La Cour constitutionnelle roumaine a rejeté la candidature de Calin Georgescu à la présidentielle. Je pensais naïvement que puisqu’il apportait beaucoup plus de parrainages que nécessaire, l’enregistrement de sa candidature ne pouvait être qu’une formalité et qu’il faudrait trouver autre chose pour lui barrer la route. Mais non.
Réaction de Georgescu :
Un coup direct porté au cœur de la démocratie dans le monde entier ! Il me reste un message à faire passer ! Si la démocratie en Roumanie s’effondre, c’est le monde démocratique tout entier qui s’effondrera ! Ce n’est que le début. C’est aussi simple que ça !
L’Europe est désormais une dictature, la Roumanie est soumise à la tyrannie !
L’argument du Bureau électoral est que lorsqu’elle a annulé le premier tour de décembre dernier, la Cour constitutionnelle a « implicitement » (sic) mais de façon « contraignante » (sic, les Roumains inventent l’implicite contraignant) rendu « inadmissible que, lors de la reprise du processus électoral, la même personne soit considérée comme remplissant les conditions pour accéder au poste de président de la Roumanie »…
Calin Georgescu fait appel devant… la Cour constitutionnelle, qui a ensuite deux jours pour prendre sa décision.
Il a publié une vidéo, aux côtés des dirigeants de deux partis parlementaires, l’AUR et le POT, affichant leur solidarité et leur détermination, demandant aussi aux Roumains de garder leur calme, car les réactions hier soir ont été violentes dans la rue.
Il convient de noter qu’une fois encore Elena Lasconi, la candidate centriste qui était arrivée deuxième en décembre et qui est toujours deuxième dans les sondages, a condamné la décision prise contre Georgescu. L’ancien président Traian Basescu a également critiqué la décision en déclarant que « le Bureau devrait présenter des raisons plus convaincantes »…