La « police de l’environnement »

Ceci est un titre du quotidien Sud-Ouest. On y apprend que les agents de l’Office français de la biodiversité sont une « police », et que c’est pourquoi ils vont faire la leçon aux paysans avec une arme, mais que pour éviter les polémiques les agents doivent porter leur arme « discrètement », dit la ministre Pannier-Nullachier.

Laquelle ministre n’a pas hésité à faire une nouvelle démonstration de son incompétence et de sa bêtise en affirmant que ces agents armés de la police d’intimidation des paysans par principe délinquants ont « des missions qui sont essentielles » comme « s’assurer qu’il n’y a pas de pollution de l’eau que vous buvez » ou « des risques pour les enfants qui se promènent en forêt »… Or ce n’est évidemment pas du tout leur rôle, qui est d’obliger les dangereux paysans à respecter la « biodiversité ».

Trump

Donald Trump a rétabli l’adhésion des Etats-Unis à la « politique de Mexico », qui interdit aux ONG américaines d’utiliser l’argent fédéral pour financer l’avortement à l’étranger, et au « Consensus de Genève pour la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille ». (Il est significatif que ces deux grandes initiatives pro-vie internationales d’origine américaine n’aient pas de fiche Wikipedia en français…)

Donald Trump a également signé un décret ordonnant aux agences fédérales de reconnaître les limites de l’amendement Hyde sur la distribution de l’argent fédéral au niveau national, ce qui annule deux décrets de Jobidon protégeant l’« accès » à l’avortement et définissant l’avortement comme un « soin de santé ».

Saint Jean Chrysostome

L’apolytikion, par le chœur byzantin « Voix des anges ».

Ἡ τοῦ στόματός σου καθάπερ πυρσὸς ἐκλάμψασα χάρις, τὴν οἰκουμένην ἐφώτισεν, ἀφιλαργυρίας τῷ κόσμῳ θησαυροὺς ἐναπέθετο, τὸ ὕψος ἡμῖν τῆς ταπεινοφροσύνης ὑπέδειξεν· Ἀλλὰ σοῖς λόγοις παιδεύων, Πάτερ Ἰωάννη Χρυσόστομε, πρέσβευε τῷ Λόγῳ Χριστῷ τῷ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμων.

Resplendissante de clarté, la grâce de ta bouche a brillé sur l’univers, révélant au monde des trésors où l’avarice n’a point de part et nous montrant la grandeur de l’humilité. Père saint dont la parole nous instruit, Jean Chrysostome, intercède auprès du Verbe, le Christ notre Dieu, pour le salut de nos âmes.

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Dans le calendrier byzantin, la fête de saint Jean Chrysostome est le 13 novembre. Le 27 janvier est la fête de la translation de ses reliques, quand, 33 ans après sa mort en exil, le 27 janvier 438, son corps fut ramené à Constantinople. Les chroniqueurs disent qu’il y avait tellement de barques illuminées dans le détroit du Bosphore qu’on eût cru que c’était la terre ferme couverte de flambeaux. L’empereur Théodose II, entouré de toute la cour, se mit à genoux et appliqua son front sur le cercueil, demandant pardon pour ce qu’avaient fait son père et sa mère. Et le corps de saint Jean Chrysostome fut
inhumé dans l’église des Saints-Apôtres, qui était le mausolée impérial.

Kondakion

La sainte Église se réjouit en esprit du transfert de tes reliques, saint Jean ; les conservant comme un trésor de grand prix, sans cesse elle accorde à ceux qui te chantent, par tes prières, la grâce des guérisons, bienheureux Chrysostome.

3e dimanche après l’Epiphanie

Adoráte Deum, omnes Angeli ejus : audívit, et lætáta est Sion : et exsultavérunt fíliæ Judæ.
Dóminus regnávit, exsúltet terra : læténtur ínsulæ multæ.

Adorez Dieu, vous tous ses Anges, Sion a entendu et s’est réjouie, et les filles de Juda ont tressailli de joie. Le Seigneur est roi ; que la terre tressaille de joie, que toutes les îles se réjouissent.

Par les moniales d’Argentan :

« L’Introït nous représente les Anges du Seigneur l’adorant au moment de son entrée en ce monde, comme l’explique saint Paul dans l’Épître aux Hébreux. L’Église célèbre avec David l’allégresse de Sion et les transports des filles de Juda », dit dom Guéranger. Il fait allusion au début de l’épître aux Hébreux :

« Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières parlé autrefois à nos pères par les prophètes, Dieu, en ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les siècles ; et qui, étant la splendeur de sa gloire, et l’empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, après avoir opéré la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté, au plus haut des cieux ; devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. Car auquel des anges a-t-il jamais dit   Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai son Père et il sera mon Fils ? Et de nouveau, lorsqu’il introduit son Premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent. »

La fin du droit de veto ?

Donald Tusk : « Si Viktor Orban bloque réellement les sanctions européennes à un moment clé de la guerre, il sera absolument clair que dans ce grand jeu pour la sécurité et l’avenir de l’Europe, il joue dans l’équipe de Poutine, pas dans la nôtre. Avec toutes les conséquences que cela implique. »

Tusk s’exprime ici sans doute en tant que Premier ministre du pays qui occupe la présidence tournante de l’UE (après la Hongrie…). Si un pays de l’UE ne peut pas opposer son veto à une décision qui requiert l’unanimité, c’est donc que Tusk supprime le droit de veto inscrit dans le traité.

Selon le sobre commentaire de Maria Zakharova :

« Parce que c’est ça la démocratie occidentale. »

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Addendum.

La superbe réponse de Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères :

C’est peut-être difficile à comprendre pour l’agent de Soros, mais lorsqu’il s’agit d’équipes, nous jouons dans l’équipe hongroise. C’est pourquoi nous représentons les intérêts hongrois et ne sommes pas disposés à payer le prix des guerres des autres.