Document polonais

— Et si Poutine décidait d’envahir notre pays ?
— Est-ce que Poutine est ici avec nous dans ce studio, dans cette salle ? Avez-vous ces symptômes depuis longtemps ?

Ci-dessous la traduction de la transcription intégrale de l’interview de Grzegorz Braun, président du parti polonais Confédération, par la télévision régionale polonaise des Beskides. (Où l’on vérifie que les médias polonais sont aussi pourris que les nôtres. La présentation est d’une mauvaise foi digne de nos fleurons de presse.)

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Samedi de la Passion

Evangéliaire du XIe siècle, Burney ms. 19, British Library.

L’évangile de ce jour anticipe sur les Rameaux, mais il contient beaucoup d’autres choses, et qui sont amenées de façon mystérieuse. Voilà des païens qui viennent adorer à Jérusalem. Ils sont encore païens, mais ils savent que c’est à Jérusalem qu’on adore le vrai Dieu. Ils s’approchent de Philippe, pour parler en grec à un apôtre qui a un nom grec. Ils disent à Philippe qu’ils veulent voir Jésus. Ce Jésus à qui Philippe demandera bientôt de lui montrer le Père, et à qui Jésus répondra : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Philippe les conduit à André, l’autre apôtre qui a un nom grec. Puis tous deux vont voir Jésus. Jésus paraît ne rien leur répondre à propos des païens qui veulent le voir. Comme s’il ignorait purement et simplement la demande. Mais le discours qu’il tient alors est l’annonce du salut proposé à tous les païens, par la Croix.

« Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. » La gloire, c’est la croix, comme le souligne fortement saint Cyrille d’Alexandrie dans son commentaire de saint Jean. La Croix est l’instrument de la manifestation de la gloire du Fils de l’homme, qui sera pleinement accomplie par la résurrection.

Et l’on remarque alors que ce propos renvoie à un propos tenu juste avant la Transfiguration, selon les trois synoptiques : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup (…) et qu’il ressuscite le troisième jour. »

Ensuite c’est encore plus net : « Celui qui aime sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde, la conserve pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, mon serviteur sera aussi. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » Dans les synoptiques, avant la Transfiguration : « Qui voudrait sauver son âme la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » Et : « Si quelqu’un veut venir à ma suite (…) qu’il prenne sa croix et vienne à moi. »

Dans son évangile, saint Jean ne parle pas de la Transfiguration. Il ne parle pas non plus de l’Agonie au jardin des oliviers. C’est l’essentiel, mystique, de ces deux épisodes, qui est ici évoqué, comme l’avait remarqué Xavier Léon-Dufour (Etudes d’Evangile, cité dans Bible chrétienne II*).

Voici l’évocation du jardin des oliviers : « Maintenant, mon âme est troublée (…) Père, sauve-moi de cette heure. Mais c’est pour cela que je suis arrivé à cette heure. Père, glorifie ton Nom. » (« Mon âme est triste jusqu’à la mort (…) Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ; cependant, qu’il en soit non pas comme je veux, mais comme tu veux. »)

« Alors vint une voix du ciel… » Comme à la Transfiguration. Et aussi au baptême… chez les synoptiques.

La voix dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai ».

Par la Croix, comme le dit ensuite Jésus : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » Notamment ces Grecs qui veulent me voir…

Etats-Unis – Russie

La rencontre hier entre responsables russes et américains à Istanbul avait pour but principal de normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays.

Aujourd’hui, Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président des Etats-Unis, est de nouveau en Russie. En fin de matinée il a rencontré Kirill Dmitriev à Saint-Pétersbourg. Il rencontre une nouvelle fois Vladimir Poutine cet après-midi. (Dmitriev était l’envoyé de Poutine à Washington le 3 avril.)

*

L’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Bridget Brink, démissionne. C’est une amie de Victoria Nuland et elle n’est plus en phase avec la nouvelle politique américaine… et elle ne peut plus distribuer l’argent de l’USAID à ses clients…

Un nouveau coup d’arrêt à la dinguerie du « genre »

Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, écrit dans un commentaire du New York Times qu’elle ignore tous les courriels incluant des « pronoms préférentiels » dans leur signature électronique :

« Tout journaliste qui choisit d’indiquer ses pronoms préférentiels ne se soucie clairement pas de la réalité ou de la vérité biologique et ne peut donc pas être considéré comme fiable pour écrire un article honnête. »

Cela confirme ce qu’elle avait déjà dit à un journaliste de la même publication : « Par principe, nous ne répondons pas aux journalistes qui mettent des pronoms dans leur présentation. »

Le New York Times cite une réponse identique de Katie Miller, du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) : « Par principe, je ne réponds pas aux personnes qui utilisent des pronoms dans leur signature, car cela montre qu’elles ignorent les réalités scientifiques et donc les faits. »

A propos du DOGE, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth fait savoir que suite aux découvertes de l’équipe d’Elon Musk il met fin à une série de contrats qui ne servaient à rien (en général à des « consultants ») pour 5,1 milliards de dollars (bien cinq milliards). Et, ajoute-t-il, ce n’est pas fini.