La fête de la famille russe

Le saint prince Pierre et la sainte princesse Febronia ont toujours été en Russie les saints patrons du mariage et de la famille, et leur fête, le 8 juillet, largement célébrée avant la révolution bolchevique. Elle est revenue après la chute de l’URSS, et en 2008, à l’instigation de la femme de Medvedev qui était alors président, c’est devenu officiellement le Jour de la famille, de l’amour et de la fidélité, un jour férié. Des défilés officiels, des processions, des kermesses sont organisées un peu partout par les nombreuses organisations de promotion de cette fête.

Cette année la participation a fait un bond : plus de 400.000 personnes selon les premières estimations, soit près du double de l’an dernier. Andrei Kormukhin, président du mouvement Famille, coordinateur des comités d’organisation, déclare :

« Le Défilé familial panrusse a eu lieu dans plus de 150 villes, avec plus de 400.000 participants, de Moscou à Saint-Pétersbourg, de Vladivostok à Kaliningrad, de Sotchi à Mourmansk, dans l’Oural, en Sibérie et dans la grande majorité des régions russes. Dans les régions frontalières, le défilé s’est déroulé dans des écoles, des jardins d’enfants, des centres culturels. Le succès de la Parade familiale a prouvé une vérité importante : pour notre société traditionnelle, la famille est une valeur bien plus importante que celles qui nous ont été imposées pendant de nombreuses années lorsque nous avons emprunté des idées à l’Occident. La Russie renaît, nos familles renaissent. Nous devons tous nous rappeler que chacun d’entre nous est le fruit de l’amour de deux cœurs et que nous n’existerions pas si nos pères et nos mères ne s’étaient pas rencontrés un jour. Aujourd’hui, alors que la Russie entre dans une nouvelle ère, il est temps d’abandonner les valeurs de l’individualisme et de l’épanouissement personnel et de revenir aux valeurs familiales traditionnelles telles que la maternité, l’enfance, les familles nombreuses et les foyers solides. Comme l’a déclaré notre président Vladimir Poutine le 3 juillet, il est temps de remettre la famille au goût du jour. »

Saint Jean Gualbert

Intercéssio nos, quǽsumus, Dómine, beáti Ioánnis Abbátis comméndet : ut, quod nostris méritis non valémus, ejus patrocínio assequámur.

Que l’intercession du bienheureux abbé Jean, nous recommande, s’il vous plaît, auprès de vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites.

On trouvera les diverses notes que j’ai publiées sur le fondateur du monastère de Vallombreuse en tapant son nom dans le cadre qui apparaît ici.

On fait mémoire des saints Nabor et Felix, que j’ai évoqués ici et .

Le martyrologe de ce jour mentionne d’autre part un des nombreux saints évêques de Lyon : Viventiole. Moine de Saint-Claude dans le Jura, il fut évêque de Lyon de 515 à 523 et y présida un concile. Il participa à la création du monastère d’Agaune avec saint Avit de Vienne. Il fut enterré dans l’église Saint-Nizier de Lyon. En 1308 on y découvrit son épitaphe (qui a disparu depuis lors). La 7e ligne était donnée comme illisible et le restera à jamais…

Notre évêque Viventiole, homme puissant par ses mérites, repose dans ce tombeau. Voix de l’éloquence, héraut de la parole, honneur des moines, il a été pour l’Église et les peuples un objet d’admiration. Ne laissant aucun degré des ordres divins sans l’avoir mérité et exercé. Retiré de ce monde (…).

Que ta fête, entre celle des saints, soit à Lyon un jour des plus honorés par un grand concours de fidèles. Les corps sanctifiés de deux frères reposent ici, tous deux évêques, égaux par leurs mérites, cohéritiers du Christ.

Bon pasteur, perle de l’épiscopat, sois propice à nos prières et souviens-toi de nous quand tu seras invoqué,

Le IV des ides de juillet. [12 juillet]

« Deux frères reposent ici, tous deux évêques. » On ne sait pas si le frère de saint Viventiole est saint Rustique, dont l’épitaphe précède la sienne (et dont on ne sait rien d’autre), ou saint Etienne, qui fut son prédécesseur immédiat.

