Mercredi des Cendres

La préface du carême est très brève, puisqu’elle ne comporte que ces trois propositions en dehors du cadre obligé :

Qui corporáli jejúnio vítia cómprimis, mentem élevas, virtútem largíris et prǽmia…

Par le jeûne corporel, vous réprimez les vices, vous élevez l’âme, vous donnez largement la vertu et les récompenses…

Tout est dit, en des mots simples, et d’une beauté inimitable, comme disait dom Pius Parsch.

Le jeûne qui plait à Dieu. — Telle est à peu près la pensée unique de ce jour :
 a) motifs du jeûne (Leçon: Joël 2, 12-19),
 b) l’âme du jeûne (Évangile: Matthieu 6, 16-21),
 c) valeur du jeûne (Préface).
Le motif le plus profond du jeûne est le péché, c’est pourquoi, aussi, il n’a de valeur que s’il est uni à l’aversion du péché. Le sens de tout le temps de Carême et de la cérémonie de pénitence d’aujourd’hui est la réforme de la vie. Le jeûne ne vaut pas par lui-même, ce n’est qu’un moyen d’arriver à la piété. L’âme du jeûne est l’humilité ; il est sans valeur et même coupable s’il est au service de l’amour-propre (Évangile). En termes d’une beauté inimitable, la préface expose l’importance du jeûne : « Par le jeûne corporel, tu réprimes les péchés, tu élèves l’esprit, tu confères la vertu et la récompense. » Le jeûne nous délivre des forces inférieures de l’âme et du corps et, par suite, il renforce l’homme spirituel et affermit surtout la volonté. Or la volonté est, pour l’œuvre de notre salut, le facteur humain décisif.
Dom Pius Parsch

Collecte de la messe :

Præsta, Dómine, fidélibus tuis : ut jejuniórum veneránda sollémnia, et cóngrua pietáte suscípiant, et secúra devotióne percúrrant. Per Dóminum…

Accordez, Seigneur, à vos fidèles, d’entreprendre avec la piété convenable, la pratique de ces jeûnes vénérables et solennels et d’en parcourir la carrière avec une dévotion que rien ne puisse troubler.


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