La persécution en Ukraine

Le monastère de Potchaïev avait jusqu’à la fin du mois d’août pour « prouver » qu’il n’a pas de liens avec l’Eglise orthodoxe russe. Le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » lui donne finalement 60 jours de plus, à la demande des avocats du monastère.

Le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » continue son examen des divers diocèses de l’Eglise orthodoxe ukrainienne pour déterminer s’ils ont des liens avec l’Eglise orthodoxe russe et ainsi pouvoir les poursuivre en justice afin de les interdire. Après avoir lancé une procédure judicaire contre le diocèse de Rovenky, il commence ce vendredi une enquête sur le diocèse de Balta.

Zelensky avait affirmé que l’Eglise orthodoxe ukrainienne aurait disparu à la fin de 2023…

(A propos de Balta on lit cette intéressante précision sur Wikipedia : « Au XIXe et au début du XXe siècle, la population de la ville comprenait une majorité de Juifs, des Russes et des Moldaves orthodoxes, des Polonais catholiques et des Russes vieux-croyants. » Pas la moindre mention d’ « Ukrainiens »…)

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La prochaine audience concernant l’interdiction de la métropole orthodoxe de Kiev est prévue pour le 10 septembre. (D’autre part la métropole de Kiev a engagé une procédure en dissolution du « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience ».)

Leur Eglise

« Les personnes transgender. Sciences, théologies, pastorales ». C’est un livre du « philosophe » Damiano Migliorini (qui a déjà publié « Gender, philosophies, théologies : la complexité contre toute idéologie »). Avec des contributions de divers autres auteurs, réunies par Giuseppe Piva, « théologien » jésuite. Publié par une maison d’édition officiellement « catholique ».

La préface est du cardinal Domenico Battaglia, archevêque de Naples, qui se fait appeler « Mimmo ».

Le site LGBT New Way Ministries s’est empressé de traduire cette préface en anglais, « afin de lui donner une audience mondiale », sous le titre : « Personne n’est exclu du Cœur de Dieu ». Au centre de ce texte : « La fidélité est un mouvement dans l’Esprit, une recherche communautaire, une volonté de demeurer ancré dans le Christ tout en traversant des territoires encore inexplorés. C’est pourquoi l’objectif n’est pas d’adopter des positions hâtives, mais de mûrir grâce au dialogue, à la prière et à la profondeur spirituelle et théologique d’un discernement ecclésial large et partagé, respectueux des personnes et enraciné dans la vérité. »

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Le site katholish.de, site officiel de la conférence des évêques allemands, publie un article qui résume une interview parue dans le supplément religieux de Die Zeit sur un livre paru en mai dernier en Allemagne : « Entre délire et sagesse ». Livre et interview du couple de « théologiens catholiques » Simone et Claudia Paganini.

Les auteurs passent les personnages bibliques au crible du diagnostic psychiatrique. « D’Adam et Ève dans la Genèse jusqu’au visionnaire de l’Apocalypse, chaque livre contient des figures qui manifestent des signes de trouble psychologique », disent-ils. Par exemple, Moïse souffre de dépression. Job manifeste des symptômes de trouble obsessionnel compulsif. Mais le clou du spectacle psychiatrique est évidemment Jésus :

La Bible décrit Jésus comme ayant un penchant pour l’alcool. Sa réaction face aux marchands de bétail dans le Temple suggère un trouble du contrôle des impulsions. Simone Paganini fait remarquer : « Jésus est celui qui dit : « Si quelqu’un te frappe, tends l’autre joue. » Et puis, il entre dans le Temple, s’irrite de la présence des marchands de bétail et… boum, tout éclate. »

Ainsi s’exprime un « théologien catholique », sur le site officiel de l’Eglise catholique en Allemagne, sans autre réserve que de mettre un point d’interrogation à la fin du sur-titre : « Jésus avait-il un penchant pour l’alcool et un trouble du contrôle des impulsions? »

De la férie

Le premier nommé au martyrologe est Moïse, qui est honoré ce même jour dans la liturgie byzantine. Mais la liturgie latine ne célèbre pas les saints de l’Ancien Testament (à l’exception des Maccabées).

