Lors de la cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish a dénoncé la politique migratoire de Donald Trump en reprenant un slogan en vogue dans la gauche américaine : « No one is illegal on stolen land » (Personne n’est illégal sur une terre volée), non sans ajouter l’obligatoire : « Fuck ICE ! »
Le cabinet en droit immobilier Sinai Law Firm a proposé au peuple amérindien Tongva (ils ne sont plus que 1.700 selon Wikipedia) de l’aider gracieusement à faire expulser Billie Eilish de sa propriété de plusieurs millions de dollars édifiée sur une terre ancestrale de la tribu, afin de lui faire respecter ses propres principes.
Le fondateur du cabinet Avi Sinai reconnaît qu’il s’agit d’une plaisanterie mais souligne que l’expression « terres volées » est devenue un outil rhétorique servant à disqualifier tout débat sérieux sur l’immigration, et pointe l’hypocrisie d’une élite culturelle multimillionnaire, retranchée derrière des propriétés sécurisées, qui donne des leçons morales au reste de la population.
Les Tongvas n’ont pas manqué de relever que Billie Eilish ne les avait jamais contactés, se félicitant toutefois que certains ne les oublient pas, même si c’est symbolique.