Urticaire athée

La Cour européenne des droits de l’homme va examiner la requête de de l’Union athée de Grèce qui demande la suppression des icônes dans les tribunaux du pays.

Selon les plaignants, la présence d’icônes porte atteinte au principe d’impartialité du tribunal, viole leur droit à un procès équitable, ainsi que leur liberté de pensée, de conscience et de religion. Ils insistent sur le fait que les institutions publiques doivent être totalement exemptes de symboles religieux.

Les tribunaux grecs ont rejeté ces arguments, indiquant que les icônes faisaient partie de la tradition historique et culturelle du pays et ne constituaient pas une forme de pression ou de coercition religieuse. Ils soulignaient que leur présence ne portait pas atteinte aux droits fondamentaux des parties au procès. Les athées se sont donc tournés vers la CEDH, qui vient d’accepter d’examiner la plainte.

Théoriquement elle n’a aucune chance d’aboutir, car la jurisprudence de la CEDH est que les Etats disposent d’une large marge d’appréciation en matière de présence de symboles religieux dans la sphère publique, s’ils sont liés à l’histoire et à l’identité nationales. On se souvient qu’elle avait ainsi rejeté la demande des athées italiens de retirer les crucifix des salles de classe.

Mais l’évolution de la mentalité européenne sous l’influence du wokisme impose d’être attentif…

Le retour du Technate ?

Dans les années 1930 florissait aux Etats-Unis un « mouvement technocratique », qui se scinda en deux branches, dont la plus importante fut « Technocracy Inc. ». Laquelle publia en 1940 cette carte de ce que devaient être les Etats-Unis, rebaptisés « Technate of America ».

On constate qu’en font partie le Venezuela et le Groenland. Entre autres…

Arménie-Russie-UE

Lors de sa grande conférence de presse sur son travail pendant l’année 2025, Serguei Lavrov a fait remarquer que le chiffre d’affaires du commerce entre l’Arménie et la Russie a atteint le niveau record de 14 milliards de dollars, grâce à l’adhésion du pays à l’Union économique eurasienne (UEE).

Lavrov a rappelé que l’Arménie est devenue membre à part entière de l’UEE en 2015, alors que son PIB était de 10,5 milliards de dollars. Aujourd’hui, selon le ministre, le PIB du pays est de 26 milliards de dollars. « Le PIB de l’Arménie a plus que doublé depuis son adhésion à l’Union économique eurasienne. Il est difficile d’ignorer les chiffres qui caractérisent le développement économique de l’Arménie au cours des dix dernières années. »

L’Arménie a été dès 2014 le premier pays à rejoindre l’UEE fondée par la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie. Le président de l’institution est un Arménien, l’ancien Premier ministre Tigran Sarkissian.

Dans le même temps l’actuel gouvernement arménien est européiste et a fait adopter par le Parlement, en mars dernier, une loi enclenchant la procédure d’adhésion à l’UE…

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Lors de cette conférence de presse devant une grand salle pleine de journalistes du monde entier, Lavrov a souligné de nouveau que l’isolation de la Russie n’avait pas fonctionné…

On notera aussi son propos sur le Groenland :

« La Crimée n’est pas moins importante pour la sécurité de la Fédération de Russie que le Groenland ne l’est pour les États-Unis. Mettez-vous à la place des habitants de la Crimée, et beaucoup de choses vous apparaîtront probablement plus clairement. De plus, les habitants de Crimée se sont rendus aux urnes après le coup d’État anticonstitutionnel, lorsque les putschistes arrivés au pouvoir ont déclaré la guerre à la langue russe et envoyé des militants prendre d’assaut le Conseil suprême de Crimée. Personne n’a organisé de coup d’État au Groenland. C’est simplement que, comme l’a déclaré le président américain Donald Trump, ce territoire est important pour la sécurité des États-Unis. »

Ubukraine

Il est urgent de supprimer toute référence à Dostoïevski et à Tolstoï dans l’espace public ukrainien. Les rues portant leurs noms doivent être renommées et les monuments démolis, comme on l’a déjà fait pour Pouchkine, Tourgueniev, Glinka, etc.

L’Institut ukrainien de la mémoire nationale déclare que l’œuvre des deux écrivains est « directement liée à la glorification de la politique impériale russe ». Le fait de donner les noms de Dostoïevski et Tolstoï à des rues, des places et d’autres lieux, ainsi que l’installation de monuments en leur honneur, sont « l’incarnation de la russification ».

Désormais, tous les lieux portant les noms de ces écrivains sont officiellement considérés comme des « symboles de la politique impériale russe », et leur maintien sera qualifié de « propagande de la politique impériale russe ».