L’évêque des tradis ?

Lu sur La Nouvelle République, ce début d’article. Le reste est payant, mais sans doute tout aussi impayable que le début. (Addendum : le texte entier est dans les commentaires.)

Le nombre de fidèles du rite ancien traditionaliste a doublé en Touraine en quatre ans. L’archevêque Mgr Jordy explique « être très attentif » à ce qu’il se passe lors de ces messes.

Vice-président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Tours Mgr Vincent Jordy « accompagne la question des traditionalistes » à l’échelle de la France. Il dit en avoir « discuté plusieurs fois avec le pape François ». Alors que le nombre des adeptes du rite ancien a doublé en quatre ans à Tours, il revient sur les rapports qu’entretient son diocèse avec les traditionalistes.

Comment expliquer cette hausse ?

Mgr Vincent Jordy : « Le phénomène traditionaliste a crû autour de la crise du Covid. Il y a eu une forme d’inquiétude des gens, de refuge dans l’entre-soi. C’était aussi une manière de manifester contre l’Etat qui empêchait la tenue des messes. Ils ont doublé leurs effectifs mais depuis la pratique s’est stabilisée.

Bref, il n’y a là rien de religieux, donc ce n’est pas grave. Toutefois, la légende de la photo donne une autre citation de l’évêque : « Les homélies ne sont pas contrôlées, mais j’ai des retours. Je suis très attentif. » Aux dérapages politiques, sans aucun doute. Des fois qu’on y dise du mal du gouvernement.

Mais je n’avais pas encore entendu dire qu’il était officiellement le commissaire politique des tradis de toute la France. D’ailleurs Wikipedia vient tout juste de l’ajouter à sa fiche. Peu importe d’ailleurs, c’est le Vatican qui décide. Lui il peut seulement dénoncer les réfractaires.

Le paradis à Minsk

C’était le 15 février dernier, au monastère Sainte-Elisabeth de Minsk (jour de la Présentation au Temple – la « Rencontre » – dans le calendrier julien), et je l’ai entendu ce jour-à, ce sublime Hymne des chérubins. Tellement sublime qu’on leur a manifestement demandé de le publier à part, ce qu’elles viennent de faire :

La persécution politique roumaine

Une foule de Roumains attendait Georgescu à la sortie du parquet général, en scandant son nom. Placé « sous contrôle judiciaire pendant 60 jours », il a déclaré :

Le système communiste-bolchevique continue ses abus répugnants ! Ils ont de nouveau fait des descentes dans des dizaines d’endroits à 6 heures du matin, s’introduisant par effraction dans les maisons des familles et réveillant les enfants. Ils tentent désespérément de fabriquer des preuves pour justifier le vol de l’élection et font tout ce qu’ils peuvent pour bloquer à nouveau ma candidature à la présidence. Ils cherchent depuis trois mois maintenant, mais en vain.

Au nom de mes électeurs et de ceux qui, malgré leurs opinions politiques différentes, veulent une Roumanie démocratique et libre, je lutte contre ce système de Sécurité qui cherche à nous asservir. Nous vivons sous le communisme – il n’y a rien de libre ni de légal dans ce qui se passe. Je ne céderai pas !

Et il n’y a pas que l’USAID…

La National Endowment for Democracy (NED) fait savoir qu’elle « n’est plus en mesure de remplir ses obligations et a été contrainte de suspendre son soutien à près de 2.000 partenaires dans le monde ».

La NED explique :

« Quatre-vingt-quinze pour cent du financement de la NED sont directement alloués par le Congrès et ne sont pas considérés comme une aide étrangère. Ce financement n’était donc pas soumis au décret présidentiel gelant l’aide étrangère pour une période de révision de quatre-vingt-dix jours. Cependant, bien qu’exemptés, l’accès à ces fonds a été inexplicablement coupé, forçant la NED à interrompre tout soutien à ses partenaires et à mettre en congé la majorité de son personnel. »

Et les 5% restants viennent du Département d’Etat et sont donc déjà gelés.

La NED avait été créée pour financer des organisations luttant contre l’URSS. Elle était devenue l’un des principaux organisateurs des « révolutions de couleur » en Géorgie, en Ukraine, au Kirghizistan, et finançait des mouvements d’opposition en Biélorussie, en Serbie, etc.

La NED pleurniche que « les perturbations sont les plus fortes dans les environnements hautement répressifs, où les organisations de première ligne ont été contraintes de licencier du personnel, de réduire leurs activités et, dans certains cas, de faire face à des menaces accrues pour leur sécurité »…

Ronds de cuir

Vingt-et-un fonctionnaires fédéraux qui avaient été affectés au DOGE, le département de l’efficacité gouvernementale d’Elon Musk, ont démissionné. Parce que, ont-ils expliqué en substance, leur mission est de protéger la bureaucratie, pas de la démolir.

« S’ils n’avaient pas démissionné, ils auraient été virés », a sobrement commenté Elon Musk.