La soi-disant Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie en Belgique indique que 4.486 déclarations d’euthanasie ont été enregistrées en Belgique en 2025, soit une hausse de 12,4%, après une hausse de 16,6% l’an dernier. Ce qui fait 12 meurtres légaux de vieux et de malades par jour. On note que désormais un quart de ces meurtres concerne des personnes dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme.
La Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie compte les meurtres, mais ne contrôle plus rien, parce qu’elle est « débordée ». Comme en 2024, elle n’a transmis aucun dossier au procureur.
Compte rendu d’une interview du Premier ministre de Géorgie Irakli Kobakhidze sur Imedi TVau lendemain des grandioses funérailles du patriarche Elie II.
Le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, a déclaré mercredi que les traditions chrétiennes profondément enracinées de la Géorgie et ses 1.700 ans d’histoire vouaient à l’échec toute tentative visant à imposer ce qu’il a qualifié de « fausses idéologies » à la place du christianisme.
Dans son interview accordée à Imedi TV, M. Kobakhidze a souligné que la Géorgie est un pays qui se distingue par sa culture et son héritage chrétiens, et a insisté sur l’importance de renforcer la foi et les valeurs religieuses au sein de la société.
Il a ajouté que les récents événements dans le pays démontrent que les campagnes visant à répandre la haine et à saper l’Église n’ont pas abouti, affirmant que ces efforts comprenaient des attaques ciblées contre l’Église, le clergé et le patriarche, mais qu’ils ont finalement échoué à atteindre leurs objectifs.
« Outre la haine, ils ont tenté d’imposer une fausse idéologie à notre population, et cela s’est traduit en partie par une lutte directe contre l’Église, notamment par des campagnes menées contre l’Église, contre le patriarche personnellement et contre le clergé. Ces campagnes ont été vaincues ces derniers jours, et tout ce que nous avons vu ces derniers jours en était l’expression. Ces derniers jours ont été un signe clair non seulement pour nous, mais pour tous ceux qui observent l’évolution de la situation dans notre pays. Ils montrent que la haine ne peut vaincre l’amour, et qu’aucune fausse idéologie ne peut l’emporter sur le christianisme en Géorgie », a déclaré le Premier ministre.
M. Kobakhidze a en outre fait valoir que ces campagnes étaient délibérées et s’inscrivaient dans une tendance mondiale plus large visant à remettre en cause l’autorité, y compris celle des institutions religieuses. Il a souligné que l’Église géorgienne et le patriarche jouissaient depuis longtemps d’une grande confiance auprès du public, ce qui en faisait des cibles privilégiées.
« Toute tentative d’introduire de fausses idéologies en Géorgie à la place du christianisme est vouée à l’échec. Je reviendrai une fois encore sur ces campagnes. Elles étaient délibérées et avaient un objectif précis ; en général, elles visent les autorités. Cette idéologie se caractérise, partout dans le monde, par le refus de toute autorité. Vous savez qu’au fil des ans, et jusqu’à ce jour, le patriarche et l’Église mère ont joui d’une autorité exceptionnelle, ce qui explique précisément pourquoi l’Église et le clergé figuraient parmi les cibles principales de ces campagnes. En fin de compte, cependant, nous avons tous constaté que le succès de telles campagnes est absolument impossible dans notre pays. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas rester prudents et vigilants. Tout doit être mis en œuvre pour que notre société grandisse encore davantage dans la foi, que les valeurs chrétiennes soient renforcées dans notre pays et que l’Église soit encore plus forte. En fin de compte, tout cela signifie le renforcement et la consolidation de notre État », a-t-il conclu.
Le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, ancien rapporteur du synode synodal, précise sa pensée sur l’ordination sacerdotale des femmes :
« Je ne peux pas imaginer, à long terme, comment l’Église pourrait subsister si la moitié du peuple de Dieu souffrait de ne pas avoir accès au ministère ordonné. (…) J’ai également appris, en tant qu’évêque, que ce n’est pas seulement une revendication de quelques associations de femmes de gauche. »
C’était lors d’un symposium, à Bonn, le 19 mars, intitulé « Synodalité et Praedicate Evangelium – deux éléments fondamentaux de la réforme de l’Église du pape François ».
En 2020 il disait : « Je ne sais vraiment pas. Mais j’y suis ouvert. Il est clair, cependant, que la situation actuelle n’est pas suffisante. »
Aujourd’hui il sait que la moitié féminine du peuple de Dieu doit avoir accès au sacerdoce. Toutefois il constate que c’est une revendication occidentale, et qu’il faudra encore du temps pour que cette question soit abordée de la même manière dans toutes les cultures…
Le même jour, l’évêque d’Anvers, Mgr Johan Bonny, annonçait dans une lettre pastorale son intention d’ordonner prêtres des hommes mariés d’ici 2028 (donc de façon ouvertement illicite). Cela n’est pas passé inaperçu dans la presse, mais on n’a pas remarqué qu’il était aussi question de l’ordination des femmes, même si c’est de façon moins brutale que chez Hollerich : « Un point difficile reste la demande de rendre le sacrement de l’ordre accessible aux femmes, à commencer par l’ordination diaconale. »
Ce matin, le pape s’est fendu d’un long message « à la Très Révérende et Très Honorable Dame Sarah Mullally, Archevêque de Cantorbery » à l’occasion de son « intronisation », hier. Le baratin de congratulation et d’éloge du dialogue œcuménique (avec recours deux fois à Paul VI et deux fois à François) se termine ainsi :
« Avec ces sentiments fraternels, j’invoque sur vous les bénédictions de Dieu Tout-Puissant alors que vous assumez vos hautes responsabilités. Que le Saint-Esprit descende sur vous et rende fructueux votre service du Seigneur. »
Il n’y a nulle part la moindre allusion au fait que, quoi qu’on pense des ordinations anglicanes, une femme ne peut pas être archevêque. Quant à l’appel au Saint-Esprit pour que cette imposture soit fructueuse…
L’hymne des laudes au temps de la passion. C’est la deuxième partie de la grande hymne de saint Venance Fortunat commencée aux matines. Traduction Pierre Corneille.
