Alexandre Ovetchkine

Alexandre Ovetchkine célébrant son 895e but, avec sa femme Nastya, ses fils Sergueï et Ilya, et sa mère Tatiana.

« Vous tous, supporters du monde entier, Russes, on a réussi ! Quelle journée, hein ? Comme je le dis toujours, c’est un sport d’équipe. Sans mes gars, toute l’organisation, les supporters, les instructeurs, les entraîneurs… Je ne serais jamais là et, bien sûr, je n’aurais jamais battu le record du plus grand. »

C’est ainsi que s’est exclamé Alexandre Ovetchkine venant d’entrer dans la légende du hockey sur glace en marquant son 895e but dans la Ligue nationale américaine de hockey, battant ainsi le record établi en 1999 par Wayne Gretzky, qui était là aussi.

Les gazettes sont moins promptes à répercuter ce qu’a dit ensuite le champion des Capitals de Washington :

« Je sais que Dieu aime tous les gens, bons et mauvais. Les églises sont ouvertes, il suffit de venir. Bien sûr, tout le monde fait face à des épreuves dans la vie, des moments où l’âme est déchirée et où l’on se dit : Mon Dieu, je n’en peux plus ! Mais on se rend compte que Dieu ne nous donne jamais plus que ce que nous pouvons supporter. Parfois, nous devons souffrir pour pouvoir ressentir de la joie et aller de l’avant. »

Puis il parle de son baptême, après la chute du communisme, en 1991, il avait six ans :

« Ce qui m’a vraiment marqué, c’est qu’après les prières, ils ont sorti le calice et j’ai reçu la communion à l’aide d’une petite cuillère. Je me souviens de ce sentiment encore aujourd’hui. Curieusement, je me souviens à peine d’autre chose de mes années de sport dans mon enfance – juste des entraînements et des tournois – mais ce moment de rencontre avec Dieu m’est resté. Seigneur, vivrons-nous assez pour voir le jour en Russie où les gens n’auront plus honte de la Croix et seront fiers de dire : Nous sommes Russes – et nous sommes une grande nation ? »

Alexandre Ovetchkine et sa famille sont des paroissiens de la cathédrale orthodoxe russe de Washington. Dans son vestiaire on voit une icône de la Mère de Dieu du Signe, qui reproduit la partie supérieure de l’icône du chœur de la cathédrale.

*

Vladimir Poutine lui a envoyé ce télégramme:

Cher Alexander Mikhailovich !

Je vous félicite pour ce record exceptionnel. Vous avez dépassé les maîtres légendaires en termes de nombre de palets marqués lors des matchs de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey.

Votre riche carrière sportive comprend des victoires lors de tournois mondiaux et nationaux, ainsi que de nombreuses autres réalisations brillantes et uniques qui sont entrées dans les annales de l’école nationale de hockey. Il ne fait aucun doute que cette réussite est devenue non seulement votre succès personnel, mais aussi une véritable fête pour les fans en Russie et à l’étranger.

Je vous félicite une fois de plus pour cet événement important. Je vous souhaite la santé, la chance et un esprit combatif pour conquérir de nouveaux sommets dans la vie et dans le sport.

Vladimir Poutine

Lundi de la Passion

Voici l’hymne des vêpres au temps de la Passion, évoqué hier, par les moines de Silos en 1959 (les trois premières strophes et la doxologie).

Vexílla Regis pródeunt :
Fulget Crucis mystérium,
Qua vita mortem pértulit,
Et morte vitam prótulit.

Les étendards du Roi s’avancent :
il resplendit le mystère de la Croix,
sur laquelle la Vie a souffert la mort,
et par la mort a produit la vie.

Quæ, vulneráta lánceæ
Mucróne diro, críminum
Ut nos laváret sórdibus,
Manávit unda et sánguine.

C’est là que, transpercé du fer
cruel d’une lance,
son côté épancha l’eau et le sang,
pour laver la souillure de nos crimes.

Impléta sunt quæ cóncinit
David fidéli cármine,
Dicéndo natiónibus :
Regnávit a ligno Deus.

Il s’est accompli, l’oracle de David
qui, dans un chant inspiré,
avait dit aux nations :
« Dieu régnera par le bois. »

Arbor decóra et fúlgida,
Ornáta Regis púrpura,
Elécta digno stípite
Tam sancta membra tángere.

Tu es beau, tu es éclatant,
arbre paré de la pourpre du Roi ;
noble tronc appelé à l’honneur
de toucher des membres si sacrés
.

Beáta, cuius bráchiis
Prétium pepéndit sǽculi,
Statéra facta córporis,
Tulítque prædam tártari.

Arbre bienheureux, dont les bras
ont porté la rançon du monde !
Tu es la balance où fut pesé ce corps,
et tu as enlevé à l’enfer sa proie.