Toujours la Hongrie

La Hongrie est le premier pays européen à dénoncer le recrutement forcé de chair à canon en Ukraine. Parce qu’un homme de la minorité hongroise en est mort.

Il s’appelait József Sebestyén, il avait 45 ans. Comme il résistait à l’enrôlement sauvage, il a été arrêté, et si violemment frappé qu’il est mort à l’hôpital au bout de trois semaines d’agonie.

Le gouvernement hongrois a convoqué l’ambassadeur d’Ukraine pour condamner les actes « atroces et inacceptables » des agents de recrutement ukrainiens et demander des explications.

Ce matin, lors de son émission hebdomadaire sur Radio Kossuth, Viktor Orban a évoqué le fait et souligné que ce meurtre n’aurait pas été commis si la guerre avait été arrêtée ou empêchée. Il a rappelé le récent référendum par lequel les Hongrois ont dit non à 95% à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, et a souligné qu’un pays « où les gens sont battus à mort pour avoir résisté à la conscription forcée ne peut pas être membre de l’UE ».

La tyrannie qui s’installe

Il ne se passe pas de semaine qu’on n’apprenne une initiative contre les libertés, ici ou là, dans tel ou tel domaine.

En France, la dernière en date est celle d’Aurore Bergé, ministre « en charge de la lutte contre les discriminations ». Elle a annoncé que l’Etat va mettre en place une « coalition » de lobbies de la subversion morale et sociale, qui vont bénéficier de fonds publics supplémentaires (alors qu’ils sont déjà grassement subventionnés), pour dénoncer auprès de l’Arcom les contenus non conformes en ligne. Ces « associations » seront « en lien direct avec l’Arcom de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».

Les lobbies sont : le Crif, la Fédération des centres LGBTI +, Flag !, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, SOS Homophobie, SOS Racisme et Addam.

En Allemagne, puisque l’interdiction de l’AfD (désormais l’un des trois plus grands partis, et de loin le premier à l’est) est en panne, on prend d’autres moyens. La Rhénanie-Palatinat interdit désormais l’accès à la fonction publique aux membres de l’AfD.

Comment peut-on faire cela légalement ? C’est simple. Pour être embauché il faut signer une déclaration disant qu’on n’appartient pas à une organisation extrémiste. Or l’Office fédéral de protection de la Constitution a défini l’AfD comme « extrémiste » en mai dernier.

Rappel : en URSS, la cinquième direction du KGB était celle de la protection de la Constitution : c’était la police politique et idéologique chargée de la chasse des dissidents et de la surveillance des groupes religieux.

La fabrique de la psychose

Emmanuel Macron, qui passe son temps à faire le tour des capitales pour alerter sur l’éminent et imminent risque russe, appeler à aider l’Ukraine, et demander un renforcement militaire de l’Europe, fait savoir qu’il prononcera dimanche, veille du 14 juillet, un discours « avec des annonces très importantes, pour tirer les conclusions de l’état des menaces ».

Le fantasme prend des proportions vraiment pathologiques.

Et pour renforcer encore la psychose, ou la tentative de provoquer la psychose (juste pour tenter de faire oublier les vrais et graves problèmes, dont ceux qui ont été provoqués par les sanctions psychotiques contre la Russie), il a envoyé le chef d’état-major des armées, le général Burkhard, faire une conférence de presse. Le chef de la grande muette parle, exceptionnellement, parce que les Français doivent savoir que la situation est exceptionnellement grave.

Voici quelques échantillons des délires du général Burckhard :

La Russie a désigné la France comme son premier adversaire en Europe.

La Russie possède tous les attributs d’un État totalitaire : une capacité de décision centralisée, un conditionnement de la population.

Il s’agit d’une menace durable proche et dimensionnante (sic). À l’horizon 2030, la Russie constituera une vraie menace à nos frontières.

L’objectif de Poutine est d’affaiblir l’Europe et démanteler l’OTAN.

La guerre est déjà là en Europe.