L’Eglise woke

Extrait du sermon de ce qui est présenté comme la « messe » de France 2, hier, dans une grange de Franche-Comté, en présence de jeunes paysans, et avec des vaches à côté de ce qui sert d’autel… Le prédicateur n’hésite pas à appeler son affligeante anecdote « une petite parabole »…

« Prenons donc parmi vous un jeune père. Le père d’un nouveau-né. Jusque-là, comme tout homme normalement constitué, il aimait bien dormir stout son saoul pendant la nuit. Et voilà qu’un petit bout le réveille toutes les deux ou trois heures. En plein milieu de la nuit, il se lève et, les yeux collés, les pieds nus, les cheveux en bataille, il prépare le biberon, et il est heureux. Il est heureux au moment même, il sera heureux toute la journée, il aura une mine déterrée, il boira des litres de café, et il sera heureux. Comment pourrait-il en être autrement ? Cet appel dans la nuit, et cette réponse aimante, c’est sa vocation. »

Sic.

Tel est donc le monde woke que promeut l’Eglise dite catholique, dans sa « messe » phare du dimanche à la télévision.

Mais le monde tel que Dieu l’a créé n’est pas du tout celui-là. Dans le monde que Dieu a créé, le nouveau-né n’est pas né du père, il a une mère, et si cette femme est normalement constituée, quand le bébé la réveille la nuit, elle lui donne le sein.

Etrange Eglise qui supprime la mère et qui oblige le nouveau-né à être privé du sein maternel, dont l’existence même est niée…

Non, la vocation du jeune père n’est pas de faire des biberons et de remplacer la mère. Sa vocation de jeune paysan est de faire tourner sa ferme autant que l’Etat le lui permet encore, sans devoir boire « des litres de café », ce qui finirait par le rendre malade.

Du moins c’était ainsi avant l’Eglise woke qui ose se prétendre catholique.

Entretenir la psychose

La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Beate Meinl-Reisinger, a déclaré dans une interview au journal allemand Die Welt que son gouvernement est prêt à reconsidérer la position de neutralité de son pays et à envisager une adhésion à l’OTAN.

Car la neutralité en soi « ne nous protégera pas » face à une « Russie de plus en plus agressive ».

Elle reconnaît toutefois qu’il n’existe pas actuellement de majorité parlementaire ou publique en Autriche en faveur d’une adhésion à l’OTAN. (D’autant que la neutralité est inscrite dans la Constitution.) Mais elle affirme que les débats pourraient être « fructueux »…

Comme il paraît loin le temps où la ministre autrichienne des Affaires étrangères invitait Vladimir Poutine à son mariage… C’était Karin Kneissel, en 2018. Et depuis lors elle s’est installée en Russie, où elle ne se prive pas de donner son opinion…

Addendum

Karin Kneissel, qui dirige aujourd’hui le Centre d’observation géopolitique des questions clés pour la Russie (G.O.R.K.I.) à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, fait remarquer que la Russie peut mettre son veto à l’adhésion de l’Autriche à l’OTAN. La neutralité de l’Autriche était une idée de l’Union soviétique. Le traité du 15 mai 1955 qui a établi la République autrichienne, signé par les quatre alliés, « sert également de base juridique à la neutralité, qui a ensuite été officialisée par le Parlement autrichien à l’automne 1955 ». « Le Parlement autrichien ne peut pas simplement abolir la neutralité, même à la majorité des deux tiers, et déclarer : “Nous adhérons à l’OTAN”. Le rôle des quatre alliés qui ont signé le traité de 1955 doit toujours être pris en compte. Bien sûr, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis seraient très probablement ravis de dire : “L’Autriche est la bienvenue au sein de l’OTAN.” Mais la Russie, en tant que successeur de l’Union soviétique, pourrait très bien exercer son droit de veto. C’est l’argument juridique. »

Leur Eglise

Edward Peters était l’un des canonistes les plus réputés des Ets-Unis. Il enseignait au séminaire du Sacré-Cœur de Detroit depuis 2005. Le nouvel archevêque, Edward Weisenburger, vient de le virer. Sans donner la moindre raison, parce qu’il n’a pas à parler publiquement de la gestion du personnel de son séminaire.

La raison est simple : Edward Peters est trop « conservateur », et il avait osé critiquer, en tant que canoniste, l’ancien pape François.

Quelques jours auparavant, deux autres professeurs ont été congédiés, tous deux également connus comme « conservateurs » : Ralph Martin et Eduardo Echeverria, professeurs de théologie. Le premier avait été nommé par Benoît XVI consulteur au Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

Edward Weisenburger s’est fait connaître comme l’archevêque qui a quasiment interdit la messe traditionnelle dans son diocèse et a même interdit toute célébration ad orientem.

Ubukraine

L’armée ukrainienne (précisément le Commandement opérationnel ouest, de Lvov) a publié une vidéo qui pour inciter les hommes à s’engager sur le front leur montre comment la vie sera idyllique après la victoire. C’est-à-dire en… 2062. Sic. Alors l’Ukraine aura retrouvé ses frontières de 1991, elle sera dans l’UE et elle aura l’euro, elle sera non seulement dans l’OTAN mais elle aura l’armée la plus puissante de l’OTAN (sic, et l’on voit un porte-avion ukrainien avec des avions de chasse), le pays sera prospère et tout le monde vivra heureux avec une grande famille. Donc engagez-vous pour que ce tableau du bonheur national absolu devienne la réalité.

Toutefois, le fait que la famille idéale du bonheur ukrainien dans l’UE soit (forcément) multiraciale suscite des commentaires quelque peu acerbes. « Nous assistons soit à un blanchiment d’argent dans les médias, soit à un déracinement brutal des gens de la réalité », dit par exemple le 46e régiment d’artillerie, réagissant en tant que tel. Quant aux néo-nazis d’Azov, ils sont hors d’eux…