L’Eglise LGBT

L’agence catholique allemande de presse KNA rapporte que la commission scolaire de la conférence des évêques allemands prépare un document de 20 pages, pour les écoles catholiques, sur la « diversité sexuelle ».

Le projet stipule que les écoles doivent respecter et rendre plus visibles les élèves « non binaires » et « non hétérosexuels ». Il affirme qu’il est essentiel « d’identifier et de réduire les irritations et les incertitudes existant dans le traitement de la diversité de l’identité sexuelle ».

Le texte attire l’attention sur le fait que de nombreux « élèves queer » traversent des années d’insécurité intérieure et de doute douloureux, et il dénonce « les préjugés, la discrimination et le harcèlement » à l’encontre de ces élèves.

Le document serait une réponse à une enquête menée auprès de 2.000 élèves, enseignants et parents d’écoles catholiques sur la « diversité des identités sexuelles ». Selon l’enquête, réalisée par l’Institut berlinois pour l’éthique et la politique chrétiennes, environ 20 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes ou témoins de discrimination à l’encontre d’« élèves homosexuels, transgenres ou non binaires, c’est-à-dire queer ».

Selon le projet de texte, l’objectif d’une « école favorable aux personnes queer » devrait être de soutenir le « développement holistique de la personnalité » des enfants et des adolescents. Cela inclut également la mise à disposition par les écoles d’un espace « dans lequel les enfants et les adolescents peuvent acquérir une certitude quant à leur orientation sexuelle et leur identité de genre ».

Oui, on parle bien des écoles catholiques…

Sainte Anne

A l’occasion du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic au lieu qui deviendra Sainte-Anne-d’Auray, la maison de disques Ad Vitam a publié un disque fort intéressant, intitulé Ode à sainte Anne, où les chœurs de la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray font une démonstration de tous leurs talents, interprétant des œuvres de la Renaissance à nos jours. On y trouve aussi la première des antiennes de l’office qui fut composé par dom Guéranger en 1872 à la demande de Mgr Bécel évêque de Vannes. La voici, en alternance avec les trois premiers versets et la doxologie du psaume 109. J’ajoute les textes des autres antiennes du jour. (Le disque se poursuit par de brefs et beaux motets de Guillaume Le Dréau sur plusieurs des antiennes.)

Laudemus Annam gloriosam in generatione sua, quia benedictionem dedit illi Dominus.

Louons Anne glorieuse en sa génération parce que le Seigneur lui a donné sa bénédiction.

Anna, filia Regum, conjux Joachim, Mater almæ Virginis, benedictus fructus ventris tui.

Anne, fille de rois, épouse de Joachim, mère de la sainte Vierge, le fruit de ton sein est béni.

Gaude, mater magnæ Prolis, ex te enim processit rutilans stella sumi Solis.

Réjouis-toi, mère d’une enfant merveilleuse, car de toi est sortie la rutilante étoile du suprême Soleil.

Inclyta stirps Jesse virgam produxit amœnam, ex qua processit flos mira plenus odore.

L’illustre souche de Jessé a engendré une tige pleine de grâces, d’où est sortie une fleur d’admirable odeur.

Ecce tu felix es, Anna sancta, ecce tu felix es, Genitrix matris Dei.

Te voici heureuse, sainte Anne, te voici heureuse, génitrice de la Mère de Dieu.

Sommet d’indécence

L’étape du Tour de France, aujourd’hui, est amputée de 36,8 km. Pourquoi ? Parce qu’on a découvert qu’un troupeau, dans le secteur d’un col que devaient franchir les coureurs, est atteint de dermatose nodulaire.

Mais chacun sait que cette maladie n’est pas transmissible à l’homme. Et d’ailleurs il n’y a aucune restriction de circulation… Sauf donc pour les coureurs cyclistes, même ceux qui n’ont pas un regard de bovin.

Alors pourquoi cette décision sans précédent ?

