Ubukraine

Zelensky, hier, au Forum de Cernobbio, en Italie, où il était venu quémander des sous et des armes et réclamer une fois de plus de pouvoir frapper en Russie en profondeur :

« Lorsque nous parlons de l’Italie ou de quelque autre pays qui a peur que nous frappions le Kremlin — dommage que nous ne puissions pas le faire. Parce que ces armes à longue portée que vous ou certains de vos partenaires possédez, soit environ 200 kilomètres, c’est moins que les distances dont Tajani a parlé. »

On notera que lorsque Zelensky dit regretter de ne pas pouvoir frapper le Kremlin, l’assistance éclate de rire. On ne sait pas si c’est parce que ces gens-là croient que c’est une plaisanterie – mais rien ne le laisse penser dans le ton de la voix ou l’expression, bien au contraire, ou si c’est parce ces tarés trouveraient très amusant que Zelensky fasse partir en fumée l’inestimable patrimoine architectural et religieux du Kremlin.

Tarés, en effet. Car en outre ils ne comprennent même pas que les Russes peuvent rayer Kiev de la carte en quelques secondes, comme ils le montrent pourtant assez chaque fois qu’ils frappent des installations dans l’ouest de l’Ukraine.

Dans sa surenchère de provocation, Zelensky a dit aussi que l’incursion ukrainienne dans la région de Koursk montrait que les « lignes rouges » des Russes ne sont que du bluff…

*

A la Mostra de Venise a été présenté hors compétition un documentaire d’Anastasia Trofimova, réalisatrice russo-canadienne, intitulé « Des Russes à la guerre » : elle a passé plusieurs mois sur le front au sein d’un bataillon russe. Andryi Yermak, le chef du secrétariat de Zelensky, a déclaré que c’était « honteux » qu’un tel « film de propagande » soit projeté à Venise, alors que les « personnalités de la culture russe » n’ont pas le droit de « travailler dans le monde civilisé ». Sic. Pour la productrice ukrainienne Darya Bassel c’est un « exemple parfait de pure propagande russe », et pour la cinéaste ukrainienne Iryna Tsilyk c’est du « vomi » : on ne comprend pas comment la direction du festival a pu programmer quelque chose qui « sent aussi mauvais ».

Pour apprécier ces propos à leur juste valeur de délire, on citera seulement ce que répond Anastasia Trofimova :

« Cette co-production franco-canadienne est un documentaire anti-guerre. L’insinuation selon laquelle il s’agirait d’une propagande orchestrée par la Russie est absurde, sachant que je suis menacée de poursuite pénales en Russie. Je condamne sans ambiguïté l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe et reconnais la légitimité des enquêtes lancées par la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en Ukraine. J’espère que mon film pourra être vu, apprécié ou contesté pour lui-même, et non sur la base de simples suppositions, et que le type de débat qu’il contribuera à nourrir pourra aider à la paix. »

Peut-être va-telle même finir par ouvrir les yeux…


En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

2 réflexions sur “Ubukraine

  1. Ce qui retient les Américains et leurs larbins de fournir ce genre d’armes à Zelenski, c’est probablement le fait que Poutine a menacé de fournir des fusées anti navires aux Houtis et à d’autres pour couler illico leurs magnifiques bâtiments en représailles…

    C’est la seule menace capable de retenir les Amerloques décadents et dégénérés.

    J’aime

Laisser un commentaire