La provocation déjouée

Le FSB a déjoué une tentative de provocation des services ukrainiens cornaqués (comme d’habitude) par les Anglais.

Un pilote de chasse de l’armée russe a été approché par vidéo : s’il détournait un Mig-31 on lui donnait 1 million de dollars, et si le Mig transportait un missile Kinjal on lui promettait 3 millions, dans n’importe quelle devise, sous quelque forme que ce soit. Il aurait une nouvelle identité, une nouvelle citoyenneté, et il pourrait réaliser ses « rêves les plus fous et au-delà ». Comme il n’était que copilote il devrait empoisonner le chef pilote pendant le vol. L’avion devait se poser sur la plus grande base de l’OTAN en Roumanie. L’homme fit remarquer qu’il n’était pas assez expérimenté pour faire atterrir un Mig. Qu’à cela ne tienne, un pilote ukrainien allait lui donner des cours sur un simulateur de vol.

Mais l’homme a tout raconté à ses supérieurs, vidéos à l’appui.

Pour le FSB, il est manifeste que les organisateurs du détournement avaient l’intention d’abattre l’avion au-dessus de la Roumanie, et de dénoncer une provocation russe sans précédent.

Selon le célèbre pilote de chasse Andrey Gribov, « il est tout simplement impossible pour le second pilote (qui est avant tout le navigateur) de faire atterrir l’avion tout seul ».


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2 réflexions sur “La provocation déjouée

  1. Quand vont se réveiller, à l’instar des russes et hongrois, les roumains et polonais concernant le traitement de leurs ressortissants en Ukraine, et la mémoire de leurs ancêtres persécutés voire massacrés par ceux dont la mémoire est célébrée dans ce pays?

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  2. Je ne sais pas si c’est vrai (après tout, il y a une guerre, il y a de la propagande… ça fait partie du jeu). Mais si ça l’est, cette affaire me laisse perplexe.

    A. Gribov précise que le navigateur peut piloter l’avion si le pilote fait un malaise qui le laisse inconscient (sans doute le temps de descendre vers une altitude basse où un masque n’est plus nécessaire, par exemple).
    Si vous regardez des photos du cockpit d’un MIG-31, vous pouvez voir que le NOSA (Navigateur Officier de Systèmes d’Armes chez les français) en place arrière a un petit manche tout simple et un palonnier (et quelques instruments), mais il n’a pas une grande visibilité vers l’avant, malgré la présence d’un périscope. Le radar et le système d’armes prennent beaucoup de place.
    On le voit mal faire du combat au canon. Poser l’avion est sans doute délicat.

    Quand à convaincre un NOSA russe de détourner l’avion…
    Saboter le masque à oxygène ne doit pas être simple si les russes font attention au matériel et à leur rangement.
    Prétendre former le NOSA à l’atterrissage sur un simulateur et par un ukrainien ?
    Les seuls utilisateurs connus du MIG-31 sont la Russie (en service) et le Kazakhstan (retiré).

    Penser ainsi capturer un exemplaire intact semble suspect.
    La thèse du pigeon qu’on manipule pour déclencher un incident parait plausible.

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