Russes et américains

Les Russes de la Station spatiale internationale ont envoyé ce message à Alexandre Ovetchkine :

« Nous, l’équipage russe de l’ISS, Alexeï Ovtchinine, Ivan Wagner et Kirill Peskov, nous te félicitons ! Non seulement la Russie, mais le monde entier du sport est fier de toi. »

Alexeï Ovtchinine est devenu hier le commandant de l’ISS, succédant à l’Américaine Sunita Williams. Et ce matin deux astronautes russes et un américain sont partis de Baïkonour (en présence de 2.500 touristes, ce qui est un record) pour rejoindre la station.

Car les sanctions américaines contre la Russie n’ont pas touché Roscosmos, l’agence du programme spatial russe…

Mardi de la Passion

Tempus meum * nondum advénit, tempus autem vestrum semper est parátum.

Mon temps * n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

Vos ascéndite * ad diem festum hunc: ego autem non ascéndam, quia tempus meum nondum advénit.

Allez, vous, * à cette fête : pour moi, je n’y vais point, parce que mon temps n’est pas encore venu.

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Les « antiennes directrices » du jour, comme les appelle dom Pius Parsch, au Benedictus (laudes) et au Magnificat (vêpres) reprennent deux propos du Christ dans l’évangile, aux versets 6 et 8 du chapitre 7 de saint Jean. La liturgie insiste sur « mon temps n’est pas encore venu » au point de modifier le texte de l’évangile pour que la répétition soit parfaite et donc frappante.

En fait Jésus dit la première fois « mon temps n’est pas encore venu », mais la deuxième fois il dit : « mon temps n’est pas encore accompli ». En latin impletum est, en grec πεπλήρωται (peplirotai).

L’insistance, qu’elle résulte de la répétition ou d’une inflexion particulière qui renforce le premier terme, montre que le temps du Christ (kairos) est bel et bien sur le point de venir, d’être accompli : ce sera la semaine prochaine.

Sur le plan musical, ces deux antiennes sont des récitatifs sans surprise, sauf deux particularités parallèles. Celle du Benedictus insiste sur « vestrum », lourdement : votre triste temps terrestre, votre temps pénible, est toujours prêt. Celle du Magnificat insiste sur « ego », l’auto-affirmation de la divinité, par une double note doublement longue, suivie d’un mélisme se terminant pas l’une des révérences qui illustrent habituellement le nom du Seigneur. C’est un écho de l’« Ego Sum », Je Suis, qui ponctue l’évangile de saint Jean.

Les îles Diomède

Au milieu du détroit de Béring il y a deux îles appelées Diomède, une petite et une grande, distantes de 3,8 km. La petite est américaine, la grande est russe. Entre les deux passe la ligne du changement de date. En hiver quand la mer est gelée on peut passer à pied, des Etats-Unis à la Russie, d’un jour à l’autre : quand c’est dimanche midi sur la petite Diomède c’est lundi 9h sur la grande (la différence n’est pas de 24 heures en raison du choix des fuseaux horaires).

Les annonces de Macron

Macron le 17 avril 2017, annonçait qu’il allait faire 300 milliards d’économies.

— Moi, je fais 60 milliards d’économie à la fin du quinquennat par an, d’accord ?

— 60 milliards sur les 5 ans !

— Nan.

— Ah, 60 milliards par an ?

— Oui.

Et il explique, en »pédagogue », comment il va faire.

Et en 2024, avec Macron, la France a 170 milliards de déficit.