏÏ€ÎżÎ»Îčς, ោΎΔÎč τᜰ Ï„Î”ÏÎŹÏƒÏ„Îčα, τ᜞ ጱΔρόΜ ÏƒÎżÏ… Î»Î”ÎŻÏˆÎ±ÎœÎżÎœ, Ï€ÎŻÏƒÏ„Î”Îč ÎșÎ±Ï„Î­Ï‡ÎżÏ…ÏƒÎ±, Îșα᜶ ΚύρÎčÎżÎœ áœ‘ÎŒÎœÎ”áż–Ï„Î” ÎČÎżáż¶ÏƒÎ±, Îșα᜶ áœ‘Ï€Î”ÏÏ…ÏˆÎżáżŠÏ„Î”, Δጰς Ï€ÎŹÎœÏ„Î±Ï‚ Ï„Îżáœșς Î±áŒ°áż¶ÎœÎ±Ï‚.

ᜉ ÎžÎ”áż–ÎżÏ‚ ÎÎ±Î¶ÎŹÏÎčÎżÏ‚ Ï€Î·ÎłÎŹÎ¶Ï‰Îœ, τᜰ Όύρα Ï„áż†Ï‚ Ï‡ÎŹÏÎčÏ„ÎżÏ‚ Ï€ÏÎżÏ„ÏÎ­Ï€Î”Ï„Î±Îč, Ï€ÎŹÎœÏ„Î±Ï‚ Ï„Îżáœșς Ï€ÏÎżÏƒÏ„ÏÎ­Ï‡ÎżÎœÏ„Î±Ï‚, Ï€ÎŻÏƒÏ„Î”Îč ጀπαρύσασΞαÎč, Δጰς φωτÎčσΌόΜ, Îșα᜶ ÎșÎŹÎžÎ±ÏÏƒÎčΜ, ጀΜαÎșÏÎ±Ï…ÎłÎŹÎ¶ÎżÎœÏ„Î±Ï‚Â· ΀όΜ ΚύρÎčÎżÎœ áœ‘ÎŒÎœÎ”áż–Ï„Î” τᜰ áŒ”ÏÎłÎ±, Îșα᜶ áœ‘Ï€Î”ÏÏ…ÏˆÎżáżŠÏ„Î”, αᜐτ᜞Μ Δጰς Ï„Îżáœșς Î±áŒ°áż¶ÎœÎ±Ï‚.

L’antique Rome cĂ©lĂšbre Ă  haute voix, Nazaire, tes multiples combats ; et la citĂ© de Constantin, possĂ©dant tes reliques sacrĂ©es, chante tes miracles en disant : BĂ©nissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siĂšcles.

Le divin Nazaire, dont le corps fait sourdre la grĂące en flots parfumĂ©s, invite les fidĂšles s’approchant Ă  puiser pour se purifier et recevoir la lumiĂšre en chantant : Toutes ses Ɠuvres, bĂ©nissez le Seigneur, exaltez-le dans tous les siĂšcles.

7e dimanche aprĂšs la PentecĂŽte

La messe de ce dimanche a une antienne d’offertoire qui ne ressemble pas aux offertoires habituels (pris d’un psaume alors qu’ici il s’agit du livre de Daniel) et paraĂźt n’avoir aucun rapport avec les autres textes de cette liturgie dominicale. Sauf avec la « secrĂšte Â». Et avec la secrĂšte elle forme un tout. Qui a un rapport Ă©troit avec ce que dit le prĂȘtre Ă  l’autel pendant l’offertoire.

L’antienne d’offertoire et la secrĂšte sont restĂ©es intactes dans la nĂ©o-liturgie, ce qui est exceptionnel. Mais bien sĂ»r on les a changĂ© de place, et on les a affectĂ©es Ă  deux dimanches diffĂ©rents, et comme les priĂšres de l’offertoire ont Ă©tĂ© supprimĂ©es on a perdu la connexion intime entre les trois textes. VoilĂ  comment, mĂȘme en gardant les textes, on dĂ©truit quand mĂȘme la liturgie traditionnelle.

