
L’hymne des matines du mardi, avec la traduction du P. Louis Gladu, Québec, 1913. Sans la doxologie, qui n’est pas chantée non plus par le chœur « NovAntiqua » ci-dessous, au cours d’un concert en l’église Notre-Dame de Lourdes d’Oakland (Californie). Le chœur chante ensuite le célébrissime « Cantique de Jean Racine », de Fauré. Parce qu’il s’agit d’une paraphrase de cette hymne. C’est l’une des premières œuvres de Fauré (il avait 19 ans) sur un des derniers textes de Racine. Mais ce n’est pas « Le cantique » de Racine, c’est une de ses paraphrases de toutes les hymnes du bréviaire de la semaine per annum (il n’avait pas traduit celles des dimanches et fêtes parce que cela avait été fait par Lemaître de Sacy). Il écrivit ensuite quatre « Cantiques » basés sur des textes de la Saint Ecriture, qui furent semble-t-il sa dernière œuvre.
Verbe égal au Très-Haut, notre unique espérance,
Jour éternel de la terre et des cieux,
De la paisible nuit nous rompons le silence :
Divin sauveur, jette sur nous les yeux.
Répands sur nous le feu de ta grâce puissante ;
Que tout l’enfer fuie au son de ta voix ;
Dissipe ce sommeil d’une âme languissante
Qui la conduit à l’oubli de tes lois !
Ô Christ ! sois favorable à ce peuple fidèle,
Pour te bénir maintenant assemblé ;
Reçois les chants qu’il offre à ta gloire immortelle,
Et de tes dons qu’il retourne comblé.
(Racine avait écrit « dans l’oubli de tes lois » et non « à l’oubli ». Et il avait mis une doxologie : « Exauce, Père saint, notre ardente Prière, / Verbe son Fils, Esprit leur nœud divin, / Dieu qui, tout éclatant de ta propre lumière, / Règnes au ciel sans principe et sans fin. »)
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merci Mr Daoudal pour cette pépite
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