Dimanche des Rameaux

Giotto, Padoue.

Le répons que l’on chante à la fin de la procession en entrant dans l’église, par les moines de Ligugé en 1958.

℟. Ingrediénte Dómino in sanctam civitátem, Hebræórum púeri resurrectiónem vitæ pronuntiántes, * Cum ramis palmárum : Hosánna, clamábant, in excélsis.
. Cum audísset pópulus, quod Iesus veníret Ierosólymam, exiérunt óbviam ei. * Cum ramis palmárum : Hosánna, clamábant, in excélsis.

℟. Comme le Seigneur entrait dans la ville sainte, les enfants des Hébreux annoncèrent la résurrection de celui qui est la vie. * Et, tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !
. Ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, le peuple sortit au-devant de lui ; * et tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !



Délire russophobe

Les organisateurs du concours Word Press Photo ont annulé l’invitation de Mikhaïl Terechtchenko, journaliste russe lauréat cette année dans la catégorie « Reportages pour la région Europe ». Le motif de l’annulation est « l’augmentation des tensions sur le continent européen ».

Le jury de Word Press Photo lui décerne un prix. L’organisateur refuse qu’il vienne le chercher à Amsterdam…

C’est « un acte d’automutilation de Word Press Photo », commente Maria Zakharova, et sur le motif avancé : « C’est une telle honte qu’ils feraient mieux de se taire. »

« Cela défie assurément le sens commun et va à l’encontre de l’esprit de solidarité journalistique », a déclaré le porte-parole du Kremlin.

Mais il ne peut pas y avoir de solidarité avec des journalistes russes, qui ne peuvent être que des propagandistes du Kremlin, et d’ailleurs on attend les sanctions que les organisateurs du concours Word Press Photo ne vont pas manquer de prendre contre un jury manifestement payé par Poutine.

Les pharmaciens de la culture de mort

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, sur l’euthanasie :

« Nous ne solliciterons pas de clause de conscience sur ce sujet. »

« Notre monopole et notre éthique professionnelle l’exigent. » Sic. L’éthique du tueur diplômé.

Il y a un an, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) avait déjà été claire sur le fait que le pharmacien « ne peut être un frein ou un obstacle à la volonté du patient et à la bonne exécution de la loi ». Elle avait ajouté :

« En entrant dans la profession, le pharmacien accepte et intègre la dimension collective de sa fonction et en assume les responsabilités et les conséquences. La dimension collective prime pour l’Ordre. »

Collectiviste, oui. Le collectivisme totalitaire de la culture de mort.

Icônes sauvées et icônes volées

J’ai évoqué mardi le monastère Saint-Nicolas de Gornal, dans l’oblast de Koursk, qui jouxte la frontière ukrainienne, transformé en place forte par 300 soldats de l’armée ukrainienne qui y sont retranchés et doivent y rester aussi longtemps que possible, jusqu’à la mort, pour que Zelensky puisse continuer de dire que son armée occupe une partie du territoire russe…

L’armée russe a commencé hier l’assaut du monastère, en s’en approchant par les bois qui sont à l’est. Le monastère surplombe la rivière qui fait la frontière, et il est un véritable château-fort, avec ses murs de plus d’un mètre et ses caves, même si les deux églises ont été détruites par les bombardements. « Les soldats nous écrivent pour nous demander comment faire », dit le hiéromoine Mélèce. Ce serait bien de sauvegarder le monastère, dit-il, mais ce qui importe d’abord est la vie des soldats.

Le hiéromoine Mélèce, qui est devenu aumônier militaire, est connu dans la région parce que, avec deux autres prêtres, il n’a pas arrêté de se démener, sous les bombes (il a été blessé à la jambe par un éclat d’obus) et pris en chasse par les drones (son alter ego Igor Vasyoukov en a abattu deux au fusil), pour évacuer les habitants, et aussi pour sauver les icônes, les vêtements liturgiques et les instruments du culte dans les églises dévastées par les Ukrainiens. Du moins ce qui reste après le pillage. Une trentaine d’icônes historiques ont été rassemblées à Koursk le 7 avril. Du monastère Saint-Nicolas les fidèles n’ont pu sauver que quelques icônes, dont celle de la Mère de Dieu Souveraine. Le hiéromoine Mélèce sait que les Ukrainiens ont volé les autres grandes icônes, qui sont très lourdes, en les traînant dehors avec des cordes, et qu’elles sont en vente actuellement en Ukraine.

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Le monastère est connu pour son atelier de vêtements liturgiques.