Les Ukrainiens et la trêve

Alors que depuis le début de la trêve les Russes ont scrupuleusement respecté l’engagement de ne pas frapper les infrastructures énergétiques, les Ukrainiens violent leur parole tous les jours.

Hier à 10h08 ils ont attaqué avec un drone la sous-station électrique de 35 kV de Novogoryevka (région de Zaporijia), interrompant l’alimentation électrique dans deux localités.

Et à 11h38, ils ont attaqué avec un drone un poste de transformation dans le village d’In Smorodino (région de Belgorod). Une ligne à haute tension a été déconnectée, coupant l’alimentation électrique de plus de 1.200 foyers.

Sergueï Lavrov fait savoir qu’une liste des violations a été transmise au gouvernement américain.

Trouble-fête

Vu sur Euractiv :


Je ne doute pas que les Polonais aient les moyens « légaux » d’éliminer celui qui « trouble » la campagne. C’est « tendance », ces temps-ci, dans les « démocraties ».

Un autre effet Trump

D’abord il y a eu cela : le président finlandais Alexander Stubb a disputé un match de golf samedi avec Donald Trump.

Et aujourd’hui Alexander Stubb, qui est le chef d’un des Etats les plus russophobes de la planète, déclare à propos de la Russie :

« En Finlande, nous devons nous préparer mentalement au fait que les relations au niveau politique reprendront à un moment donné. Nous ne pouvons pas dire exactement quand. Mais rien ne peut changer le fait que la Russie est et sera toujours le voisin de la Finlande. 1.350 km de relations de voisinage. »

Ukraine : l’Eglise qui résiste

En 2018, le président ukrainien Porochenko avait fabriqué, avec l’aide du patriarche de Constantinople et l’argent de la CIA, une nouvelle « Eglise orthodoxe d’Ukraine » liée au pouvoir ukrainien pro-occidental, qui allait faire disparaître l’Eglise affiliée à Moscou. En 2024, Zelensky a fait voter une loi qui interdit l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Et depuis 2019, et de façon plus fréquente et plus violente depuis 2022, les sbires de l’Eglise du pouvoir, avec l’appui de la police et de la justice, volent des églises qui sont ensuite fermées puisqu’ils n’ont pas les moyens d’y organiser le culte et qu’ils n’ont pas de fidèles.

Les chiffres sont sans appel. En 2021 l’Eglise du pouvoir avait 233 moines. Avant 2018, les deux structures ecclésiastiques qui ont fusionné pour donner naissance à cette Eglise en avaient 240. Elle a donc 7 moines de moins qu’avant son officialisation. Et depuis 2021 elle n’a pas publié de chiffres… (Et parmi les 233 moines il y a les évêques : les moines restés moines sont 171.)

Selon les données gouvernementales, l’Eglise du pouvoir aurait 79 monastères. Ce qui fait une moyenne d’un peu plus de deux moines par monastère…

Si l’Eglise du pouvoir ne donne plus de chiffres, on a constaté que ni en 2023 ni en 2024 n’ont été annoncées de tonsures monastiques. Or dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne il y a eu 22 tonsures pendant le seul mois de mars…

L’Eglise orthodoxe ukrainienne compte plus de 5.000 moines dans 258 monastères et 56 skites. Soit davantage qu’avant la persécution : 4.630 moines en 2021.

L’association des journalistes orthodoxes ukrainiens, qui examine ces chiffres, conclut :

Et même si l’Église orthodoxe ukrainienne est persécutée aujourd’hui, même si elle est attaquée par les médias et que des églises lui sont retirées, elle compte aujourd’hui plus de moines qu’à l’époque « heureuse ». Ce n’est paradoxal qu’à première vue. Si nous nous rappelons les paroles du Christ : « Heureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira de vous toute sorte de mal à cause de moi », tout se met en place.

Le gaz en Allemagne : + 80%

Le Spiegel constate que le prix du gaz pour les ménages allemands a augmenté de près de 80% (79,8%) depuis la guerre en Ukraine.

Le journal ose dire que c’est une « conséquence de l’attaque de Poutine », alors que c’est uniquement dû aux sanctions de l’UE, sévèrement aggravées par le refus allemand d’importer directement le gaz russe. La Russie n’empêche personne de lui acheter du gaz à bas prix…