Lustris sex qui jam peráctis, Tempus implens córporis, Se volénte, natus ad hoc, Passióni déditus, Agnus in Crucis levátur, Immolándus stípite.
De la terre et du ciel ce monarque absolu, Né, parce qu’il l’avait voulu, Pour mourir en souffrant et payer notre crime, Après qu’il eut laissé six lustres s’écouler, Innocente et pure victime, Permit qu’à sa justice on l’osât immoler.
Hic acétum, fel, arúndo, Sputa, clavi, láncea Mite corpus perforátur, Sanguis, unda prófluit, Terra, pontus, astra, mundus Quo lavántur flúmine.
Le vinaigre, le fiel, le roseau, les crachats Joignirent l’insulte au trépas ; Un fer fit dans son flanc une large ouverture, Il en sortit du sang, il en sortit de l’eau, Et l’air, le ciel et la nature Se trouvèrent lavés par ce fleuve nouveau.
Crux fidélis, inter omnes Arbor una nóbilis, Nulla silva talem profert Fronde, flore, gérmine : Dulce lignum, dulces clavos, Dulce pondus sústinet.
Arbre noble entre tous, quelle forêt produit Pareilles feuilles, fleurs ou fruit ? Croix fidèle, à jamais digne de nos hommages, Qu’a de charmes ton bois, que bénis sont les clous, Que de douceurs ont les branchages Qui pour notre salut portent un bois si doux !
Flecte ramos, arbor alta, Tensa laxa víscera, Et rigor lentéscat ille, Quem dedit natívitas : Ut supérni membra Regis Miti tendas stípite.
Arbre heureux, arbre saint, abaisse tes rameaux, Relâche en dépit des bourreaux L’inflexibilité qui t’est si naturelle, Et souffre que les bras du roi du firmament, Qui souffre et meurt pour un rebelle, Demeurent étendus un peu plus doucement.
Sola digna tu fuísti Ferre sæcli prétium, Atque portum præparáre Nauta mundo náufrago, Quem sacer cruor perúnxit, Fusus Agni córpore
Tu portes, par le choix des ordres éternels, Le rachat de tous les mortels, Et prépares un port à leur commun naufrage : Ils t’en firent seul digne, et le sang de l’Agneau Laisse à ton bois un sacré gage D’un triomphe aussi grand que ton destin est beau.
Glória et honor Deo Usquequáque altíssimo, Una Patri, Filióque, Inclyto Paráclito : Cui laus est et potéstas Per ætérna sæcula. Amen
Gloire, puissance, honneur et louange au Très-Haut, Au Fils, comme lui sans défaut, A leur Esprit divin, ainsi qu’eux ineffable ! Gloire, louange, honneur à leur sainte unité, A leur essence inconcevable, Et durant tous les temps et dans l’éternité !
A la suite des obsèques du patriarche Elie II de Géorgie, le métropolite qui assure l’intérim, en compagnie de six autres métropolites, du secrétaire du patriarche, et du responsable du service des relations publiques du patriarcat, a reçu la délégation de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, puis a publié un communiqué remerciant l’Eglise orthodoxe ukrainienne de son assistance fraternelle.
C’est comme une deuxième claque au patriarche Bartholomée, pour qui la seule Eglise orthodoxe d’Ukraine est celle qu’il a fabriquée avec Porochenko et la CIA, et qui n’était pas invitée aux obsèques qu’il présidait.
A ce propos, le protodiacre et ancien député Vadim Novinsky, qui faisait partie de la délégation ukrainienne au Phanar, lors de la constitution de l’Eglise Porochenko, a déclaré hier que le patriarche s’était appuyé sur des données manifestement fausses concernant la situation en Ukraine : « D’après ses informations, 40 % des Ukrainiens soutiennent la création d’une nouvelle structure, tandis que notre Église canonique ne recueille que 15 % de soutien. Je lui ai dit : Ce n’est pas vrai, c’est un mensonge. On vous donne des informations erronées. » De plus, le patriarche Bartholomée affirmait que 30 évêques de l’Église orthodoxe ukrainienne seraient prêts à participer au concile d’unification, ce qui représentait à ce moment-là environ un tiers de l’épiscopat. « Encore une fois, ce n’est pas vrai. On vous trompe ou vous nous trompez », avait répondu Vadim Novinsky, qui ajoute : « Lorsque nous étions chez lui, il a promis – je l’ai entendu de mes propres oreilles – qu’ils ne feraient pas de mal à l’Église orthodoxe ukrainienne. “Nous ne prendrons pas de mesures irréfléchies et injustifiées. Nous ne ferons pas de mal à l’Église d’Ukraine.” Mais il a rompu ses promesses, il ne les a pas tenues. » Ainsi, la responsabilité de toutes les conséquences incombe au patriarche : « Ce sang qui coule – celui de nos fidèles qui défendent nos églises, de nos prêtres, de nos fidèles, de nos évêques – tout ce sang est sur ses mains. »