Sexisme « antisexiste »

Le conseil municipal de Nantes doit examiner demain son budget primitif 2025, qui sera l‘occasion d’expĂ©rimenter un « budget sensible au genre Â». CopilotĂ©e avec les associations du « rĂ©seau de la ville non-sexiste Â», l’initiative consistera en des « Ă©valuations participatives Â» de plusieurs lieux pour « concevoir et gĂ©rer des espaces publics correspondant aux besoins et aspirations de toutes et tous Â» et lutter contre le sexisme de rue.

Cette rĂ©flexion sur les Ă©quipements urbains a Ă©tĂ© amorcĂ©e le mois dernier, avec la rĂ©union d’une « communautĂ© citoyenne de personnes concernĂ©es par le sexisme sur l’espace public Â».

Cette soi-disant « communautĂ© citoyenne Â» est constituĂ©e de « 25 femmes et personnes LGBTQIA+ Â».

En bref un groupe sexiste est chargé de la lutte antisexiste


On notera aussi le rĂŽle proprement dĂ©mesurĂ© des « personnes LGBTQIA+ Â», quand les simples hommes n’en ont aucun.

Les sanctions, ça marche

La croissance Ă©conomique de la zone euro a Ă©tĂ© nulle au quatriĂšme trimestre 2024 par rapport au trimestre prĂ©cĂ©dent, faisant moins bien qu’attendu par les analystes qui tablaient sur une lĂ©gĂšre expansion, selon des chiffres publiĂ©s jeudi par Eurostat.

Et en France elle a Ă©tĂ© nĂ©gative : -0,1%.

(La croissance en France en 2024 : 1,1%. Dans la Russie soumise à plus de 24.000 sanctions : 4%.)

Les impatriĂ©s de Russie

J’ai dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© l’ineffable Vladimir Rozanskij, le chroniqueur ultra-russophobe d’AsiaNews, le site de l’Institut pontifical pour les missions Ă©trangĂšres. Son dernier article se veut aussi mĂ©chant que les autres, et d’une ironie mordante, s’appuyant sur une personne qui a voulu piĂ©ger les Occidentaux qui s’installent en Russie, mais il ne fait que persuader le lecteur du contraire de ce qu’il voudrait dĂ©montrer
 (Naturellement il n’y a pas un mot sur les familles nombreuses qui s’installent en Russie pour fuir la dictature LGBT. On est sur un site catholique…)

ImpatriĂ©s : les nouveaux Russes venus de l’Occident

Dans la bibliothĂšque de la ville de ChouĂŻa, dans la rĂ©gion russe d’Ivanovo, des immigrants « idĂ©ologiques Â» d’Allemagne, de Belgique, d’Autriche, des États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont rĂ©unis pour Ă©valuer les perspectives et les tĂąches de la vie en Russie, qu’ils ont choisie pour ses « valeurs traditionnelles Â», Ă  l’encontre des politiques de leurs pays d’origine.

La rĂ©union Ă©tait dirigĂ©e par la dĂ©putĂ©e Maria Boutina, ancienne espionne russe aux États-Unis. Le nouveau terme impatriĂ© a Ă©tĂ© inventĂ© pour eux, « impatriĂ©s Â» au lieu de « rapatriĂ©s Â», reprĂ©sentant le contraire des migrants Ă  expulser pour la sĂ©curitĂ© du pays. Le terme a Ă©tĂ© proposĂ© en fĂ©vrier 2024 par l’Ă©tudiante italienne Irene Cecchini lors d’un forum avec Vladimir Poutine, dĂ©clarant qu’elle Ă©tait « tombĂ©e amoureuse de la Russie Â».

Boutina a annoncĂ© la crĂ©ation de toute une infrastructure destinĂ©e Ă  attirer de plus en plus d’Ă©trangers de l’Ouest dĂ©sireux de venir en Russie, un dĂ©cret du prĂ©sident Vladimir Poutine ayant instituĂ© des « visas pour des raisons spirituelles et morales Â» pour les personnes originaires de pays « inamicaux Â» mais qui soutiennent les idĂ©aux du « monde russe Â».

