Le Planning familial dans le collimateur de Trump

Le 31 mars, les filiales du Planning familial américain ont été informées que leurs subventions fédérales (27,5 millions de dollars) étaient « temporairement retenues » en raison de « possibles violations » des décrets qui interdisent la promotion de l’idéologie DEI « diversité, équité, inclusion » et le « subventionnement par les contribuables de l’ouverture des frontières » (le fait de prendre comme clients des étrangers en situation irrégulière).

Les organisations ont dix jours pour répondre, après quoi les subventions seront réexaminées. À l’issue de cet examen, les fonds seront rétablis, annulés ou redistribués.

Donald Trump a déjà rétabli l’amendement Hyde qui interdit l’utilisation de fonds fédéraux pour financer l’avortement, et la politique de Mexico qui interdit aux ONG américaines de financer des avortements à l’étranger, en supprimant l’USAID il a aussi supprimé le financement d’avortements au titre de l’aide américaine. Deux propositions de loi ont été déposées au Congrès, l’une qui interdit de manière permanente l’utilisation de tous fonds fédéraux pour l’avortement, l’autre qui supprime toute subvention au Planning familial.

La semaine dernière, répondant à une question sur la vente illégale de parties de corps de bébés avortés par le Planning familiale, Donald Trump a promis que son gouvernement se pencherait sur la question.

Marchand de bébés

Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca, annonce avoir déposé une plainte contre Romain Taillandier, représentant du Fertility Center de Las Vegas (FCLV), spécialisé dans la gestation pour autrui (GPA).

Cette plainte repose sur la proposition commerciale faite par Romain Taillandier, sur le sol français, de prestations de GPA, ce qui constitue une violation de l’article 227-12 du Code pénal qui sanctionne le délit d’entremise en vue de la GPA.

Romain Taillandier réside à Las Vegas, mais il vient à Paris, Bordeaux et Lyon ces jours-ci pour faire la réclame pour la GPA dans son officine américaine.

Au Centre de fertilité de Las Vegas, qui s’occupe de trouver des esclaves femelles pour fabriquer des bébés et les vendre très cher (entre 110.000 et 170.000 $), Romain Taillandier s’occupe des clients francophones.

Dans sa présentation, on peut lire :

Romain et son mari sont connus en France pour leur combat en faveur de l’homoparentalité ce qui fait de Romain un ambassadeur de la GPA pour tous les futurs parents qui souhaitent fonder leur famille grâce au Fertility Center de Las Vegas.

Le « mari » qu’on voit en photo est Alex Goude, qui contrairement à ce que dit la présentation n’a pas déménagé à Las Vegas avec Taillandier. Et surtout, ils ont « divorcé » en 2018, et Taillandier s’est « remarié » la même année avec un autre homme. Cela fait donc 7 ans que les informations, volontairement ou non, ne sont pas mises à jour… Et il faudrait lui faire confiance…

Leur Eglise

C’était le 24 mars, une messe en l’honneur de « saint » Oscar Romero, dans la chapelle où il a été assassiné il y a 45 ans, à San Salvador. La messe était « présidée » par Mgr Oswaldo Estéfano Escobar Aguilar, évêque de Chalatenango, et concélébrée par plusieurs prêtres, ainsi que par Neftalí Ruíz, « évêque de l’Eglise vieille-catholique », et une « prêtresse » de l’« Eglise épiscopale anglicane du Salvador », laquelle a également « canonisé » Oscar Romero…

La nonciature a condamné la présence de deux non-catholiques à l’autel, contraire à la loi ecclésiastique. La nonciature condamne également le « message politique » d’une banderole contre les mines d’or. Mais les sermons de l’évêque Romero étaient généralement politiques. (La banderole avait été apportée par Neftalí Ruíz, plus connu comme militant contre les mines que comme « évêque ».)

On apprend que ça fait au moins trois ans que des « clercs » non catholiques concélèbrent à cette messe anniversaire, sans avoir attiré l’attention de la nonciature.

Il s’agit en fait d’une pratique qui se banalise. Ce qui est tout simplement dans la logique de l’œcuménisme actuel qui exalte les points communs et gomme les différences jusqu’à « oublier » ce qu’est un sacrement, y compris l’eucharistie.

Mercredi de la quatrième semaine de carême

Dómine, non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos : neque secúndum iniquitátes nostras retríbuas nobis.
. Dómine, ne memíneris iniquitátum nostrarum antiquarum : cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, quia páuperes facti sumus nimis.
. Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter glóriam nóminis tui, Dómine, libera nos : et propítius esto peccátis nostris, propter nomen tuum.

Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.
Seigneur, ne vous souvenez plus de nos anciennes iniquités ; que vos miséricordes viennent en hâte au-devant de nous, car nous sommes réduits à la dernière misère.
Aidez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous et pardonnez-nous nos péchés, à cause de votre nom.

Ce trait (psaumes 102,10 et 78,8-9), qui n’est apparu semble-t-il qu’au XIIe siècle, mais qui est fort beau, est chanté à la messe des lundis, mercredis et vendredis de carême. On s’agenouille au deuxième verset.

Le voici par les moines de Fontgombault.

La Géorgie se protège

Le Parlement géorgien a adopté en troisième et dernière lecture, par 86 voix contre zéro (l’opposition continue son boycott), la loi d’enregistrement des agents étrangers, qui en anglais porte le même nom que la loi américaine équivalente. Le parti au pouvoir avait annoncé une loi qui serait une « exacte copie » de la loi américaine, afin de couper court aux critiques. En fait elle reste en deçà de la loi américaine, parce qu’elle ne s’applique qu’aux organisations (et non aussi aux personnes physiques), et qu’elle prévoit seulement des amendes alors que la loi américaine prévoit aussi des peines de prison.

Il y avait déjà une loi sur la « transparence de l’influence étrangère », adoptée en mai dernier, mais la majorité des ONG de la subversion ne s’étaient pas enregistrées et elles ne pouvaient y être contraintes. Loi qui avait pourtant provoqué un tollé international…

Désormais elles sont obligées de s’enregistrer, de publier leurs documents, de soumettre des déclarations financières annuelles et de se soumettre à un contrôle de leur affiliation étrangère. L’organisme chargé de faire respecter la loi est le Bureau anti-corruption.