« Inapproprié »

Les supporters du club de foot de Belgrade ont créé cette impressionnante mosaïque lors d’un match, avec cette inscription façon slavon d’église : « Que notre foi vous conduise à la victoire. »

L’UEFA a considéré qu’il était « inapproprié » de représenter le Christ, et a condamné l’équipe à une amende.

Le député allemand Tobias Teich de l’AfD a déclaré : « Jésus n’est pas autorisé dans le stade de Belgrade. Du moins, c’est ainsi que l’UEFA le voit. Notre menace ne vient pas de l’Est, elle vient de l’intérieur. »

Il ne croit pas si bien dire. Car l’UEFA n’a rien à dire quand les supporters de l’équipe de Kaiserslautern font un gigantesque pentagramme d’où sort le diable. Avec deux inscriptions successives ouvertement sanatistes en latin : « Exaudi nos, Lucifer, et surge ex abysso, sume animas nostras ! » (Exauce-nous, Lucifer, surgis de l’abîme, prends nos âmes !). « Ad lucem nos trahe, orbem mundi regna, surge ex flammis et appare » (Amène nous à la lumière, règne sur le monde, sors des flammes et apparais). C’était il y a exactement un an.

Deux visions de l’Europe…

Le scandale

France 2 a eu le malheur de donner la parole pendant dix minutes à Serguei Lavrov.

L’ambassade d’Ukraine a aussitôt élevé ses plus vives protestations.

Le pitoyable Barrot (on évitera de le qualifier d’homologue de Lavrov) a fait une déclaration solennelle pour condamner France 2 et rétablir la mensongère propagande ukrainienne comme dogme d’Etat.

Il faut avouer que ce qu’a fait France 2 est en effet très grave. Car c’est la toute première fois depuis quatre ans que le point de vue russe était entendu sur une chaîne du service public ou assimilé. Il se pourrait que certains téléspectateurs découvrent qu’on leur a imposé ce qu’il fallait penser par une censure absolue de toute autre opinion, y compris dans les « débats » strictement à sens unique…

Samedi de la Passion

Dans l’antiquité, ce jour précédant la Grande Semaine était aliturgique. Les chants de la messe sont ceux de la veille. Voici l’antienne de communion, prise du psaume 26, dans l’antique version du psautier romain (avec persequéntium au lieu de tribulántium) et avec l’ajout de Domine. Comme dans toutes les antiennes du temps de la Passion, c’est le Christ qui utilise les psaumes pour exprimer au Père sa déréliction.

Ne tradíderis me, Dómine, in ánimas persequéntium me: quóniam insurrexérunt in me testes iníqui, et mentíta est iníquitas sibi.

Ne me livrez pas, Seigneur, à la merci de ceux qui me persécutent : des témoins iniques se sont élevés contre moi et l’iniquité a menti contre elle-même.

Cynisme

L’État n’a pas les moyens d’aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, affirme Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance (la banque publique d’investissement, directement supervisée par la Banque centrale européenne) :

« Cette nouvelle crise géopolitique, on ne peut pas se la payer… Le temps des boucliers est terminé… Y’a plus un sou ! Toutes les marges de manœuvre de l’État sont parties dans la dépense sociale… Le Père Noël de l’État est totalement nu. Il ne lui reste rien dans la hotte. »

De même :

La France ne dispose plus de marges de manœuvre pour faire face aux crises… Mais il y a toujours des milliards et des milliards à jeter dans le trou ukrainien, et le Biscornu vient d’annoncer l’achat de 8,5 milliards d’euros de munitions pour faire la guerre à la Russie…

La persécution en Ukraine

Le 19 mars, le directeur des hôpitaux de Zaporojié est allé voir le prêtre desservant la chapelle de l’hôpital n°5 (qui est une église paroissiale) pour lui signifier qu’il devait rassembler ses affaires et quitter les lieux, parce que l’hôpital avait besoin de ce local situé à l’entrée, et parce que l’Eglise orthodoxe ukrainienne « n’est pas l’Eglise ».

Le lendemain, l’accès a été bloqué par des lits. Le directeur a prévenu : si vous touchez aux lits je porte plainte pour dégradation de biens hospitaliers. Les paroissiens ont tenté de faire valoir que la chapelle existe depuis déjà 25 ans, qu’elle est très fréquentée par les malades, des proches de malades, des militaires, des professionnels de santé… Le directeur leur a laissé dix minutes pour débarrasser les lieux.

Ils ont pris tout ce qu’ils ont pu (vêtements et objets liturgiques), mais la plus grande partie du mobilier est resté. L’iconostase en pierre ne peut être déplacée, non plus que les icônes murales qui sont de vraies fresques.

Les offices du carême sont célébrés au domicile d’un paroissien.

Les travaux de « rénovation » ont commencé dès lundi.

Pendant un quart de siècle, le prêtre a célébré les offices, fait le tour des chambres, donné la communion et confessé les malades, célébré les sacrements du baptême, du mariage et des funérailles pour les patients et le personnel de l’hôpital, dans cette chapelle qui avait été voulue par le médecin chef d’alors. « Il existe des lieux de deuil particulier : les cimetières, les unités militaires, les hôpitaux, les prisons. Ces lieux doivent abriter des églises. Rien ne doit faire obstacle à la quête de Dieu d’une personne croyante », a souligné le recteur.

Cette affaire est loin d’être unique. Le directeur des hôpitaux de Zaporojié a déjà fermé les chapelles de deux autres hôpitaux de la ville. La même chose s’est produite en d’autres villes. A Tcherkassy, non seulement la chapelle a été fermée, mais les vingt religieuses qui s’occupaient des patients et des pauvres ont été expulsées. Quand la chapelle est donnée à l’Eglise du pouvoir, elle reste vide.