Le tribunal administratif de Cologne désavoue l’Office de protection de la Constitution, qui avait classé l’AfD comme « extrémiste » il y a un an. (Ce qui permettait une surveillance policière renforcée du parti, y compris des communications privées, mais l’Office avait suspendu sa classification dans l’attente du jugement.)
Le tribunal juge en référé que l’AfD n’est pas marquée pour l’heure « dans son ensemble » par « une tendance de fond hostile à la Constitution ». S’il est « convaincu qu’il subsiste un fort soupçon » que le parti « développe des tendances anticonstitutionnelles », il « n’est toutefois pas possible, à l’heure actuelle, de constater » que cette orientation « domine » son « image globale ».
Même si le jugement sur le fond est à venir, c’est une évidente victoire pour l’AfD, et surtout une défaite pour tous ceux qui réclament à cor et à cri l’interdiction du parti aujourd’hui en tête dans les sondages.
(Un parti vitupéré comme néo-nazi alors qu’il est de façon virulente contre la nouvelle militarisation de l’Allemagne et contre l’aide à l’Ukraine bandériste.)
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