La Visitation

Eglise de la Sainte-Croix, Pelendi, Chypre, XIVe siècle.

Remarquons-le : le supérieur vient à l’inférieur pour lui être utile ; Marie se rend vers Élisabeth, le Christ va trouver Jean. C’est aussi pour sanctifier le baptême de Jean, que le Seigneur ira plus tard à ce baptême.

Remarquons en outre que les bienfaits de la divine présence ne tardent pas à se manifester. Distinguez bien tout, et notez la signification propre de chacun des termes. Ce fut Élisabeth qui, la première, entendit la voix, suivant l’ordre de la nature ; mais Jean fut le premier à recevoir la grâce, d’après l’économie du mystère. Élisabeth s’est ressentie de l’approche de Marie, et Jean, de l’approche du Seigneur.

Élisabeth et Marie s’entretiennent de la grâce ; les deux enfants la produisent en elles : mystérieux et premier office d’une piété filiale qui s’annonce par les biens procurés à leurs mères ; un double miracle fait qu’elles prophétisent l’une et l’autre sous l’inspiration de leurs enfants. Jean tressaillit. Élisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint ; la mère n’est pas remplie avant son fils, mais le fils a été rempli d’abord, et ensuite il remplit sa mère.

« Et d’où me vient-il que la Mère de mon Seigneur me visite ? » Ce qui veut dire : Quel grand bien c’est pour moi, que la Mère de mon Seigneur me visite ! J’aperçois le miracle, je m’explique le mystère : celle qui est appelée ici la Mère du Seigneur a conçu le Verbe, elle est remplie de la divinité.

« Or, Marie demeura trois mois avec Élisabeth, et s’en retourna dans sa maison. » L’Évangéliste a bien raison de nous présenter la sainte Vierge accomplissant un devoir de charité et observant, dans la durée de son séjour, un nombre consacré. En effet, elle ne resta pas tout ce temps auprès d’Élisabeth uniquement pour jouir de son intimité : ce fut encore au profit d’un si grand Prophète. Car s’il y eut de prime abord un effet de grâce si prodigieux, qu’à la salutation de Marie, Jean tressaillit dans le sein de sa mère, et que celle-ci fut remplie de l’Esprit Saint, combien, pensons-nous, que dans toute la durée de la visite, la présence de Marie y ait surajouté ? C’est ainsi que le Précurseur reçut l’onction du Saint-Esprit et fut exercé dans le sein de sa mère, comme un athlète vaillant. C’est ainsi que sa vigueur était préparée en vue des plus rudes combats.

Saint Ambroise, commentaire de saint Luc, leçons des matines.

Transfolies

Au moins comme ça tout le monde (enfin, toutes les femmes) voient que c’est un homme et que l’identité trans est une imposture. Et que la commune de Berne, comme tous ceux qui croient que le roi nu est habillé, est grotesque.

Le plus taré

Keir Starmer :

« Je suis vraiment fier que nous ayons le Parlement le plus gay, pas seulement de tous les temps, mais du monde entier. Je ne pense pas qu’il existe un seul Parlement, où que ce soit, qui soit plus gay que celui-ci. »

Quand c’est urgent…

Zelensky avait transmis samedi au Parlement ukrainien son projet de loi visant à instituer un « Panthéon national ». Le texte a été voté dès ce matin à une très large majorité de 287 voix contre 18. (Faut-il rappeler que les partis d’opposition sont interdits ?)

Parmi les héros qui feront partie de ce Panthéon il y a notamment les « présidents de l’Ukraine ». Donc Zelensky…

A Ecône

Ce matin à Ecône, au lieu du mandat pontifical autorisant l’ordination de nouveaux évêques, a été lu ceci :

« C’est l’Église catholique et romaine, toujours fidèle aux traditions reçues des apôtres, qui, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, nous demande de veiller à la sauvegarde de ces traditions — c’est-à-dire du dépôt de la foi — et d’adopter les moyens nécessaires pour les transmettre fidèlement à tous les hommes en vue du salut de leurs âmes. Depuis le Concile Vatican II jusqu’à nos jours, les autorités de l’Église ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition. Elles ne tolèrent plus la saine doctrine. »

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est fanatiquement anti-orthodoxe. Mais à lire le texte ci-dessus, on ne voit pas où est la différence.

Ou plutôt, elle est seulement dans la date.

Pour le patriarcat de Constantinople, c’est depuis 1054 que les autorités de l’Église romaine ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition.

Pour le patriarcat de Moscou, c’est (au moins) depuis 1439 que les autorités de l’Église romaine ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi à l’encontre de la sainte Tradition.

Dans les faits, c’est après le concile de Trente (1563) que la rupture a été pleinement effective.

Pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, c’est depuis 1965.

La seule différence est que la FSSPX se revendique de l’Eglise tridentine de 1563 à 1965, qu’elle appelle la Tradition, alors que les orthodoxes se revendiquent de l’Eglise d’avant 1563, qu’ils appellent, à plus juste titre me semble-t-il, la Tradition.

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(Pour les références historiques voir ma Petite histoire du grand schisme.)