Samedi in albis

A partir de ce jour le graduel est remplacé par un alléluia. Aujourd’hui le texte est celui de l’antienne de graduel des jours précédents : Haec dies… La mélodie se rencontre plusieurs fois dans l’année, dès le premier dimanche de l’Avent. Ici elle est pleinement en relation avec le texte, avec la longue révérence sur Dominus, et la jubilation sur exsultemus puis à la fin : c’est le jour en lequel nous nous réjouissons.

Allelúia. Hæc dies, quam fecit Dóminus : exsultémus et lætémur in ea.

Allelúia. Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans l’allégresse et dans la joie.

Chanté par des maîtres de chœur sous la direction du chanoine Jeanneteau à Fontevraud le 29 juillet 1980.

Russie, Ukraine, Etats-Unis

Steve Witkoff est de nouveau à Moscou.

Addendum : la rencontre a duré trois heures.

Mercredi, Donald Trump a notamment déclaré :

Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, se vante en première page du Wall Street Journal que « l’Ukraine ne reconnaîtra pas légalement l’occupation de la Crimée. Il n’y a rien à discuter à ce sujet ». Cette déclaration est très préjudiciable aux négociations de paix avec la Russie, dans la mesure où la Crimée a été perdue il y a des années sous l’égide du président Barack Hussein Obama et ne fait même pas l’objet de discussions. Personne ne demande à Zelensky de reconnaître la Crimée comme territoire russe, mais s’il veut la Crimée, pourquoi ne s’est-il pas battu pour elle il y a onze ans, lorsqu’elle a été cédée à la Russie sans un coup de feu ? Ce sont des déclarations incendiaires comme celles de Zelensky qui rendent si difficile le règlement de cette guerre. Il n’y a pas de quoi se vanter ! La situation de l’Ukraine est désastreuse : il peut choisir la paix ou se battre pendant trois ans avant de perdre tout le pays.

Et hier, en recevant le Premier ministre norvégien : la Russie « a arrêté de prendre tout le pays, c’était une grande concession ».

Ubu roumain

Ubu continue son cirque en Roumanie. Une cour d’appel, celle de Ploiești, a donné suite à l’une des quelque 130 requêtes d’annulation de la décision de la Cour suprême d’annulation du premier tour de la présidentielle, en décembre dernier, quand les Roumains avaient mal voté.

La cour d’appel de Ploiești vient donc d’annuler l’annulation de l’élection par la Cour suprême.

Naturellement, aucun tribunal n’a un tel pouvoir.

Mais le texte existe. Et la Cour de cassation va devoir rejeter la décision de la cour d’appel. En attendant, ce nouvel épisode, à quelques jours du nouveau premier tour de la présidentielle, renforce la campagne de George Simion, qui a remplacé Calin Georgescu et se trouve en bonne position.

On remarque aussi en Roumanie que la décision juridiquement absurde de la cour d’appel de Ploiești a été prise au moment où les magistrats sont vent debout contre la réforme de leurs retraites…

Ioana Ene Dogioiu, rédactrice en chef de SpotMedia, écrit :

« Au-delà des causes et des explications, un fait est certain : l’État roumain, qui n’est pas encore complètement dysfonctionnel, est extrêmement fragile, avec des institutions essentielles minées par l’incompétence ou la corruption. »

Addendum

La Cour suprême a annulé l’annulation de l’annulation du premier tour de la présidentielle, moins de 24 heures après : record absolu.

Un monastère incendié

Les Ukrainiens ont délibérément incendié, à l’aide de drones, le monastère de la Nouvelle Jérusalem, à Soukharevo, dans l’oblast de Belgorod. Ce complexe de l’église Saint-Jean Baptiste et de chapelles (et de huit croix sur les collines), tout en bois, a été édifié à partir de 2001. Il ne se trouve pas du tout dans la région frontalière que les Ukrainiens tentent sans arrêt de franchir depuis leur échec dans la région de Koursk. Sans doute s’agit-il d’une vengeance après la reprise du monastère Saint-Nicolas de Gornal par l’armée russe.

Surprise estonienne

Le président estonien Alar Karis a refusé de promulguer la loi interdisant l’Eglise orthodoxe russe, considérant que « les modifications dans leur forme actuelle contreviennent aux articles 40, 48 et 11 de la Constitution », à savoir ceux qui garantissent la liberté de religion et d’association.

Le texte avait été adopté au Parlement par 60 voix contre 13 (16 députés n’avaient pas participé au vote).

Le président appelle à un nouvel examen du projet pour le rendre conforme à la Constitution. On ne voit pas comment…