La Semaine Sainte de Petros Gaïtanos

0’35 : l’Alléluia des matines.
Au milieu de la nuit, mon esprit veille sur Toi, ô Dieu, parce que lumière sont tes préceptes sur la terre.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Apprenez la justice, habitants de la terre.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Ajoute-leur des malheurs, Seigneur, ajoute-leur des malheurs, aux glorieux de la terre.
Alléluia, alléluia, alléluia.

4’29 : tropaire de l’office de l’Epoux (lundi, mardi, mercredi).
Voici, l’Epoux arrive au milieu de la nuit – Et bienheureux le serviteur qu’Il trouvera veillant – Mais indigne celui qu’Il trouvera nonchalant – Veille donc, mon âme – à ne pas sombrer dans le sommeil – afin de n’être pas livrée à la mort et enfermée hors du Royaume – Mais reviens à toi et chante – Tu es Saint, Saint, Saint, notre Dieu – Par la Mère de Dieu aie pitié de nous.

7’02 : exapostilaire.
Je vois, paré de beauté – le lieu de tes Noces, mon Sauveur – et je n’ai pas de vêtement pour entrer – Illumine la parure de mon âme – Toi qui donnes la lumière, et sauve-moi.

9’06 : extrait (en caractères gras) du doxastikon des laudes du mercredi (tropaire de Cassienne).
Seigneur, la femme tombée en tant de péchés – a senti ta Divinité, s’est faite myrrhophore – Eplorée, elle T’apporte la myrrhe – avant ton ensevelissement – Hélas, dit-elle, je suis dans la nuit – dans la folie de la débauche, dans les noires ténèbres de l’amour du péché – Reçois les sources de mes larmes – Toi qui des nuées as fait venir l’eau de la mer – Penche Toi vers les implorations de mon cœur – Toi qui as incliné les cieux dans ton ineffable dépouillement.

13’16 : suite du tropaire de Cassienne.
J’embrasserai tes pieds très purs – je les essuierai avec les boucles des cheveux de ma tête – Au Paradis, entendant leur pas dans le soir Eve eut peur et se cacha – Qui découvrira la multitude de mes péchés, les abîmes de tes jugements – mon Sauveur qui délivres les âmes ? – Ne méprise pas ta servante, Toi qui as l’incommensurable miséricorde.

18’50 : stichère des laudes du lundi.
Le Seigneur venant à la Passion volontaire – disait aux apôtres sur la route – Voici, nous montons à Jérusalem – et le Fils de l’Homme sera livré, comme il est écrit sur Lui – Allons donc nous aussi, nos pensées purifiées – marchons avec Lui, soyons crucifiés avec Lui – et mourons pour Lui aux plaisirs de la vie – afin de vivre avec Lui et de L’entendre dire – Jamais plus Je ne souffrirai dans la Jérusalem terrestre – Mais Je monte vers mon Père et votre Père – vers mon Dieu et votre Dieu – Et Je vous élèverai avec Moi dans la Jérusalem d’en haut, dans le Royaume des cieux.

25’15 : 9e antienne des matines du jeudi.
Ils donnèrent trente pièces d’argent – le prix de Celui qu’ils estimèrent d’entre les fils d’Israël – Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation – L’esprit est prompt, mais la chair est faible. C’est pourquoi veillez.
Pour nourriture, ils M’ont donné du fiel – Pour ma soif, ils M’ont abreuvé de vinaigre – Mais Toi, Seigneur, ressuscite Moi – Et rends-leur ce qui leur est dû.

29’25 : le samedi, au lieu de l’hymne des Chérubins.
Que toute chair mortelle se taise – Qu’elle demeure dans la crainte et le tremblement – Qu’elle ne pense en elle à rien de terrestre – Car le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs – vient se faire immoler et se donner en nourriture aux fidèles – Les chœurs des Anges Le précèdent – avec toutes les Principautés et les Puissances – les Chérubins aux yeux nombreux et les Séraphins aux six ailes – qui se voilent la face et chantent l’hymne – Alléluia.

