Saints Pierre et Paul

Saint Pierre, monastère Sainte-Catherine du Sinaï, VIe siècle.

C’est avec justesse que le Sauveur demande : « Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l’homme ? » Ceux qui ne voient en lui rien de plus que le Fils de l’homme, sont en effet des hommes ; mais ceux qui reconnaissent sa divinité, sont appelés des dieux et non pas des hommes. « Les disciples répondirent : Les uns (disent que c’est) Jean-Baptiste ; d’autres, Élie. » Je m’étonne que certains interprètes se demandent la cause de ces erreurs, et cherchent à établir, par de longues discussions, pourquoi les uns ont pensé que notre Seigneur Jésus-Christ était Jean-Baptiste, les autres Élie, d’autres Jérémie ou quelqu’un des Prophètes, puisqu’ils ont pu se tromper en le prenant pour Élie et Jérémie, tout comme Hérode se trompa en le prenant pour Jean-Baptiste, quand il disait : « Ce Jean, à qui j’ai fait trancher la tête, est ressuscité d’entre les morts, et c’est pour cela que des miracles s’opèrent par lui. »

« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Lecteur intelligent, fais attention, d’après la suite et le texte du discours, que les Apôtres ne sont point du tout appelés des hommes, mais des dieux ; car c’est après avoir dit : « Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l’homme ? » qu’il ajouta ceci : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Pendant que les autres, parce qu’ils sont des hommes, pensent de moi des choses tout humaines, vous qui êtes des dieux, qui croyez-vous que je sois ? Pierre, au nom de tous les Apôtres, fait cette profession de foi : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. » Il dit Dieu vivant, à la différence de ces dieux qui passent pour des dieux, mais qui sont morts.

Jésus, répondant, lui dit : « Tu es heureux, Simon Bar-Jona. » Il paie de retour le témoignage que l’Apôtre a rendu de lui. Pierre avait dit : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. » La confession de la vérité fut récompensée. « Tu es heureux, Simon Bar-Jona. » Pourquoi ? « Car ce n’est ni la chair ni le sang qui t’ont révélé ceci, mais mon Père. » Ce que la chair et le sang n’ont pu révéler, la grâce du Saint-Esprit l’a révélé. C’est donc par suite de sa profession de foi, qu’il reçoit un nom où se trouve exprimée la révélation du Saint-Esprit, et qu’il mérite même d’être appelé fils de cet Esprit ; car Bar-Jona se traduit dans notre langue par Fils de la colombe.

Saint Jérôme, commentaire de saint Matthieu, leçons des matines.

5e dimanche après la Pentecôte

Alleluia, alleluia. Domine, in virtute tua lætabitur rex : et super salutare tuum exsultabit vehementer.

Alléluia, alléluia. Seigneur, le roi se réjouit de votre puissance. Il exulte avec force pour le salut que vous lui avez accordé.

Voici l’alléluia de ce dimanche dans sa version cistercienne, au jubilus réduit… par les moines de Poblet en 1965. (L’abbaye catalane de Poblet, fondée en 1151, fermée en 1835, ressuscitée en 1940, est la plus grande abbaye habitée. « Associée à une résidence royale fortifiée et abritant le panthéon des rois de Catalogne et d’Aragon, elle impressionne par sa majestueuse sévérité », dit l’Unesco.)

De la Sainte Vierge le samedi

Sit per te excusábile, María, quod per te ingérimus: fiat impetrábile, quod fida mente póscimus. Accipe quod offérimus: redóna quod rogámus; excúsa quod timémus: quia tu es spes única peccatórum. Per te sperámus véniam delictórum, et in te, beatíssima, nostrórum est exspectátio præmiórum. Sancta María, succúrre míseris, juva pusillánimes, réfove flébiles, ora pro pópulo, intérveni pro clero, intercéde pro devóto femíneo sexu: séntiant omnes tuum juvámen, quicúmque célebrant tuam sanctam commemoratiónem.

Par toi, Marie, soit excusée la médiocrité de tout ce que par toi nous entreprenons. Qu’elle soit exaucée la requête que nous formulons avec une foi sincère. Reçois ce que nous offrons, accorde ce que nous demandons, excuse ce que nous craignons. Car tu es l’unique espérance des pécheurs. Par toi, nous espérons le pardon des offenses, en toi, Vierge bienheureuse, repose notre attente du don futur de Dieu. Sainte Marie, aux malheureux, prête secours, aux faibles, accorde ton aide, sois chaude tendresse pour ceux qui pleurent. Prie pour le peuple, interviens en faveur du clergé, intercède pour toutes les femmes consacrées. Qu’ils éprouvent la joie de ton secours, tous ceux qui célèbrent ta sainte mémoire.

Cette leçon des matines est la suite de celle de samedi dernier. Indiqué comme étant de saint Augustin, le texte est celui d’un sermon de l’Assomption mis en annexe de l’œuvre de saint Augustin dans la patrologie de Migne qui indique qu’il est en fait de saint Césaire d’Arles. D’autre part, la fin est devenue l’antienne de Benedictus de l’office de la sainte Vierge :

Beáta Dei Génitrix, María, Virgo perpétua, templum Dómini, sacrárium Spíritus Sancti, sola sine exémplo placuísti Dómino nostro Jesu Christo: ora pro pópulo, intérveni pro clero, intercéde pro devóto femíneo sexu.

Les Biélorusses avouent

La télévision biélorusse a fini par admettre que Loukachenko installe partout des « retransmetteurs », selon l’accusation de Zelensky, et montre les images qui le prouvent.