Le Syndicat de la Magistrature a pondu un communiqué intitulé « Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice ». C’est surréaliste : un jeune catholique identitaire est massacré par des « antifascistes » qui imposent leur terreur dans les rues des grandes villes, ces magistrats s’élèvent contre ceux qui seraient responsables de l’abandon des « digues contre le fascisme »…
La plus grande partie du communiqué (écrit en patois « inclusif ») est une dénonciation virulente des personnalités politiques qui ont osé désigner les coupables alors que seule la « Justice » a le droit de le faire.
Et cela continue ainsi :
Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.
À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.
Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.
Et il y en a encore qui font confiance à la justice de leur pays ?
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