36’10 : cathisme du lundi.
Ce jour porte la lumière des prémices de la Passion du Seigneur – Venez donc, vous qui aimez la fête, chanter à sa rencontre – Car le Créateur vient recevoir la croix – les blasphèmes et les coups, jugé par Pilate – Frappé sur la pupille de l’œil par un esclave – Il accepte tout pour sauver l’homme – Disons : Christ, Dieu bon, accorde le pardon des fautes – à ceux qui vénèrent dans la foi ta sainte Passion.

41’38 : 15e antienne des matines du vendredi.
Aujourd’hui est suspendu à l’arbre de la Croix – Celui qui a suspendu la terre sur les eaux. – Il est couronné d’épines, Lui le Roi des Anges – Il est revêtu de fausse pourpre, Lui qui revêt le ciel de nuées – Il est giflé, Lui qui dans le Jourdain a délivré Adam – Il est cloué, Lui l’Epoux de l’Eglise – Il est percé de la lance, Lui le Fils de la Vierge – Christ, nous nous prosternons devant Ta Passion (3 fois) – Révèle nous Ta glorieuse Résurrection.

47’16 : Stichère des apostiches du jeudi.
Te voyant suspendu à l’Arbre de la croix – Christ, Dieu Créateur de l’univers – celle qui T’enfanta sans semence implorait amèrement – Mon Fils, où est allée la beauté de ta forme ? – Je ne supporte pas de Te voir crucifié injustement – Mais relève Toi bientôt – Que je voie ta Résurrection des morts le troisième jour.

52’18 : Doxastikon des laudes du jeudi.
Ils ont enlevé mes vêtements – ils M’ont couvert d’un manteau de pourpre – ils ont mis sur ma tête une couronne d’épines – et ils M’ont donné dans la main droite un roseau – pour que Je les brise, comme les vases du potier.

57’28 : Stichère de la résurrection.
Venue le lendemain du sabbat, / Marie de Magdala Te cherchait dans le tombeau / et, ne T’ayant pas trouvé, elle se lamentait en pleurant et clamait : / Hélas, mon Sauveur, Tu as été dérobé, ô Roi de l’univers ; / mais les deux anges, messagers de la vie, qui se trouvaient dans le sépulcre lui dirent : / Pourquoi pleures-tu, ô femme ? / Je pleure, dit-elle, car on a enlevé mon Seigneur de sa tombe, / et je ne sais pas où on L’a mis. / Mais T’ayant vu, elle se retourna et s’écria : // Mon Seigneur et mon Dieu, gloire à Toi.

1h01’10 : extrait de la troisième stance des lamentations de la Mère de Dieu.
Ô mon doux printemps, mon très doux Enfant – Où s’en est allée ta beauté ?
Toutes les générations apportent leur hymne – à ton sépulcre, mon Christ.
Les porteuses de myrrhe vinrent à l’aube – Elles répandirent les parfums sur le tombeau.
Ô mon doux printemps, mon très doux Enfant – Où s’en est allée ta beauté ?
Toutes les générations apportent leur hymne – à ton sépulcre, mon Christ.


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2 réflexions sur “La Semaine Sainte de Petros Gaïtanos

  1. Cher Monsieur Daoudal, ayant écouté ce bijou que mes maigres connaissances de grec m’ont quand même permis d’apprécier je tiens à vous remercier pour tout votre travail, si précieux. Vous êtes arrivés à un âge respectable il me semble. Comment ferais-je lorsque Dieu aura décidé de vous rappeler à lui, voilà les pensées qui de plus en plus m’animent lorsque je consulte votre blog, que je suis quotidiennement depuis 2004 après vous avoir longtemps lu dans Présent.

    Un merci tout particulier aussi pour votre couverture de l’actualité russe. Que Dieu vous garde, longue vie à vous et merci pour tout ! Olivier V

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