18e dimanche après la Pentecôte

Deus, qui nos, per hujus sacrifícii veneránda commércia, uníus summæ divinitátis partícipes éfficis : præsta, quǽsumus ; ut, sicut tuam cognóscimus veritátem, sic eam dignis móribus assequámur. Per Dóminum…

O Dieu, qui par les échanges admirables s’accomplissant en ce sacrifice, nous rendez participants de votre souveraine et unique divinité, faites, nous vous en supplions, que comme nous connaissons votre vérité, nous la suivions en ayant une conduite digne de notre foi.

Dom Pius Parsch :

La Secrète exprime une profonde pensée : Dieu nous fait, par le saint “commerce” qui se réalise au Saint-Sacrifice, participants de la divinité suprême (le commerce consiste en ce que Dieu se fait homme, grâce à quoi nous sommes divinisés) ; nous demandons non seulement de garder la foi, mais de vivre, conformément à cette foi, une vie de “dignes mœurs”.

Bienheureux cardinal Schuster :

La secrète rappelle d’abord que le divin Sacrifice nous met en relations si intimes avec la divinité que, tandis que nous lui offrons nos présents, celle-ci, à son tour, se donne elle-même à nous en échange. Cet état si sublime, auquel nous initie la foi, exige une fidèle correspondance de notre part, aussi supplions-nous aujourd’hui la divine clémence de nous accorder d’exprimer par nos œuvres cette dignité de fils de Dieu participant à la nature divine, dont le Sacrement nous est le gage. Alors la vérité sera en nous pleine et entière, quand, à l’image du Verbe de Dieu, nous exprimerons nous aussi la bonté et la beauté du Père.

L’Année liturgique :

La sublime éloquence de la Secrète dépasse tout commentaire. Pénétrons-nous de la grandeur des enseignements si admirablement résumés en quelques mots ; comprenons que notre vie et nos mœurs ne doivent être rien moins que divines, pour répondre aux mystères qui sont révélés à notre intelligence et s’incorporent à nous dans le commerce auguste du Sacrifice.

Cas d’école

Le correspondant de guerre russe Evgeniy Poddubny, évidemment qualifié de « propagandiste russe » par nos gazettes, a publié cette vidéo qui montre de nombreux blindés détruits, dont certains continuant de se consumer. De lourdes pertes ukrainiennes près de Pokrovsk.

La propagande ukrainienne a aussitôt déclaré qu’il s’agissait évidemment de blindés russes.

Mais la vidéo (route, carrefour, voie ferrée) permet d’établir très facilement la géolocalisation. Et l’on voit que c’est à mi-chemin entre Pokrovsk (à moitié prise par les Russes) et Rodinskoé (où les Russes sont en train d’entrer), au milieu de la mâchoire qui enserre les lieux.

Quand on voit l’état de cette route, et quand on voit que la seule autre route pour Pokrovsk, vers l’ouest, est directement sous le feu russe, on a une idée précise de ce qui va se passer dans le coin.

Le site Lostarmour, qui a établi la carte, a donné la liste des véhicules brûlés (il y en a trois autres qui ne peuvent pas être identifiés parce qu’ils brûlent encore).

Suicide (?) riche

L’entrepreneur ukrainien en cryptomonnaie Konstantin Ganitch, dit Kostya Kudo, 32 ans, président de l’académie de trading « Clef de la cryptologie », s’est suicidé la nuit dernière, après le crash du bitcoin, sans doute sans rapport direct avec cette chute, réelle mais déjà compensée. Cependant, il aurait envoyé un message d’adieu à sa petite amie lui disant qu’il avait de graves problèmes financiers.

Konstantin Ganitch gérait 65 millions de dollars, dont 10 millions des renseignements militaires (le GUR de Kirilll Boudanov). Il donnait des millions à l’armée ukrainienne. Il avait récemment déclaré qu’il avait dû mettre un terme à un projet à cause d’un partenaire indélicat. Mais il avait pu finalement récupérer sa mise. Dans sa dernière interview il se disait victime de menaces anonymes. Selon des médias ukrainiens il subissait des pressions de la police qui lui extorquait une part de ses revenus.

Il s’est tué dans sa Lamborghini Urus avec, dit-on, le pistolet que lui avait offert Boudanov…

Il était connu aussi comme le seul propriétaire ukrainien d’une Ferrari 296 GTB (un peu moins chère que la Lamborghini Urus, cela dit).

L’hypocrisie en Australie aussi

L’ambassadeur d’Ukraine en Australie a protesté contre les importations de « pétrole sanglant » de Russie qui perdurent en Australie alors qu’elles sont officiellement et totalement interdites.

Le gouvernement a reconnu que c’était vrai, mais qu’il n’y pouvait rien parce qu’on ne peut pas empêcher les importateurs d’acheter des hydrocarbures en Inde ou en Turquie.

Le CREA (Centrer for Research on Energy ans Clean Air) estime qu’entre février et juin de cette année l’Australie a importé pour 2,53 milliards de dollars de pétrole russe, soit deux fois plus que l’aide apportée par le pays à l’Ukraine…

La confusion des esprits

Voici un exemple parfait de la confusion des esprits à laquelle nous sommes parvenus.

Le maire d’Arvigna, en Ariège, est fier de faire sonner de nouveau les trois cloches de son église. « Ça fait revivre l’esprit même de la commune, dit-il. C’est important pour moi de conserver les traditions rurales et les faire perdurer dans le temps. »

Quelles traditions ?

Chaque jour, les cloches sonnent à 13h30 et à 23h30. A 13h30 c’est le début de la « marche impériale » de Star Wars. A 23h30 c’est le début d’Au clair de la lune.

« Ça évite de mettre une sonnerie religieuse comme l’angélus », souligne le maire, qui insiste :

« C’était important de refaire sonner ces cloches. On entendait celles des villages voisins, mais plus les nôtres. Aujourd’hui, cela nous permet de renouer avec la tradition, en conciliant à la fois le côté religieux et le côté laïque ! »