Saint Paul premier ermite

Saint Jérôme a écrit sa vie. La liturgie byzantine l’honore également ce jour, sous le nom de saint Paul de Thèbes.

Chez les bénédictins c’est la fête de saint Maur, disciple de saint Benoît, qui marcha sur l’eau pour sauver saint Placide.

Un certain jour, alors que le vénérable Benoît se tenait en cellule, Placide, cet enfant attaché à la personne du saint homme, sortit pour puiser de l’eau dans le lac. Tenant son récipient, il eut un geste imprudent en le mettant dans l’eau, et entraîné par ce mouvement, il y tomba lui aussi. Aussitôt, le courant le saisit, l’éloigna du bord et le tira vers le large jusqu’à la distance d’un jet de flèche. Or l’homme de Dieu, à l’intérieur de sa cellule, eut aussitôt conscience de ce qui s’était passé et appela Maur en toute hâte : « Frère, lui dit-il, cours ! L’enfant qui était allé puiser de l’eau est tombé dans le lac et le courant l’a déjà entraîné fort loin ! »

Chose admirable et qui ne s’était pas reproduite depuis l’apôtre Pierre ! Voici : la bénédiction ayant été demandée et reçue, Maur, stimulé par l’ordre de son Père gagna cet endroit et, se croyant toujours sur la terre ferme, il continua sa course sur l’eau jusqu’à l’endroit où l’enfant avait été emporté par le courant : il le saisit par les cheveux et revint toujours en courant. A peine eut-il touché terre et repris ses esprits qu’il jeta un regard derrière lui et voici que, ce qu’il n’aurait jamais cru possible, étonné et tout tremblant, il le voyait accompli !

De retour chez le Père, il lui rendit compte de cet exploit. Le vénérable homme de Dieu, Benoît, lui, se mit à attribuer la chose non à ses propres mérites mais à l’obéissance de son disciple. Maur, au contraire, disait que c’était dû uniquement à son ordre : il était bien conscient que cela ne venait pas de sa propre vertu puisqu’il avait agi inconsciemment. Mais voici que dans cet assaut d’humilité, réciproque et amical, l’enfant sauvé intervint comme arbitre. Car il disait : « Moi, lorsque j’étais retiré de l’eau, je voyais au-dessus de ma tête la mélote du Père Abbé, et j’avais conscience que c’était lui qui me conduisait hors de l’eau. »

Saint Grégoire le Grand, Dialogues, II, 7.

Dessin de Philippe de Champaigne, fantaisistement attribué à Titien (en bas à gauche).

Obedientiae pennis elatus super aquas graditur nec fluctibus mergi potuit qui spiritu Dei ferebatur.

Emporté sur les ailes de l’obéissance, il marche sur les eaux et il ne peut s’enfoncer dans les flots, celui qui était porté par le souffle de Dieu.

(Antienne de tierce.)

On ne s’en lasse pas

« L’armée russe récupère des puces sur des lave-vaisselle et des réfrigérateurs pour réparer son matériel militaire, car elle est à court de semi-conducteurs. L’industrie russe est en lambeaux. »

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, et on ne se lasse pas de la revoir : c’était Ursule le 14 septembre 2022 à Strasbourg, déguisée en drapeau ukrainien, dans son très officiel et solennel discours sur l’état de l’union (se prenant pour la présidente des Etats-Unis d’Europe). Et les eurodéputés débiles qui l’applaudissent…

Sainte Nino

Le 14 janvier en Géorgie c’est la fête de sainte Nino « égale aux apôtres et illuminatrice de la Géorgie ».

Son tombeau :

Le monument à l’entrée de Tbilissi :

Le kondakion (au monastère de Shavnadbada) :

Glorifions aujourd’hui sainte Nino, l’apôtre distinguée par le Christ, la prédicatrice de la parole de Dieu, le héraut éclairé de la vie, le chef de file de la voie de la justice du peuple géorgien, la disciple de Marie la Vierge bénie, l’ardente travailleuse, la gardienne qui ne dort pas. Glorifions Nino par des chants divins.

