L’Ukraine fait capoter le 20e paquet et le prêt de 90 milliards

Les 27 n’ont pas pu entériner le 20e paquet de sanctions contre la Russie, qui devait marquer l’anniversaire de la guerre en Ukraine.

Le « prêt » de 90 milliards n’a pas été non plus validé.

Le premier responsable est l’Ukraine, qui a fermé l’oléoduc alimentant la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe.

Le second responsable est la Commission européenne, qui non seulement n’a rien dit contre cette mauvaise action contre deux Etats membres de l’UE, mais a osé dire explicitement hier que si la Commission était en contact avec l’Ukraine sur ce sujet, ce n’était absolument pas pour faire pression sur ce pays.

La Commission ne fait pression que sur les victimes, et les victimes se rebiffent : la Hongrie a opposé son veto aux deux mesures qui devaient célébrer l’anniversaire du soutien sans condition et sans limite de l’UE à l’Ukraine.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a déclaré aux journalistes hongrois :

« J’ai clairement indiqué que nous ne soutiendrions pas un prêt militaire de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, car les Ukrainiens nous font chanter. Ils se sont entendus avec Bruxelles et ont uni leurs efforts à ceux de l’opposition hongroise pour mettre en péril la sécurité du secteur énergétique hongrois et la sécurité de la Hongrie dans son ensemble. Telle est notre position actuelle. C’est pourquoi il n’y a eu ni paquet de sanctions ni prêt ukrainien aujourd’hui. Nous avons clairement indiqué que notre position sur cette question ne pourra être révisée qu’après la reprise des livraisons de pétrole à la Hongrie par les Ukrainiens. »

Quant aux Slovaques ils mettent leur menace à exécution : ils suspendent leurs livraisons d’urgence d’électricité à l’Ukraine. « Nous sommes contraints de prendre une première mesure de réciprocité contre l’Ukraine ; elle sera levée après la reprise du transit pétrolier vers la Slovaquie », a déclaré Robert Fico.

Extension du slogan nazi

La Banque centrale ukrainienne annonce que le 25 février sortira le nouveau billet de 200 hrynias. C’est le même qu’avant, mais avec en prime au verso le slogan nazi « Gloire à l’Ukraine ! aux héros la gloire ! ».

Ce slogan est celui qui avait été défini au congrès de l’organisation de Bandera, à Cracovie sous la botte nazie, en avril 1941. Celui qui salue lance « Gloire à l’Ukraine ! » en tendant le bras droit. Ceux qui répondent disent : « Aux héros la gloire ! » en tendant le bras droit.

Les billets de 50, 500 et 1.000 hrynias avaient été modifiés en ce sens en août 2024, celui de 20 hrynias en août dernier. Il ne reste plus que celui de 100 hrynias à orner du slogan.

Sur les banderoles, on ajoutait « Gloire à Hitler ». Mais il semble que ce soit obsolète.

Lundi de la première semaine de carême

Si l’on peut parvenir à la vie sans observer les commandements par la foi seule qui sans œuvres est morte, comment se vérifiera-t-elle la parole qu’il dira à ceux qu’il placera à sa gauche : Allez au feu éternel qui a été préparé au diable et à ses anges ? Il ne leur reproche pas de n’avoir point cru, mais de n’avoir point fait de bonnes œuvres. Car précisément, pour que personne ne se promette la vie éternelle, au titre de la foi qui sans œuvres est morte, il a dit qu’il séparerait toutes les nations qui mêlées ensemble jouissaient des mêmes pâturages. Ainsi on les entendrait lui dire : Seigneur quand l’avons-nous vu souffrir tous ces besoins, sans l’avoir servi ? Eux avaient cru en lui, mais ne s’étaient pas préoccupés de faire le bien, comme si au titre de la seule foi morte, on parvenait à la vie éternelle.

Est-ce à dire que ceux-là seuls iront au feu éternel, qui n’ont point fait les œuvres de miséricorde, et qu’ils n’iront pas à ce feu, ceux qui ont pris le bien d’autrui ou qui, en ruinant en eux le temple de Dieu, ont été sans pitié pour eux-mêmes, comme si les œuvres de miséricorde avaient quelque utilité sans la charité ? L’Apôtre nous dit : Si je distribue tous mes biens aux pauvres et que je n’aie pas la charité, cela ne me sert de rien. Comment aimerait-on le prochain comme soi-même, si l’on ne s’aime pas ? Car « qui aime l’iniquité hait son âme » (psaume 10).

Et l’on ne peut pas non plus dire, (en cela plusieurs se séduisent eux- mêmes), que Jésus a parlé d’un feu éternel mais non d’une combustion éternelle. Or, à les en croire, dans le feu éternel ne feront que passer ceux à qui, en raison de leur foi morte, ils promettent le salut par le feu. D’après eux, le feu lui-même serait éternel mais leur combustion, c’est-à-dire l’opération du feu, ne serait pas éternelle pour eux, alors que le Seigneur prévoyant cette erreur a conclu son enseignement en disant : Ceux-ci iront à l’éternelle combustion et les justes à l’éternelle vie. Donc la combustion sera éternelle comme le feu et la Vérité dit que ceux-là y entreront, qu’elle a reconnus non pas sans foi, mais sans bonnes œuvres.

Saint Augustin, leçons des matines (de son livre La foi et les œuvres). En fait Jésus ne dit pas « éternelle combustion » (combustiónem ætérnam). Mais il dit d’abord aux maudits d’aller au « feu éternel » (ignem), puis il dit qu’ils iront au « supplice éternel » (supplicium). La combinaison des deux fait bien une combustion éternelle…

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• L’introït.

• Le graduel.

• le trait.

• L’offertoire.

• La communion.

• la collecte.