La notice la plus longue est celle-ci :

A Chalon-sur-Saône, en Gaule, saint Marcel martyr. Sous l’empereur Antonin, il fut invité par le gouverneur Prisque à un festin profane, mais, témoignant de l’horreur pour les repas de ce genre, il reprocha librement à ceux qui y prenaient part de rendre un culte aux idoles; alors, par une cruauté inouïe, le gouverneur le fit enterrer jusqu’à la ceinture. Marcel demeura trois jours dans cet état, ne cessant de louer Dieu, jusqu’à ce qu’il lui eût rendu son âme sans tache.

On lit sur le site Tourisme et loisirs du diocèse d’Autun-Chalon-Macon :

Marcel serait venu d’Asie Mineure avec Irénée qui avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie) qui avait été lui-même disciple de saint Jean l’Apôtre. Avec eux se trouvaient d’autres chrétiens dont Valérien.

A cette époque (177 après Jésus-Christ) l’empereur Marc Aurèle dirigeait l’empire de Rome. Il était parmi les grands persécuteurs des chrétiens et nombreux sont les martyrs qui moururent sous son règne.

Après avoir parcouru la Méditerranée d’est en ouest, Marcel, Valérien et Irénée remontent la vallée du Rhône en prêchant la Parole de Dieu. On retrouve leur histoire dans des documents qui rapportent entre autres faits marquants les Martyrs de Lyon dans l’amphithéâtre des 3 Gaules dont les ruines sont visitables à la Croix-Rousse à Lyon. Saint Pothin, évêque de Lyon et sainte Blandine connurent le martyre en ce lieu, saint Irénée avait été envoyé à Rome pour consulter l’évêque.

Selon la légende Marcel et Valérien échappèrent aux persécutions grâce à un ange qui les aurait libérés. Marcel et Valérien continuèrent leur pieuse progression vers le nord par la vallée de la Saône. Valérien connut le martyre à Tournus où une partie (la crypte) de l’abbaye Saint Philibert lui est dédicacée.

Marcel continua sa mission d’évangélisation vers le nord mais, à proximité de Chalon, lui aussi est arrêté et invité à renier sa foi. Il refuse de participer à un banquet païen et à un sacrifice aux dieux de l’empire romain. Le gouverneur Priscus le condamne à être écartelé entre les branches d’un arbre, flagellé et enfin immergé à mi-corps dans un puits où il agonise pendant 3 jours.

Un premier oratoire fut érigé probablement à l’endroit même où mourut saint Marcel. Plus tard une basilique fut élevée à la demande du roi Gontran, petit-fils de Clovis. Au IXe siècle la Bourgogne subit les invasions des Normands. En 979 le comte Geoffroy de Chalon remet les hommes et les bâtiments de Saint Marcel à l’abbaye de Cluny (fondée en 910). L’église de Saint-Marcel devient donc un prieuré clunisien et le restera jusqu’au XVIIIe siècle.

Quelques photos de l’église Saint-Marcel de Saint-Marcel (Chalon-sur-Saône). On voit le reliquaire de saint Marcel, et l’inscription rappelant que deux papes ont visité cette église.

Le matamore de Kiev et la réponse russe

Zelensky a averti avant-hier que « le ciel russe est désormais réservé aux drones, et non à l’aviation civile, tant que la guerre dure », et a donc averti les compagnies aériennes que « le ciel russe devient totalement dangereux » et qu’elles doivent suspendre leurs vols. En bref il affirme que l’Ukraine se lance dans le terrorisme aérien, comme l’a aussitôt souligné Poutine.

Hier, Boudanov a renchéri : « Les drones et les missiles ukrainiens domineront le ciel russe tant que l’agression se poursuivra. »

Aujourd’hui, l’agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsiya) fait savoir de façon laconique :

« Aucune demande officielle de ce type n’a été adressée à Rosaviatsiya, ce qui signifie que tout va bien ; les liaisons aériennes n’ont été suspendues avec aucun des 37 pays. »