Les sbires de l’Eglise du pouvoir ukrainien continuent de voler une ou deux églises orthodoxes par semaine.
Hier matin c’était l’église Saint-Michel de Svetilnya, dans la région de Kiev. Sur une vidéo on voit un homme découper la porte avec une meuleuse, sous la protection de la police, pendant qu’un groupe attend quelques mètres en retrait, avec des drapeaux ukrainiens.
Hier aussi ils se sont emparés de l’église de l’Assomption à Starye Bezradychi, dans la région de Kiev, sous la direction du secrétaire de leur diocèse.
Mais ça ne marche pas toujours. La nuit dernière, les voyous du pouvoir ont enfoncé la porte de l’église Saint-Nicolas de Verkhniye Stanivtsi, en Bucovine, sous la direction d’un prêtre de leur Eglise, Roman Hryshtchouk, spécialiste de ces opérations. Ils ont frappé à la tête les femmes qui tentaient de les en empêcher. Mais quand les hommes sont arrivés ils ont fui en laissant derrière eux tout leur matériel.
Hier soir, à Storozhynets, en Bucovine, les paroissiens ont été prévenus de l’attaque. Quelque 500 personnes se sont réunies devant l’église des Saints-Archanges, sous la neige, et ont crié « Le Christ est ressuscité – Il est vraiment ressuscité » en slavon, en grec et en roumain. La vidéo a été immédiatement diffusée sur Facebook. Les pillards ne se sont pas pointés…
Zelensky a triomphalement annoncé hier la capture de « deux Chinois » qui se battaient dans les rangs de l’armée russe, ce qui est la preuve de « l’implication de la Chine dans cette guerre en Europe ». Sic.
Le communiqué de Zelensky était accompagné d’une vidéo de quelques secondes, montrant un soldat asiatique. Ceux qui ont enregistré cette vidéo ont eu la surprise de voir que son adresse était : « 0804_Korean_Soldier 2.mp4 »
Bref, on a recyclé un bout de vidéo de la propagande précédente sur les « soldats de Corée du Nord » dans l’armée russe…
Quand cette information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, Zelensky a modifié l’adresse de la vidéo en enlevant la mention « Korean Soldier ». Mais ceux qui l’avaient enregistrée l’ont toujours avec l’adresse initiale.
L’hymne des matines, qui comme le Vexilla regis est de saint Venance Fortunat. Elle est en fait divisée en deux : la deuxième partie est l’hymne des laudes. La voici (avec la belle traduction de Corneille) par les chœurs de la cathédrale de Westminster, avec deux petites variantes, et surtout la dernière strophe n’est pas celle que l’on verra ci-dessous mais la première de l’hymne des laudes… Je suppose que c’est une facétie de la néo-liturgie. (Et l’illustration correspond évidemment à l’autre Pange lingua, celui de saint Thomas d’Aquin pour la Fête Dieu.)
Pange lingua gloriósi Prælium certáminis, Et super Crucis trophæum Dic triúmphum nóbilem, Qualiter Redémptor orbis Immolátus vícerit.
Sers de pinceau, ma langue, et peins avec éclat Ce noble et glorieux combat Par qui la croix s’élève un trophée adorable : Peins comme le sauveur de ce vaste univers Par un amour incomparable Se laissant immoler, triomphe des enfers.
De paréntis Protoplásti Fraude Factor cóndolens, Quando pomi noxiális Mors(u) in mortem córruit, Ipse lignum tunc notávit Damna lign(i) ut sólveret.
Peins comme la bonté de son père éternel, Dès que l’homme devint mortel, Eut pitié de le voir perdu par une pomme ; Fais voir comme dès lors son amoureux décret Voulut que par un nouvel homme Un arbre réparât ce qu’un arbre avait fait.
Hoc opus nostræ salútis Ordo depopóscerat : Multifórmis proditóris Ars ut artem fálleret, Et medélam ferret inde, Hostis unde læserat.
Il cacha son dessein, et pour rusé que fût L’ennemi de notre salut, Ce trompeur fut trompé par la ruse céleste ; Et quelques yeux qu’ouvrît ce lion infernal, Sans que rien lui fût manifeste, Le remède partit d’où procédait le mal.
Quando venit ergo sacri Plenitúdo témporis, Missus est ab arce Patris Natus, orbis Cónditor ; Atque ventre virgináli Caro factus pródiit.
A peine est arrivé par le retour des ans L’heureux moment du sacré temps, Qu’un créateur de tout lui-même est créature, Et que Dieu fait sortir ce Fils, ce bien-aimé, De la virginale clôture Où pour se faire chair il s’était enfermé.