O Crux, ave, spes única,
Hoc Passiónis témpore
Piis adáuge grátiam,
Reísque dele crímina.

Salut, ô Croix, unique espérance !
En ces jours de la Passion,
accrois la grâce chez les justes,
efface le crime des coupables.

Te summa Deus Trínitas,
Colláudet omnis spíritus:
Quos per Crucis mystérium
Salvas, rege per sæcula. Amen.

Dieu, Trinité suprême,
que tout esprit Vous célèbre ;
gouvernez sans fin ceux que Vous sauvez
par le mystère de la Croix. Amen.

Sainte Marie l’Egyptienne

Le cinquième dimanche de carême, la liturgie byzantine fait mémoire de sainte Marie l’Egyptienne, qui a par ailleurs sa fête le 1er avril, et se trouve au 2 avril dans le martyrologe romain. Marie l’Egyptienne est quasiment une personnification de la repentance, et on l’invoque à la fin de chaque ode du Grand Canon de saint André de Crète. (Le moine qui la découvrit dans le désert, lui donna la communion, puis l’ensevelit et écrivit sa vie – comme on le voit sur la vidéo – est saint Zosime, commémoré le 17 avril dans le calendrier byzantin et le 4 avril dans le martyrologe romain.)

Voici les stichères des vêpres de ce dimanche, par Thanasis Daskalothanasis.

Σὲ μὲν διεκώλυε, τῆς τῶν σεπτῶν ἐποπτείας, μολυσμῶν τῶν πρότερον, τὸ ἐπισυρόμενον μιαντήριον, ἡ δὲ σὴ αἴσθησις, καὶ τῶν σοὶ θεόφρον, πεπραγμένων ἡ συνείδησις, τὴν πρὸς τὰ κρείττονα, σοὶ ἐπιστροφὴν ἐνειργάσατο· εἰκόνι γὰρ προσβλέψασα, τῆς εὐλογημένης Θεόπαιδος, πάντων καταγνοῦσα, πταισμάτων σου πανεύφημε τῶν πρίν, ἐν παῤῥησίᾳ τὸ τίμιον, Ξύλον προσεκύνησας.

L’impureté où t’entraînaient jadis les souillures – t’empêchait de voir ce qui est saint – Mais le sens et la conscience de ce que tu avais fait – sage de Dieu, te ramenèrent vers le meilleur – Car tu as vu l’image de la servante bénie de Dieu – Elle t’a purifiée de toutes tes fautes d’autrefois – quand toute pieuse, en confiance tu as vénéré le bois précieux de la Croix.

Τόπους προσκυνήσασα, περιχαρῶς τοὺς ἁγίους, ἀρετῆς ἐφόδιον, σωτηριωδέστατον ἔνθεν εἴληφας, καὶ φαιδρῶς ἔδραμες, τὴν καλὴν πορείαν, καὶ τὸ ῥεῖθρον ἐκπεράσασα, τὸ Ἰορδάνειον, τὸ τοῦ Βαπτιστοῦ ἐνδιαίτημα, προθύμως κατεσκήνωσας, καὶ τὴν τῶν παθῶν ἀγριότητα· διὰ πολιτείας, ἡμέρωσας λεπτύνασα σαρκός, δι’ ἐγκρατείας ἀείμνηστε, Μῆτερ τὰ οἰδήματα.

Tu as visité en joie les lieux saints – tu as reçu le viatique salutaire de la vertu – et tu as pris soudain le chemin de la beauté – tu as passé les eaux du Jourdain – tu es allée vivre dans la demeure du Baptiste – Par ta vie tu as détruit la sauvagerie des passions – tu as librement affiné les enflures de la chair, Mère d’éternelle mémoire.

Ἔρημον οἰκήσασα, τῶν σῶν παθῶν τὰς εἰκόνας, εὐσεβῶς ἀπειλήψας, τὸ θεοειδέστατον ἐξεικόνισμα, ἐν ψυχῇ γράψασα, ἀρετῶν ἰδέαις, καὶ τοσοῦτον ὑπερέλαμψας, ὡς καὶ τοῖς ὕδασι, κούφως ἐπιβαίνειν τοῖς ἴχνεσι, καὶ γῆθεν ὑπεραίρεσθαι, ἐν ταῖς πρὸς Θεόν σου ἐντεύξεσι, καὶ νῦν παῤῥησίᾳ, πανένδοξε Μαρία τῷ Χριστῷ, παρισταμένη δυσώπησον, ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

Tu es allée demeurer dans le désert – tu as effacé de l’âme les images de tes passions – tu as inscrit en toi la forme la plus divine des vertus, tu as tant brillé de lumière, Bienheureuse – que tu marchais légère sur les eaux – et que tu t’élevais de terre quand tu priais vers Dieu – Maintenant dans la liberté, toute glorieuse Marie, auprès du Christ, prie pour nos âmes.