Par respect pour les éleveurs qui sont dans le désarroi, osent dire les organisateurs de la course, selon les présentateurs du Tour à la télévision, parce que cette maladie oblige à tuer tous les animaux… Eh non, ce n’est pas la maladie qui oblige à tuer tous les animaux, c’est le gouvernement. Et l’on ne voit vraiment pas en quoi c’est un signe de respect des éleveurs que de les éviter… comme la peste.

Ursule et son gang

L’arrêt rendu le 23 juillet dans l’affaire James Flett contre la Commission européenne, qui donne raison au fonctionnaire contre la toute-puissante Commission, ce qui n’est déjà pas banal, ne condamne pas en fait la Commission européenne en tant que telle, mais le gang de la présidence, les affidés d’Ursule van der la hyène nommés par elle seule… (C’est la démocratie façon Zelensky, d’où les si fortes accointances…)

James Flett était candidat en 2022 à un poste important dans le domaine de la politique commerciale. Il était le candidat idoine, mais c’est un autre qui a été choisi. Les auditions n’avaient même pas été menées par Ursule, mais par son homme de main l’omniprésent Björn Seibert, chef de ses porte-flingue. Or c’est la présidente de la Commission qui devait impérativement les mener, et non son chef de cabinet. Par conséquence, la nomination de celui qui avait été retenu est invalidée.

Même le site euromaniaque Euractiv en vient à reconnaître :

« Cette décision illustre aussi le rôle démesuré pris le cercle restreint d’Ursula von der Leyen, et en particulier par Björn Seibert. »

Et vous savez qui est la personne qui avait été nommée ? Mikko Huttunen, l’avocat principal de l’équipe de la Commission chargée des « vaccins » contre le covid…

L’Eglise LGBT

Le « Réseau mondial des catholiques arc-en-ciel » (Global Network of Rainbow Catholics : GNRC) tiendra sa cinquième réunion annuelle du 21 au 25 août à Madrid, pour discuter de « l’avenir des catholiques LGBTQ+ ». En plein accord avec le cardinal archevêque Mgr Cobo Cano.

Le GNRC est une organisation qui chapeaute des groupes LGBT du monde entier, dont certains, comme New Ways Ministry, sont mieux connus que le GNRC lui-même.

Fondé en 2015 à Rome, le GNRC affirme s’être inspiré du Synode sur la famille… Son idéologie est sans ambiguïté : ses deux coprésidents sont « mariés » à une personne du même sexe. Plusieurs de ses dirigeants ont été reçus en octobre 2023 par François qui leur aurait dit : « Allez de l’avant ».

Le rassemblement de Madrid recevra notamment l’ancien prêtre dominicain James Alison. Il a été réduit à l’état laïc dans les années 2010 en raison de sa vie sexuelle et de son militantisme LGBT. En 2017 François l’a reçu et lui aurait dit : « Je veux que vous marchiez dans une profonde liberté intérieure, en suivant l’Esprit de Jésus. Et je vous donne le pouvoir des clés. Comprenez-vous ? Je vous donne le pouvoir des clés. » Prédicateur itinérant et organisateur de retraites un peu partout, James Alison est aujourd’hui basé à Madrid.

L’un des groupes LGBT chargés d’organiser la réunion du GNRC à Madrid a été reçu en audience par le cardinal archevêque de Madrid, José Cobo Cano. Décrivant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par l’archevêque, le groupe a déclaré : « Nous avons partagé avec lui la joie de co-organiser la prochaine Assemblée mondiale du GNRC et avons profité de l’occasion pour renforcer nos liens… Nous continuons à construire des ponts vers une Église plus inclusive. »

Mgr Cobo, nommé par François, est connu pour avoir condamné les oppositions qui se faisaient jour en Espagne après la publication de Fiducia Supplicans, déclarant qu’il allait « appliquer pleinement la doctrine du pape » sur les bénédictions aux couples de même sexe.