Vagit infans inter arcta Cónditus præsépia : Membra pannis involúta Virgo Mater álligat ; Et manus, pedésqu(e), et crura Stricta cingit fáscia.
Sur une vile crèche il pleure comme enfant, Et son corps déjà triomphant Se laisse envelopper à cette vierge mère : Sous des langes chétifs on lui serre les bras, Et pour finir notre misère, De la misère même il se fait des appas.
Gloria et honor Deo usquequaque altissimo, una Patri, Filioque, inclito Paraclito: cui laus est et potestas per æterna sæcula. Amen.
Gloire, puissance, honneur et louange au Très-Haut, Au Fils, comme lui sans défaut, A leur Esprit divin, ainsi qu’eux ineffable ! Gloire, louange, honneur à leur sainte unité, A leur essence inconcevable, Et durant tous les temps et dans l’éternité !
Les Ukrainiens tenaient encore trois villages à la frontière de l’oblast de Koursk. Zelensky y envoie des troupes d’élite, pour pouvoir maintenir la fiction qu’il occupe une partie du territoire russe.
Hier Guievo a été entièrement libéré. Le village d’Olechnia, qui est plus loin isolé sur la frontière au nord-ouest, fait l’objet de derniers combats. Il restera Gornal, à la pointe sud de la frontière. Le problème ici est que les Ukrainiens se sont retranchés dans le monastère Saint-Nicolas. Un monastère qu’ils ont déjà gravement endommagé et partiellement incendié le 7 août dernier lors de leur stupide et suicidaire offensive. Aujourd’hui trois compagnies ukrainiennes sont dans le monastère, dont ils ont fait une place-forte d’occupation, avec ordre de tenir jusqu’au bout, et les Russes ne veulent pas le démolir…
(Les deux photos montrant des dégâts ne sont pas actuelles, elles ont été prises début août. Depuis lors il semble que l’une des deux églises ait été détruite. Et l’intérieur est certainement dévasté et profané, comme on l’a vu avec l’église de Kazatchya Loknya.)
Les Anglais sont manifestement en pointe dans la dictature idéologique, comme l’avait remarqué JD Vance. Il semble que cela commence même à inquiéter le très idéologiquement correct Times, qui se fend d’une enquête sur le sujet.
Pour la seule année 2023, la police a procédé à 12.183 arrestations pour crime de pensée non conforme, précisément pour publications en ligne jugées « menaçantes » ou « offensantes ». Néanmoins les condamnations sont en baisse, en raison des « difficultés à réunir des preuves », notamment lorsque les victimes renoncent à poursuivre les procédures judiciaires… En bref, la police de la pensée vous arrête et vous met en garde à vue, la justice vous inculpe, et l’affaire est classée parce que votre « victime » ne porte pas plainte…
Le Times cite le cas de Maxie Allen et Rosalind Levine, arrêtés le 29 janvier pour avoir exprimé leurs inquiétudes sur un groupe privé WhatsApp de parents concernant le processus de recrutement à l’école de leur fille. Six policiers en uniforme se sont rendus au domicile du couple et ont procédé à leur interpellation devant leur autre enfant, avant de les conduire au commissariat. Le couple a été interrogé pour des présomptions de harcèlement, de communications malveillantes et de nuisances dans les locaux de l’école, qui les avait accusés de « diffamation » contre le président du conseil d’administration. Les empreintes digitales du couple ont ensuite été prises, ils ont été fouillés, puis enfermés dans une cellule durant huit heures. « Il était difficile de me débarrasser du sentiment que je vivais dans un État policier », a déclaré Allen au Daily Mail, affirmant que les messages ne contenaient « aucun langage offensant ni aucune menace », mais qu’ils étaient simplement « quelque peu sarcastiques ».
D’autre part, l’actualité remet en lumière le cas Lucy Connolly. Cette femme de Northampton a été condamnée en octobre dernier à 31 mois de prison ferme pour incitation à la haine raciale, parce que le 29 juillet, à la suite du meurtre de trois jeunes filles à Southport, elle appelait sur X à une « déportation massive » et évoquait l’idée de mettre le feu à des hôtels hébergeant des clandestins. Message rapidement supprimé, mais qui n’avait pas échappé à la police de la pensée.
Lucy Connolly est donc en prison. Théoriquement elle a le droit à des permissions de sortie pour voir sa fille de 12 ans ou son mari, qui est malade. Mais toute sortie vient encore de lui être refusée. A cause de la « dangerosité » de ses propos…
En Angleterre il vaut mieux être délinquant clandestin que mère de famille ayant un coup de colère sur internet.