La nouvelle sociĂ©tĂ© organisera des « tournĂ©es de prĂ©sentation Â» dans toutes les villes de Russie oĂč les « impatriĂ©s Â» s’installeront, et ceux qui se sont dĂ©jĂ  installĂ©s sont chargĂ©s de commenter et de faire l’Ă©loge de la vie en Russie sur TikTok et diverses plateformes sociales.

La correspondante de Novaja Evropa, Julia Akhmedova [en fait Novaya Gazeta Europe, officine basĂ©e en Lettonie], a tentĂ© de comprendre si les « impatriĂ©s Â» sont rĂ©ellement motivĂ©s par des valeurs idĂ©ologiques ou plutĂŽt par des gratifications matĂ©rielles.

En utilisant des noms fictifs, elle a interviewĂ© certains d’entre eux, comme l’Asiatique Syan, trader en crypto-monnaies arrivĂ©e Ă  l’automne 2024 pour « mieux comprendre la Russie Â» et pouvoir ainsi suivre les transactions financiĂšres de maniĂšre plus complĂšte. Selon elle, des « images partiales et dĂ©formĂ©es de la Russie Â» sont diffusĂ©es dans son pays et dans beaucoup d’autres, alors que ses collĂšgues sont tous « des gens bons, honnĂȘtes et efficaces Â».

Selon d’autres « impatriĂ©s Â», les pays dont ils sont originaires sont des « vassaux de l’AmĂ©rique », qui louent Ă©galement les campagnes militaires amĂ©ricaines en Afghanistan et en Syrie, oĂč, au contraire, ils « sĂšment le chaos dans le monde Â» en accusant les Russes d’ĂȘtre des « dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s impies Â».

Les « nouveaux Russes Â» ont une grande vĂ©nĂ©ration pour la personnalitĂ© de Vladimir Poutine, « c’est une personne trĂšs intelligente et nous aimons l’Ă©couter Â», car contrairement Ă  la plupart des politiciens, « il ne fait pas de discours inutiles et vides et est capable de prendre des dĂ©cisions stratĂ©giques Ă  long terme Â».

Nombreux sont ceux qui se rendent en Russie en raison du coĂ»t excessif de la vie dans leur propre pays, qui est souvent inabordable mĂȘme avec de bons salaires. Syan elle-mĂȘme raconte qu’elle a rencontrĂ© de nombreuses difficultĂ©s pour obtenir un visa pour la Russie, mais « Ă  un moment donnĂ©, je me suis tournĂ©e vers Dieu Â» pour demander si « la Russie Ă©tait vraiment le pays qu’il me fallait Â», et le lendemain, le dĂ©cret de Poutine sur les visas « spirituels Â» a Ă©tĂ© publiĂ©.

L’arrivĂ©e Ă  Moscou est dĂ©crite par les « impatriĂ©s Â» comme une sorte d’« entrĂ©e au paradis Â», dans une ville « super-technologique, trĂšs moderne et accueillante Â», mĂȘme si certains considĂšrent les Moscovites comme « un peu trop pingres Â», et quoi qu’il en soit, la cuisine locale est Ă©galement trĂšs apprĂ©ciĂ©e, pas trop salĂ©e ou Ă©picĂ©e par rapport Ă  la nourriture asiatique, mais beaucoup plus riche et savoureuse que la nourriture occidentale, et surtout « sans organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s Â». Plusieurs continuent Ă  travailler en ligne pour des entreprises de leur pays, mais le salaire leur permet de maintenir un niveau de vie beaucoup plus satisfaisant en Russie.

Pour obtenir un permis de sĂ©jour en tant qu’« impatriĂ© Â», il suffit de prĂ©senter une assurance mĂ©dicale et de signer une dĂ©claration justifiant le voyage par « le rejet de la politique de son propre État, qui impose des visions idĂ©ologiques en contradiction avec les valeurs morales et spirituelles russes traditionnelles Â», obtenant immĂ©diatement un visa de trois ans sans mĂȘme passer les examens de langue russe et d’histoire et lĂ©gislation de la FĂ©dĂ©ration. Bien entendu, les « impatriĂ©s Â» sont autorisĂ©s Ă  voyager n’importe oĂč et Ă  se « rapatrier Â» aussi longtemps qu’ils en ont besoin, et peut-ĂȘtre mĂȘme Ă  raconter Ă  leurs (anciens ?) compatriotes les merveilles de la Russie de Poutine.

