De la férie

On fait mémoire de « l’Impression des saints Stigmates de saint François ». Dans le calendrier bénédictin c’est sainte Hildegarde, avant-dernière nommée dans le martyrologe romain ; dont voici une hymne au Saint-Esprit.

O ignis Spiritus Paracliti,
vita vite omnis creature,
sanctus es vivificando formas.

O Feu du Paraclet Consolateur
vie de la vie de toute créature,
tu es saint, qui donnes la vie aux formes.

Sanctus es ungendo periculose fractos,
sanctus es tergendo fetida vulnera.

Tu es saint, qui soulage les grands blessés,
tu es saint, qui purifie les blessures fétides.

O spiraculum sanctitatis, o ignis caritatis,
o dulcis gustus in pectoribus
et infusio cordium
in bono odore virtutum.

O Souffle de sainteté, ô feu de Charité,
ô goût très doux dans la poitrine,
et infusion des cœurs,
dans la bonne odeur des vertus.

O fons purissimus,
in quo consideratur, quod Deus alienos colligit
et perditos requirit.

O Fontaine très claire,
qui montre comment Dieu rassemble ceux qui errent
et cherche ceux qui sont égarés.

O lorica vite
et spes compaginis membrorum omnium
et o cingulum honestatis,
salva beatos.

O Bouclier de la vie
espoir d’union de tous les membres,
Toi, ceinture de la vertu,
sauve les bienheureux.

Custodi eos
qui carcerati sunt ab inimico,
et solve ligatos
quos divina vis salvare vult.

Garde ceux
que l’ennemi enchaîna,
et délivre les asservis,
que la puissance divine choisit de sauver.

O iter fortissimum, quod penetravit omnia
in altissimis et in terrenis et in omnibus abyssis,
tu omnes componis et colligis.

O Voie puissante, pénétrant en tous lieux,
dans le haut des cieux et sur terre et dans tous les abîmes:
tu réunis et rassembles tous.

De te nubes fluunt, ether volat,
lapides humorem habent,
aque revulos educunt
et terra viriditatem sudat.

Tu fais flotter les nuages et voler les airs
tu fais que les rochers exhalent leur humeur,
et forment des ruisseaux
et que la terre exsude la viridité.

Tu etiam semper educis doctos,
per inspirationem sapientie letificatos.

Et toujours tu formes les doctes
rendus heureux par l’inspiration de la sagesse.

Unde laus tibi sit,
qui es sonus laudis
et gaudium vite,
spes et honor fortissimus,
dans premia lucis.

Loué sois-tu,
qui es le son de la louange
et la joie de la vie,
espoir et honneur puissant,
qui prodigues les dons de la lumière.


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3 réflexions sur “De la férie

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