Jeudi après les cendres

Aux matines il y a un répons dont les paroles sont dans l’évangile de la messe du jour, et dom Pius Parsch souligne que cela n’arrive que trois fois dans tout le carême.

℟. Dómine, puer meus jacet paralyticus in domo, et male torquétur : * Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.
. Dómine, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur puer meus.
℟. Amen dico tibi, ego véniam, et curábo eum.

Seigneur, mon serviteur est couché, paralysé, et souffre beaucoup. En vérité, je te le dis, j’irai et je le guérirai. Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. En vérité, je te le dis…

Ce répons a en outre comme particularité de n’avoir strictement que les paroles prononcées par le centurion et par Jésus dans les versets 6 à 8, donc seulement le début du dialogue. Ce qui a priori change le sens, d’autant que l’on reprend en refrain : « J’irai et je le guérirai », comme si Jésus y allait effectivement alors qu’on sait qu’il n’ira pas.

Qu’il n’ira pas parce qu’il a déjà guéri le serviteur à cause de la foi et de l’humilité du centurion.

Or cela se trouve dans la mélodie.

Jésus répond au centurion avec les mêmes notes, en une même montée, et l’on remarque forcément la même étonnante formule haut perchée quand le centurion dit « (puer) meus », et quand Jésus répond « veniam ».

Antiphonaire cistercien de Lubiąż (Leubus) de 1295. Bibliothèque universitaire de Wroclaw.

Mon serviteur qui gît paralysé et qui souffre beaucoup, dit le centurion. Et, avec les mêmes notes, Jésus répond qu’il ira et qu’il le guérira. Il remplace donc, en quelque sorte, les mots du centurion par les siens, sa parole s’applique au serviteur malade, et comme c’est la parole de Dieu le serviteur est déjà guéri. Comme le dit le centurion dans le verset…

Piotr Tolstoï avoue : Epstein était un espion russe

Interrogé sur la rumeur selon laquelle Epstein était un espion russe, Piotr Tolstoï, vice-président du Parlement russe, répond :

« Mais bien sûr ! Bien sûr qu’il était un espion russe ! Vous savez que la Russie contrôle tout avec ses espions. Et dans chaque micro-ondes dans les domiciles des Français, il y a un espion russe, il y a un truc qui envoie des messages directement à M. Poutine au Kremlin. Ça c’est clair ! Les Russes ont bâti tout ce truc, ils ont acheté l’île d’Epstein, organisé ces… malheureusement un mot m’échappe en français… des soirées intéressantes avec les enfants. Ça c’est les Russes qui ont organisé cela. C’est clair. Parce que qui d’autre pourrait faire ça ? C’est les pires, les Russes. C’est pour tenir les élites américaines sous leur ascendant qu’ils l’ont organisé. »

Plus sérieusement, Piotr Tostoï avait mis les points sur les i le 5 février :

Quelques mots concernant la publication des dossiers Jeffrey Epstein. Non pas pour m’attarder sur cet immondice, mais pour récapituler certains points.

Fin 2012, la loi dite « Dima Yakovlev » a été adoptée, interdisant l’adoption d’orphelins russes par des citoyens américains. Vous souvenez-vous du flot d’accusations ? Le public libéral, se croyant omniscient, a crié au scandale sans relâche, dénonçant la cruauté infligée à ces pauvres enfants, privés de la possibilité de partir vivre dans un pays merveilleux.

Plus tard, en 2014, la Douma a interdit l’adoption d’enfants par les citoyens de pays autorisant le changement de sexe. Je le rappelle, ces pays comptent parmi les pays du monde occidental « progressiste ».

C’est avec beaucoup de difficulté, et ce fut effectivement le cas, que l’exportation de bébés russes a été stoppée. Désormais, nos enfants ne finiront plus dans des bordels, ne seront plus mutilés par des chirurgiens sans scrupules, ni tués par des pédophiles sadiques. Aujourd’hui, les « larmes de crocodile » des libéraux traîtres face au sort des pauvres orphelins semblent bien différentes.

L’expérience a démontré que la Russie agit de façon irréprochable. Certes, nous ne pouvons influer sur l’ampleur et la profondeur du déclin des élites occidentales. Mais nous avons le pouvoir de nous protéger, nous et nos enfants.

Démangeaison russophobe

Tout le monde trouve normal, bien sûr, que les Russes et les Biélorusses soient interdits de Jeux Olympiques. Ça fait davantage de médailles pour les autres (la Russie est deuxième derrière la Norvège en nombre de médailles depuis le début des JO d’hiver, et avec seulement 17 participations contre 24).

Mais voilà que le Comité international paralympique autorise des athlètes russes et biélorusses à concourir, et à défiler sous leurs drapeaux, aux JO paralympiques qui commenceront le 6 mars. Le Comité « invite » six Russes : un homme et une femme en ski alpin, un homme et une femme en ski de fond, deux hommes en snowboard, et quatre Biélorusses (1 homme et 5 femmes en ski de fond).

Ils sont « invités », puisqu’ils n’ont pas pu se qualifier, ce qui décuple évidemment la colère des Ukrainiens dénonçant le Comité qui « donne une voix à la propagande de guerre » russe…

En bon représentant de la russophobie de l’UE, le commissaire européen à la jeunesse et aux sports, Glenn Micallef, annonce qu’il n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture.

Aussitôt, le ministre ukrainien des Sports a annoncé qu’aucun officiel ukrainien n’assistera à cette cérémonie, et il invite tous les gouvernements à faire de même…