Premier dimanche de la Passion

Nous voici au temps où va s’accomplir l’Epiphanie, la pleine manifestation du Dieu fait homme. Les mages avaient apporté en cadeau à l’Enfant de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Les voici en acte.

Celui qui va au Sacrifice est le Roi à qui revient l’or : dès les premières vêpres de ce temps l’hymne le chante : « Vexilla Regis prodeunt… » : les étendards du roi s’avancent. Ces étendards royaux, c’est la Croix. L’hymne fut composée en 569 par saint Venance Fortunat pour la procession de l’arrivée à Poitiers de la relique de la Sainte Croix donnée par l’empereur Justin II. Cet étendard est couvert du sang du Christ, il est « orné de la pourpre royale » (ornata regis purpura).

Le Christ est le grand prêtre qui n’entre pas dans le Saint des Saints une fois par an avec le sang des animaux offerts en sacrifice, mais une fois pour toutes avec son propre sang, car il s’offre lui-même en sacrifice, et c’est le seul sacrifice efficace : celui d’un homme qui est Dieu. A lui l’encens.

Ce Dieu qui se sacrifie pour les hommes qu’il aime est réellement et vraiment homme, il va réellement et vraiment mourir : à lui la myrrhe.

C’est une marche à la mort qui commence en ce jour. A la mort la plus cruelle et la plus infâme de l’homme le plus pur et le plus saint qu’ait jamais porté la terre. Pourtant c’est une fête que la liturgie nous annonce, discrètement, au début des matines, mais clairement, en reprenant librement le début du chapitre 23 du Lévitique, quand Dieu édicte à Moïse les fêtes qu’il faut célébrer :

℟. Isti sunt dies, quos observáre debétis tempóribus suis : * Quartadécima die ad vésperum Pascha Dómini est : et in quintadécima solemnitátem celebrábitis altíssimo Dómino.
℣. Locútus est Dóminus ad Móysen, dicens: Lóquere fíliis Israël, et dices ad eos.
℟. Quartadécima die ad vésperum Pascha Dómini est : et in quintadécima solemnitátem celebrábitis altíssimo Dómino.

Voici les jours de fête que vous observerez en leurs temps : au quatorzième jour du premier mois, vers le soir, est la Pâque du Seigneur, et au quinzième jour vous célébrerez une solennité en l’honneur du Dieu très-haut.

La fête de la Pâque, c’est l’immolation de l’Agneau et la libération de l’esclavage de l’Egypte – du péché ; c’est le passage de la mer Rouge – le baptême dans le sang du Christ en Croix. Il faut que ce sang coule pour que la libération ait lieu. Et au quinzième jour le grand prêtre et grand roi crucifié ressuscitera pour libérer les captifs et les introduire dans son royaume.

Michigan : quatre avortoirs de moins

L’avortoir de Marquette était le seul de la « Péninsule supérieure ».

Le Planning familial du Michigan annonce la fermeture de trois de ses avortoirs et le « fusionnement » de deux autres. Cette branche de l’industrie de l’avortement n’est pas l’un des neuf destinataires de la lettre du gouvernement indiquant le gel de 27,5 millions de subventions pendant l’enquête sur les infractions à la loi interdisant l’idéologie DEI et l’immigration abortive. Mais on préfère prendre les devants, car les temps vont être durs pour les avortueurs. « Notre décision de restructurer reflète des mois de planification stratégique et d’analyse financière minutieuse. Ces changements nécessaires renforcent la capacité de PPMI à s’adapter rapidement dans un paysage politique difficile », dit la présidente, qui s’attend à « d’autres attaques » contre l’avortement.

La publication Michigan Advance se plaint qu’avec la fermeture des établissements de Marquette et de Petoskey c’est tout le nord de l’Etat qui se retrouve sans clinique de « soins de santé reproductive ».

Amber Roseboom, présidente de l’association Droit à la Vie du Michigan, déclare à LifeSiteNews :

 « Les politiques irresponsables prônées par Planned Parenthood, telles que la suppression des réglementations en matière de santé et de sécurité pour les cliniques et la suppression du consentement éclairé pour les femmes souhaitant avorter, ont entraîné une diminution spectaculaire des soins aux femmes. Ces quatre fermetures démontrent l’incapacité de Planned Parenthood à répondre aux besoins des femmes, alors qu’ils continuent de défendre un programme politique radical et une réponse uniquement axée sur l’avortement aux femmes confrontées à des grossesses non planifiées. Bien que l’avortement soit légal jusqu’au moment de la naissance dans le Michigan, les femmes sont de plus en plus intéressées par les options favorables à la vie rendues possibles par le bon travail des plus de 100 centres de ressources sur la grossesse (pregnancy resource centers) du Michigan. »