Voici l’antienne d’offertoire :

Sicut in holocĂĄusto arĂ­etum et taurĂłrum, et sicut in mĂ­llibus agnĂłrum pĂ­nguium : sic fiat sacrifĂ­cium nostrum in conspĂ©ctu tuo hĂłdie, ut plĂĄceat tibi : quia non est confĂșsio confidĂ©ntibus in te, DĂłmine.

Comme un holocauste de bĂ©liers et de taureaux, ou des milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice paraisse aujourd’hui devant vous et qu’il vous soit agrĂ©able, car ceux qui ont confiance en vous ne seront pas confondus, Seigneur.

C’est un extrait de la priĂšre d’Azarias, qui avec ses deux compagnons Anania et MisaĂ«l a Ă©tĂ© jetĂ© dans la fournaise par Nabuchodonosor. Il rappelle qu’il n’y a plus de sacrifices possibles dans le Temple, puisqu’il a Ă©tĂ© dĂ©truit et que les israĂ©lites ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s, et il demande Ă  Dieu que le sacrifice que les hommes font d’eux-mĂȘmes soit agréé par Dieu de la mĂȘme façon.

C’est bien sĂ»r une prophĂ©tie du Sacrifice qu’instituera le Christ. Et la priĂšre d’Azarias a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e à
 l’offertoire de la messe. Ainsi, pendant que le chƓur chante cette antienne, le prĂȘtre dit Ă  voix basse :

In spiritu humilitatis et in animo contrito suscipiamur a te, Domine, et sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hodie ut placeat tibi, Domine Deus.

L’expression « sic fiat sacrifĂ­cium nostrum in conspĂ©ctu tuo hodie Â» a Ă©tĂ© reprise telle quelle. Mais aussi ce qu’Azarias disait dans le verset prĂ©cĂ©dent et qui n’a pas Ă©tĂ© repris dans l’antienne : « in animo contrito, et spiritu humilitatis suscipiamur Â».

La liturgie a juste supprimĂ© la mention des boucs, des taureaux et des agneaux, puisque le sacrifice de l’autel est celui de l’Agneau divin, et que celui des fidĂšles est le sacrifice qu’ils font de leur propre personne en offrant Ă©galement le sacrifice de l’autel.

Et c’est ce que dit ensuite la secrĂšte :

Deus, qui legĂĄlium differĂ©ntiam hostiĂĄrum unius sacrifĂ­cii perfectione sanxĂ­sti : accipe sacrifĂ­cium a devĂłtis tibi fĂĄmulis, et pari benedictiĂłne, sicut mĂșnera Abel, sanctĂ­fica ; ut, quod sĂ­nguli obtulĂ©runt ad majestĂĄtis tuĂŠ honĂłrem, cunctis profĂ­ciat ad salĂștem. Per DĂłminum.

Dieu, vous avez sanctionnĂ© les divers sacrifices offerts sous la loi par la perfection d’un sacrifice unique : recevez ce sacrifice que vous prĂ©sentent vos dĂ©vots serviteurs, et sanctifiez-le au moyen d’une bĂ©nĂ©diction pareille Ă  celle qu’obtinrent les dons d’Abel ; afin que ce que chacun de nous a offert en l’honneur de votre majestĂ©, profite Ă  tous pour le salut.

Quant au chant de cet offertoire, qui est une priĂšre trĂšs simple et trĂšs calme, dom Baron fait remarquer qu’il est construit sur trois thĂšmes trĂšs liĂ©s entre eux. Le premier thĂšme est l’intonation ; il est repris une fois dans la mĂȘme phrase, avant la cadence. Cette cadence devient immĂ©diatement le deuxiĂšme thĂšme, au dĂ©but de la deuxiĂšme phrase, et il est aussitĂŽt rĂ©pĂ©tĂ©, et la cadence de cette deuxiĂšme phrase est le troisiĂšme thĂšme, repris au dĂ©but de la derniĂšre phrase
 D’oĂč l’impression de sereine et parfaite unitĂ© qui se dĂ©gage de cette piĂšce.

(Cet enregistrement présente divers offertoires : Tollite portas, Sicut in holocausto, Justorum animae, Desiderium, Super flumina.)