Pour la protection de la famille

Le 27 janvier, Ă  la cathĂ©drale du Christ Sauveur de Moscou, a Ă©tĂ© signĂ©e une DĂ©claration internationale sur la protection de la famille, et un conseil international pour la protection de la famille a Ă©tĂ© créé. Le P. Fiodor Loukianov a indiquĂ© que c’était la concrĂ©tisation de l’appel lancĂ© il y a quatre ans par le patriarche Cyrille Ă  la communautĂ© internationale « pour qu’elle consolide les efforts autour de la protection de la famille et de la vie de l’enfant avant sa naissance ».

Les invitĂ©s d’honneur Ă  la cĂ©rĂ©monie Ă©taient le vice-prĂ©sident du Parlement Piotr TolstoĂŻ et la vice-prĂ©sidente du Parlement Anna Kouznetsova, crĂ©atrice du fonds Pokrov d’aide aux familles nombreuses et pauvres, ancienne prĂ©sidente de l’Association des organisations pour la protection de la famille auprĂšs de la Chambre sociale de la FĂ©dĂ©ration de Russie. Anna Kouznetsova a soulignĂ© que « les valeurs et les objectifs dĂ©finis par la Russie attirent de plus en plus d’États Â», car ces valeurs sont « les signes d’une sociĂ©tĂ© et d’un ordre mondial sains, elles sont une garantie de sĂ©curitĂ© pour le monde en gĂ©nĂ©ral et pour chaque famille en particulier Â».

La dĂ©claration stipule que la famille est une valeur fondamentale de l’humanitĂ©, qu’elle est le noyau naturel de la sociĂ©tĂ©, qu’elle est fondĂ©e sur le mariage entre un homme et une femme. Elle constate que « l’affaiblissement et la destruction de la famille constituent une menace existentielle pour les peuples, les États et l’humanitĂ© tout entiĂšre Â», car « l’existence et la stabilitĂ© des autres institutions traditionnelles de la sociĂ©tĂ©, ainsi que l’identitĂ© traditionnelle de l’individu, dĂ©pendent de la prĂ©servation et du bien-ĂȘtre de l’institution familiale Â». Elle affirme que « la propagande d’idĂ©es et de valeurs antifamiliales, y compris la propagande du concept de “genre” et des idĂ©es dites de “diversitĂ© des genres” doivent ĂȘtre lĂ©galement interdite aux niveaux national et international Â». Car « il n’y a que deux sexes Â», et « le sexe biologique et l’identitĂ© de genre sont dĂ©terminĂ©s Ă  la naissance et sont immuables Â». Elle souligne aussi que « personne, y compris l’État, n’a le droit de s’immiscer arbitrairement dans les affaires familiales Â», que « les parents ont le droit prioritaire d’Ă©lever leur enfant Â» et « le droit de choisir librement les mĂ©thodes d’Ă©ducation de leur enfant Â». Et « les participants Ă  la DĂ©claration ne reconnaissent pas l’avortement comme un moyen de planification familiale Â».

Parmi les premiers signataires il y a SergueĂŻ Roudov, chef adjoint du Conseil mondial du peuple russe et membre de la Chambre civique de la FĂ©dĂ©ration de Russie, Nina Joukova, coprĂ©sidente de l’Union des femmes orthodoxes, Maria Filina, actuelle prĂ©sidente de l’Association des organisations de protection de la famille, AndreyĂŻ Zoubenko (BiĂ©lorussie), prĂ©sident de la fondation Pokrov pour le soutien de la famille, de la maternitĂ© et de l’enfance, Goulnara DegenbaĂŻeva, coprĂ©sidente de l’Union des femmes pour les valeurs traditionnelles » (Kirghizstan), Pournima Anand (Inde), prĂ©sidente du Forum international des BRICS.

Ci-aprĂšs une traduction de l’intĂ©gralitĂ© des articles de la DĂ©claration.

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