Jeudi après les Cendres

La messe est celle des martyres Perpétue et Félicité, l’office est celui de la férie, avec l’évangile de la guérison du serviteur du centurion selon saint Matthieu. Voici un extrait du commentaire de saint Jean Chrysostome, traduction Jeannin, 1865.

« Et le centenier lui répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison. » Ecoutons ces paroles, nous autres qui devons recevoir Jésus-Christ. Car il ne nous est pas impossible encore aujourd’hui de le recevoir chez nous. Ecoutons ce centenier, mes frères, imitons sa foi, et estimons autant que lui la gloire de recevoir Jésus-Christ. Car lorsque vous retirez chez vous un pauvre qui meurt de froid et de faim, vous y retirez, et vous nourrissez Jésus-Christ même.

« Mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri. » Ces paroles nous font voir que ce centenier, aussi bien que le lépreux, avait une haute idée de la toute-puissance du Fils de Dieu. Car il ne dit pas : Priez ou demandez, mais « commandez ». Et craignant ensuite que l’humilité de Jésus-Christ ne l’empêchât de consentir à sa demande, il ajoute : « Car moi qui ne suis qu’un homme soumis à la puissance d’un autre, et qui ai des soldats sous la mienne, je dis à l’un : Va, et il va ; viens, et il vient ; et à mon serviteur, fais cela, et il le fait. » Mais vous direz peut-être que nous ne devons pas tirer une preuve de la divinité de Jésus-Christ des paroles de cet homme, mais considérer seulement si Jésus-Christ les a approuvées. Je reconnais que ce que vous dites est très raisonnable, et c’est aussi ce que je vous prie d’examiner. Car si nous examinons avec soin ce qui se passe, nous remarquerons aisément, au sujet du centenier, ce que nous avons vu à propos du lépreux. Nous voyons que ce lépreux dit à Jésus-Christ : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » Et cependant ce n’est pas tant la parole de cet homme qui nous assure de la toute-puissance de Jésus-Christ, que la réponse même du Sauveur, qui bien loin de reprendre la pensée que le lépreux avait de lui, la confirma au contraire en disant : « Oui, je le veux, soyez guéri. » Car ce « Oui, je le veux » eût été superflu si Jésus-Christ n’eût voulu appuyer la vérité de cette parole : « Si vous le voulez, vous pouvez. » Nous pourrons voir ici la même chose dans le centenier. Il s’est servi d’une expression par laquelle il attribuait à Jésus-Christ plutôt la puissance d’un Dieu que celle d’un homme, et néanmoins non-seulement Jésus-Christ ne l’en reprit pas, mais il l’approuva, et il releva sa foi avec de grandes louanges. Car l’évangéliste ne se contente pas de dire simplement que Jésus-Christ loua le centenier ; mais ce qui est sans comparaison davantage, il dit qu’il « l’admira ». « Jésus entendant ces paroles fut dans l’admiration. »

Et il ne fut pas seulement dans l’admiration de la foi de cet homme, mais il la proposa comme un modèle à tout le peuple qui l’environnait. Voyez-vous, mes frères, combien Jésus-Christ loue partout ceux qui reconnaissaient sa toute-puissance. Le peuple admirait sa manière de parler, parce qu’il « enseignait comme ayant autorité », et Jésus-Christ ne rejeta point cette pensée qu’ils avaient de lui, mais descendant avec eux de la montagne, il voulut la confirmer par la guérison du lépreux. Ce lépreux dit à son tour : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » Et Jésus-Christ ne réfuta point ses sentiments, mais les confirma en le guérissant, et en se servant même de ses propres termes : « Je le veux, soyez guéri. » De même le centenier ayant dit : « Dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri », Jésus-Christ admira sa foi, et dit à ceux qui le suivaient : « Je vous dis en vérité que je n’ai pas trouvé une si grande foi dans Israël même. »

La Négresse fait de la résistance

La cour administrative d’appel de Bordeaux a sommé la municipalité de Biarritz de faire abroger deux délibérations municipales de 1861 et 1986, attribuant le nom La Négresse respectivement à un quartier puis à une rue de la ville.

Mais les recherches montrent que la délibération de 1861 n’avait pas du tout donné de nom à un quartier. Le texte disait que Napoléon III donne de l’argent pour aménager les promenades autour du lac de La Négresse, qui donc s’appelait déjà comme cela, et qui en outre s’appelle aujourd’hui lac Mouriscot.

L’avocat de la Ville a donc introduit une requête en rectification d’erreur matérielle auprès de la cour. Mais la « rue de La Négresse » devra avoir changé de nom avant le 6 mai.

Ainsi va la connerie ambiante.

Le rat ne va pas pouvoir changer de sexe

Parmi les conséquences du coup d’arrêt aux politiques LGBT et woke aux Etats-Unis, Elon Musk signale qu’hier l’Institut national de Santé a annulé sept subventions pour des expériences transgenres sur des animaux, dont :

– 532.000 $ pour « utiliser un modèle de souris afin d’étudier les effets d’un traitement à la testostérone intersexe »,

– 33.000 $ pour tester « une thérapie hormonale féminisante chez le rat mâle ».

Orban et Macron

Emmanuel Macron a fait venir Viktor Orban à Paris, aujourd’hui, veille du « conseil européen extraordinaire » sur l’Ukraine en présence de Zelensky, pour tenter de le persuader de ne pas mettre de bâtons dans les roues d’un nouveau soutien massif à l’Ukraine.

Mais dans l’avion Viktor Orban n’y paraissait pas prêt du tout :

« Maintenant que l’Amérique n’est plus là, le camp de la guerre est devenu beaucoup plus faible. Alors pourquoi pensent-ils pouvoir l’emporter ? J’aimerais avoir une réponse à cette question. Est-il raisonnable que la France reste dans le camp pro-guerre ? »

Russophobie euro-épiscopale

La « présidence de la COMECE » (c’est la brochette d’individus en noir ci-dessus) se fend d’une déclaration où elle

– réaffirme « la proximité et la solidarité sincère des évêques de l’UE avec le peuple ukrainien, qui souffre depuis plus de trois ans de l’invasion massive et injustifiable de la Russie ». ;

– et exprime sa « gratitude aux décideurs de l’UE pour le soutien humanitaire, politique, économique, financier et militaire sans précédent qu’ils ont apporté à l’Ukraine et à son peuple au cours des dernières années ».

Comme d’habitude, la COMECE répète le politiquement correct médiatique (et c’est pourquoi on n’en parle jamais) :

La lutte de l’Ukraine pour la paix et la défense de son intégrité territoriale n’est pas seulement une lutte pour son propre avenir. Son issue sera également décisive pour le sort de l’ensemble du continent européen et d’un monde libre et démocratique.

Il y en a encore comme cela une tartine, sur la « violation flagrante du droit international », les « actes atroces commis à l’encontre de la population civile » qui « exigent que justice soit faite ».

Il y a même un passage amusant :

La communauté internationale doit continuer à aider l’Ukraine à reconstruire les infrastructures détruites. La Russie, l’agresseur, doit participer de manière adéquate à cet effort.

Quand on voit comment Marioupol (démolie par les nazis d’Azov) a été reconstruite, et agrandie de nouveaux quartiers, et avec de nouvelles infrastructures (hôpitaux, écoles, cinéma, gymnase ultra-moderne, gigantesque école navale…), on peut constater que la Russie a déjà participé de façon spectaculaire « à cet effort »…