Dégraissage du ministère de l’Education

Bien sûr ce n’est pas en France. C’est aux Etats-Unis. Le ministère de l’Education (qui n’est pas du tout le mammouth de chez nous) a annoncé que ses effectifs allaient diminuer presque de moitié. Il avait 4.133 fonctionnaires lorsque Donald Trump est devenu président, il va en rester 2.183. Près de 600 ont déjà bénéficié du programme de réduction des effectifs de l’Etat fédéral piloté par Elon Musk, les autres seront placés en congé administratif.

Dans un entretien à Newsmax, Linda McMahon a déclaré que cela allait permettre d’économiser 500 millions de de dollars par an. Et ce n’est pas fini : « Le président a dit très clairement qu’il pensait que le ministère de l’Education devait disparaître, et il a dit que la réussite de mon travail consisterait à me mettre moi-même au chômage. »

Ce ministère n’a été créé qu’en 1979, et Donald Trump veut rendre aux Etats la totalité de leurs compétences en la matière. Toutefois comme toujours dans ces cas-là, le ministère a fini par devenir nécessaire sur certains points, et il ne devrait pas être entièrement démantelé. D’autant que cela demanderait un vote de 60 sénateurs. Mais il sera réduit au minimum.

(En France il y a plus d’un million de fonctionnaires de l’Education.)

Mieux vaut tard que jamais

La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît que le gouvernement ukrainien a été responsable de l’incendie de la Maison des syndicats d’Odessa qui fit, le 2 mai 2014, selon les autorités, 48 morts et plus de 240 blessés. Et l’Ukraine doit verser « des sommes variables » aux victimes.

Le 2 mai 2014, à Odessa, les néo-nazis de Secteur droit (Pravy Sektor) et les soi-disant groupes d’autodéfense de Maïdan attaquent des tentes sur le champ de Kulikovo, où est organisée une collecte de signatures pour organiser un référendum sur la fédéralisation de l’Ukraine et donner à la langue russe (qui est la langue usuelle à Odessa) un statut d’État. Les partisans de la fédéralisation se réfugient dans la Maison des syndicats, mais les néo-nazis encerclent le bâtiment et y mettent le feu.

Les autorités déclarent aussitôt que ce sont les militants « anti-Maïdan » qui étaient les instigateurs des violences. Plusieurs sont arrêtés, détenus pendant des années, puis acquittés… Et aucun des responsables n’a a été inquiété, puisqu’il s’agissait de gens proches du pouvoir.

Plusieurs chefs et de nombreux militants de Pravy Sektor sont morts au front depuis le début de l’offensive russe.

Quand le « transphobe » a gain de cause

En 2023, le district scolaire d’Argyle dans le Wisconsin avait viré Jordan Cernek de l’école où il enseignait parce qu’il refusait, au nom de ses convictions religieuses, d’utiliser les « pronoms préférés » de deux élèves soi-disant « transgenres ». (Les « pronoms préférés » des soi-disant « transgenres » sont ceux qui ne correspondent pas à leur sexe biologique.)

Au bout d’un an, Jordan Cernek s’est décidé à porter plainte, avec le soutien de l’Institut pour la Loi et la Liberté. Il vient d’avoir gain de cause. Le tribunal a déclaré : « Le licenciement effectif par le district d’un enseignant apprécié et indispensable simplement parce que ses convictions diffèrent de celles des autres est inconstitutionnel et constitue une violation du titre VII de la loi sur les droits civils de 1964. » Le district scolaire doit lui verser 20.000 $.

Et comme on a changé de gouvernement, un avocat du ministère de la Justice a commenté dans un communiqué : « Les districts scolaires ont le devoir de tenir raisonnablement compte des convictions religieuses de leurs employés, et la volonté de M. Cernek de défendre ses convictions religieuses est admirable. »

Les furies de l’avortement

Tina Kotek entourée de responsables d’avortoirs, ceux du Planning familial, de l’Université de la Santé et des Sciences, de la Clinique Lilith (sic) : une belle brochette de satanistes.

Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oregon, Tina Kotek (« la première personne ouvertement lesbienne à être présidente d’une législature d’État aux États-Unis »), entourée de « prestataires d’avortement », a signé une proclamation faisant du 10 mars la « Journée de reconnaissance envers les prestataires d’avortement ».

« Ici, en Oregon, nous comprenons que l’avortement est un acte médical, et les prestataires sont appréciés et peuvent continuer à prodiguer des soins sans ingérence ni intimidation. À nos prestataires et aux patientes qui vivent en Oregon ou qui ont été contraintes de se réfugier dans notre État pour se faire soigner, sachez que je continue à vous soutenir. »

Car la grossesse est une maladie, qui se soigne en tuant l’intrus…

(1.661 des 10.075 bébés avortés dans l’Oregon en 2023 venaient d’autres États, soit une augmentation de près de 60 % par rapport à 2022.)

Encore une immondice blasphématoire

J’apprends par Riposte catholique que l’association normande Les Amis de saint Louis proteste contre « les représentations d’un Stabat Mater christianophobe et blasphématoire aux opéras de Rouen les 20 et 21 mars prochain et de Caen le 1er avril ».

« Des éplucheurs de patates, des cardinaux à cornettes dans un décor de bâches froissées, une mère timbrée aux prises avec sa gazinière en feu…. Cette mise en scène irrévérencieuse du Stabat Mater de Scarlatti – une première – a pris résolument ses distances avec le caractère religieux de l’œuvre ».

C’est une « relecture burlesque et transgressive ».

Il est particulièrement ignoble de choisir le Stabat Mater, la déploration de la Mère de Dieu devant son Fils crucifié, pour assouvir ses fantasmes de cultureux en manque d’inspiration.

On remarque que ces gens-là ne respectent même pas l’œuvre musicale, car la musique de Scarlatti n’est qu’un prétexte. Elle est complètement défigurée (il y a une batterie, une guitare électrique, un accordéon, une scie musicale…), et le spectacle dure une heure et demie alors que l’œuvre dure une petite demi-heure.

Donc à Rouen, après l’immonde crachat sur « Dialogues des carmélites », on aura le plus immonde crachat encore sur le Stabat Mater.

Je constate que cette ignominie n’est pas une nouveauté. Mais jusqu’ici je n’avais vu aucune critique. Parce qu’on ne doit pas critiquer davantage « l’Art » que « la Science » ? Cela a commencé en octobre 2023, il y a près d’un an et demi, aux Bouffes du Nord à Paris. Et c’est une coproduction Opéra de Lille, Opéra de Reims, Le Quartz de Brest, Théâtre de Caen, Maison de la Culture d’Amiens… Ils répandent leurs excréments partout.

J’oubliais. A l’opéra de Rouen, c’est au « tarif famille »…