Les pays baltes et les drones ukrainiens

Deux drones ont touché hier la Lettonie et l’Estonie. Une fois encore il a fallu se rendre à l’évidence qu’il ne s’agissait pas de drones russes, mais ukrainiens.

Eh bien le ministre letton des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires par intérim de la Fédération de Russie en Lettonie pour « exprimer sa protestation catégorique et lui remettre une note condamnant l’intrusion dans l’espace aérien letton d’un drone provenant du territoire russe dans la nuit du 25 mars »…

Ce n’est pas une blague. J’ai vérifié. Le drone était ukrainien, mais il était passé par la Russie parce qu’il avait raté sa cible en Russie, donc ce sont les Russes les responsables.

Et Le Monde est sur la même longueur d’onde. Son article commence ainsi : « Les drones venaient d’Ukraine, mais, à terme, la menace est russe. » Sic.

La dictature canadienne

Les députés canadiens ont adopté hier par 186 voix contre 137 un texte de loi pour « combattre la haine », à savoir toute critique un peu vive de l’idéologie dominante woke LGBT et de la culture de mort. Les conservateurs avaient obtenu une exemption religieuse, mais les libéraux ont fait passer un amendement supprimant cette exemption.

De ce fait, si la loi est également votée par le Sénat (ce qui est probable, vu que la majorité des sénateurs ont été nommés par Trudeau – oui, ils sont choisis par le Premier ministre…), il sera interdit de citer la Bible pour critiquer l’avortement ou l’idéologie LGBT.

Belgique : toujours plus d’« euthanasie »

La soi-disant Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie en Belgique indique que 4.486 déclarations d’euthanasie ont été enregistrées en Belgique en 2025, soit une hausse de 12,4%, après une hausse de 16,6% l’an dernier. Ce qui fait 12 meurtres légaux de vieux et de malades par jour. On note que désormais un quart de ces meurtres concerne des personnes dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme.

La Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie compte les meurtres, mais ne contrôle plus rien, parce qu’elle est « débordée ». Comme en 2024, elle n’a transmis aucun dossier au procureur.

En Géorgie

Compte rendu d’une interview du Premier ministre de Géorgie Irakli Kobakhidze sur Imedi TV au lendemain des grandioses funérailles du patriarche Elie II.

Le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, a déclaré mercredi que les traditions chrétiennes profondément enracinées de la Géorgie et ses 1.700 ans d’histoire vouaient à l’échec toute tentative visant à imposer ce qu’il a qualifié de « fausses idéologies » à la place du christianisme.

Dans son interview accordée à Imedi TV, M. Kobakhidze a souligné que la Géorgie est un pays qui se distingue par sa culture et son héritage chrétiens, et a insisté sur l’importance de renforcer la foi et les valeurs religieuses au sein de la société.

Il a ajouté que les récents événements dans le pays démontrent que les campagnes visant à répandre la haine et à saper l’Église n’ont pas abouti, affirmant que ces efforts comprenaient des attaques ciblées contre l’Église, le clergé et le patriarche, mais qu’ils ont finalement échoué à atteindre leurs objectifs.

« Outre la haine, ils ont tenté d’imposer une fausse idéologie à notre population, et cela s’est traduit en partie par une lutte directe contre l’Église, notamment par des campagnes menées contre l’Église, contre le patriarche personnellement et contre le clergé. Ces campagnes ont été vaincues ces derniers jours, et tout ce que nous avons vu ces derniers jours en était l’expression. Ces derniers jours ont été un signe clair non seulement pour nous, mais pour tous ceux qui observent l’évolution de la situation dans notre pays. Ils montrent que la haine ne peut vaincre l’amour, et qu’aucune fausse idéologie ne peut l’emporter sur le christianisme en Géorgie », a déclaré le Premier ministre.

M. Kobakhidze a en outre fait valoir que ces campagnes étaient délibérées et s’inscrivaient dans une tendance mondiale plus large visant à remettre en cause l’autorité, y compris celle des institutions religieuses. Il a souligné que l’Église géorgienne et le patriarche jouissaient depuis longtemps d’une grande confiance auprès du public, ce qui en faisait des cibles privilégiées.

« Toute tentative d’introduire de fausses idéologies en Géorgie à la place du christianisme est vouée à l’échec. Je reviendrai une fois encore sur ces campagnes. Elles étaient délibérées et avaient un objectif précis ; en général, elles visent les autorités. Cette idéologie se caractérise, partout dans le monde, par le refus de toute autorité. Vous savez qu’au fil des ans, et jusqu’à ce jour, le patriarche et l’Église mère ont joui d’une autorité exceptionnelle, ce qui explique précisément pourquoi l’Église et le clergé figuraient parmi les cibles principales de ces campagnes. En fin de compte, cependant, nous avons tous constaté que le succès de telles campagnes est absolument impossible dans notre pays. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas rester prudents et vigilants. Tout doit être mis en œuvre pour que notre société grandisse encore davantage dans la foi, que les valeurs chrétiennes soient renforcées dans notre pays et que l’Église soit encore plus forte. En fin de compte, tout cela signifie le renforcement et la consolidation de notre État », a-t-il conclu.

La dérive

Le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, ancien rapporteur du synode synodal, précise sa pensée sur l’ordination sacerdotale des femmes :

« Je ne peux pas imaginer, à long terme, comment l’Église pourrait subsister si la moitié du peuple de Dieu souffrait de ne pas avoir accès au ministère ordonné. (…) J’ai également appris, en tant qu’évêque, que ce n’est pas seulement une revendication de quelques associations de femmes de gauche. »

C’était lors d’un symposium, à Bonn, le 19 mars, intitulé « Synodalité et Praedicate Evangelium – deux éléments fondamentaux de la réforme de l’Église du pape François ».

En 2020 il disait : « Je ne sais vraiment pas. Mais j’y suis ouvert. Il est clair, cependant, que la situation actuelle n’est pas suffisante. »

Aujourd’hui il sait que la moitié féminine du peuple de Dieu doit avoir accès au sacerdoce. Toutefois il constate que c’est une revendication occidentale, et qu’il faudra encore du temps pour que cette question soit abordée de la même manière dans toutes les cultures…

Le même jour, l’évêque d’Anvers, Mgr Johan Bonny, annonçait dans une lettre pastorale son intention d’ordonner prêtres des hommes mariés d’ici 2028 (donc de façon ouvertement illicite). Cela n’est pas passé inaperçu dans la presse, mais on n’a pas remarqué qu’il était aussi question de l’ordination des femmes, même si c’est de façon moins brutale que chez Hollerich : « Un point difficile reste la demande de rendre le sacrement de l’ordre accessible aux femmes, à commencer par l’ordination diaconale. »

Ce matin, le pape s’est fendu d’un long message « à la Très Révérende et Très Honorable Dame Sarah Mullally, Archevêque de Cantorbery » à l’occasion de son « intronisation », hier. Le baratin de congratulation et d’éloge du dialogue œcuménique (avec recours deux fois à Paul VI et deux fois à François) se termine ainsi :

« Avec ces sentiments fraternels, j’invoque sur vous les bénédictions de Dieu Tout-Puissant alors que vous assumez vos hautes responsabilités. Que le Saint-Esprit descende sur vous et rende fructueux votre service du Seigneur. »

Il n’y a nulle part la moindre allusion au fait que, quoi qu’on pense des ordinations anglicanes, une femme ne peut pas être archevêque. Quant à l’appel au Saint-Esprit pour que cette imposture soit fructueuse…