La surprise roumaine

Au début de la campagne présidentielle, le candidat indépendant « d’extrême droite » (nationaliste, populiste, complotiste, religieux, prorusse, etc.) Călin Georgescu était crédité de 2% des voix. Il arrive nettement en tête du premier tour, avec tout près de 23% des voix.

Deuxième surprise : le Premier ministre européiste pro-Ukraine et tout et tout Marcel Ciolacu, qui devait remporter l’élection, arrive troisième avec 19% des voix.

Il est devancé de quelques milliers de voix par la présidente du parti libéral Elena Lasconi, qui avait fait campagne pour le oui au référendum constitutionnel interdisant le « mariage » entre personnes de même sexe, et par le fait avait été interdite de candidature aux élections européennes (telle est la démocratie roumaine). Elle est seulement maire d’une ville de 30.000 habitants.

Enfin, le candidat « d’extrême droite » dont on redoutait la « percée », George Simion, du parti Alliance pour l’unité des Roumains, arrive en quatrième position avec 14% des voix.

Le second tour aura lieu le 8 décembre. Sans le favori éliminé. Et avec une « extrême droite » qui sort du premier tour avec près de 37% des voix.

Entre temps auront lieu, le 1er décembre, les élections législatives. Où l’on redoute évidemment une montée spectaculaire de « l’extrême droite » – parce que les Roumains, qui sont pauvres, en ont assez de payer pour l’Ukraine…


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3 réflexions sur “La surprise roumaine

  1. Il faut vite que l’Union Européenne envoie une mission d’observation car ces élections sont bien évidemment entachées d’irrégularité. Il faut remettre ce pays dans le droit chemin des valeurs de l’Europe !

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    • Pour éviter ces désagréables surprises la prochaine fois,  l’Union Européenne imposera le vote électronique et le programme Dominion qui a résolu ces problèmes à la grande satisfaction de Biden en 2020 et de Macron en 2022. Aux USA en 2024, il semble qu’il y ait eu un couac.

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  2. Călin Georgescu a aussi, parmi beaucoup d’autres expériences, celle des instances internationales si néfastes à nos pays, y compris dans le domaine de l’agriculture (produits toxiques). Il s’est montré aussi très sceptique par rapport à la plandémie covidesque.

    Évidemment tout va être fait pour le transformer dans les media occidentaux de grands chemins en horrible successeur de Codreanu, dont personne ne connaît vraiment et surtout dans le monde occidental, la véritable personnalité et son véritable engagement, dans la Roumanie déjà bien compliquée de l’entre-deux guerres mondiales. En plus le système va faire le maximum pour garder la Roumanie dans son territoire d’occupation otanesque, et donc celui des États-Unis qui ont tellement l’habitude de faire faire la guerre par les autres et de les abandonner quand la situation se dégrade.

    Bref, c’est pas encore gagné pour Călin Georgescu et les Roumains qui veulent essayer de reprendre un peu d’indépendance, d’autant qu’à côté en Moldavie, la Maia Sandu (diplômé des universités nord-américaines, grande croix de la Légion d’honneur décernée récemment par le président de la république française) a eu la majorité aux dernières élections (grâce aux Moldaves résidant en Occident, pas sûr que ceux travaillant en Russie aient pu voter) pour l’entrée de son pays  dans l’UE.

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