A propos des « Nord-Coréens »

Je me suis fait avoir, comme beaucoup d’autres, par le SBU. Comme Zelensky ne donnait aucune indication concernant la photo du livret militaire accompagnant celles des deux « soldats nord-coréens » faits prisonniers, on daubait sur le fait que ce livret, vu de près, était de la Fédération de Russie et appartenait à un soldat de la république russe asiatique de Touva. Mais c’était pour faire monter la sauce médiatique. Alors le SBU a expliqué que ce livret montrait que les Russes tentent de faire passer des Nord-Coréens pour des asiatiques russes. Et d’ailleurs… roulements de tambour… voici la vidéo où les deux prisonniers parlent coréen.

De fait ils parlent coréen. Ce qui ne fait que déplacer la question, puisqu’il y a des Coréens, aussi, en Russie. Il s’agit de descendants de familles coréennes qui avaient fui le joug japonais, à la fin du XIXe siècle. Ils s’étaient installés dans la région de Vladivostok (qui touche la Corée du Nord). Par la suite Staline les dispersa dans divers pays de l’URSS, et il y en a davantage en Ouzbékistan et au Kazakhstan qu’en Russie.

Ces Coréens s’appellent Koryo-saram (peuple de Corée). Leur langue est le koryo-mar, issu d’un dialecte de Corée du Nord. Et les deux soldats semblent bien parler ce langage, « plus doux » que la langue de Corée du Nord.

Zelznsky a affirmé qu’il était très difficile de capturer des soldats nord-coréens, parce que dès qu’ils sont blessés les Russes les achèvent. Les renseignements sud-coréens, qui sont les grands propagandistes de cette séquence (10.000 soldats, 300 morts dont trois généraux, etc.) affirment quant à eux que les soldats blessés ont ordre de se suicider. Il faudrait accorder vos violons…

On remarque que depuis le début de toute cette affaire de Nord-Coréens se battant avec les Russes, les autorités russes ont gardé le silence.

C’est que cela ne regarde que les Russes. S’il y avait (ou s’il y a) des soldats nord-coréens dans la région de Koursk, ce serait (ou c’est) en vertu des accords militaires entre la Russie et la Corée-du-Nord. Ces soldats se trouveraient (ou se trouvent) en toute légalité dans la région de Koursk, dont personne ne met en cause que c’est un territoire russe. Les seuls soldats qui sont dans l’illégalité sur ce territoire sont les soldats ukrainiens…

La persécution ukrainienne

Lors d’une conférence de presse de Viktor Yelensky, le chef du « Service d’Etat pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience », des impatients ont demandé si les organisations religieuses avaient enfin reçu les instructions qui leur permettent d’être en règle avec la loi (définitivement adoptée le 20 août 2024) qui interdit l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Viktor Yelensky a répondu que non. Parce que le conseil des ministres doit encore approuver quatre textes (accrochez-vous) :

« Le premier est la procédure d’émission d’injonctions, le deuxième est la procédure d’octroi d’une autorisation de relations avec une organisation religieuse interdite. Le troisième concerne l’idéologie du “monde russe”, sur la base de laquelle le SES peut intenter une action en justice pour mettre fin à l’activité d’une organisation religieuse si celle-ci a diffusé cette idéologie de manière répétée. Le quatrième définira les cas de propagande de l’idéologie du “monde russe” qui conduisent à la destruction de l’État, de la culture et de l’identité ukrainiens ou qui modifient la structure territoriale de l’Ukraine. »

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L’ancien président de la Cour constitutionnelle d’Ukraine, Oleksandr Toupytsky, a déclaré que « la destruction de l’orthodoxie en Ukraine est un génocide à l’égard du peuple ukrainien ». La loi interdisant l’Eglise orthodoxe est inconstitutionnelle, souligne-t-il, et elle sera tôt ou tard annulée. « Le temps viendra où tout se remettra en place, mais aujourd’hui, c’est impossible. Il n’existe pas d’organes qui prendraient une décision indépendante. »