Le vendredi saint de Petros Gaïtanos

3’12 : doxastikon des apostiches des vêpres.

Toi qui es revêtu de la lumière comme d’un manteau – Joseph avec Nicodème Te descendit de la croix – Te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus – Quand il T’a vu suspendu à la croix le soleil s’est entouré de ténèbres – la terre a tremblé de peur, le voile du temple s’est déchiré – Maintenant je Te vois souffrir de Toi-même la mort pour moi – Comment T’ensevelirai-je, mon Dieu ? – Comment Te roulerai-je dans un linceul ? – Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? – Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ? – J’exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection – proclamant : Seigneur, gloire à Toi.

12’36 : première stance des lamentations (littéralement « éloges » : encomia) des matines du samedi saint, chantées le soir du vendredi saint. La numérotation des tropaires est celle de la traduction que je reproduis, qui correspond au texte grec ici. Il s’agit précisément du numéro du verset du psaume 118 qui est censé être psalmodié avant chaque tropaire. La longueur des encomia (plus de 180 tropaires en tout, outre les 176 versets du psaume) fait qu’ils sont rarement chantés intégralement. L’usage grec est d’omettre les versets du psaume, et un certain nombre de tropaires. L’usage russe est de ne pas omettre les versets du psaume. Mais, même dans les monastères on ne chante pas tout : ici à Sretenski (à partir de 30’20) on ne chante que les trois premiers tropaires de chaque stance, les autres sont récités recto tono par un prêtre, tandis que les versets du psaume sont psalmodiés par le chœur. Et en faisant ainsi les matines durent tout de même trois bonnes heures.

1 La Vie, dans le tombeau Tu fus déposé – Christ, les ordres des Anges s’émerveillaient – glorifiant ta descente parmi nous

2 La Vie, comment es-Tu mort ? – Comment demeures-Tu dans le tombeau ? – Tu détruis le Royaume de la mort – et Tu ressuscites les morts de l’enfer.

3 Nous T’exaltons, Jésus, Roi – nous vénérons ta sépulture et tes souffrances – Par elles, Tu nous as sauvés de la corruption.

4 Toi qui as mesuré la terre, Jésus Roi de l’univers – Tu demeures aujourd’hui dans un étroit tombeau – De leurs sépulcres, Tu ressuscites les morts.

6 Le Maître de l’univers est mort – Il est déposé dans un sépulcre neuf – Lui qui dépouillé des morts les tombeaux.

9 Il était beau entre tous les mortels – Mais Il est comme un mort qui n’a pas de forme – Lui qui à la nature du monde a donné sa beauté.

13 Ô l’étrange miracle. Ô l’événement nouveau – Celui qui m’a donné le souffle est emporté sans souffle – enseveli par les mains de Joseph.

18 Ma vie, mon Sauveur, Tu es remonté de la corruption – Mort, Tu es allé parmi les morts – et Tu as rompu les verrous de l’enfer.

28 La Vierge pure maternellement se lamente – elle pleure sur Toi, ô Jésus – disant : comment T’ensevelirai-je, mon Fils ?

34 Les ordres des Anges Te voyant étendu mort pour nous – étaient frappés de crainte, Sauveur – et se couvraient de leurs ailes.

18’20 : 42 Comment voyons-nous mort Celui qui donne la vie ? – Disaient les anges frappés de peur – Comment Dieu est-Il enfermé dans un tombeau ?

54 L’Un de la Trinité, dans la chair – a souffert pour nous une mort infamante – Frémis, soleil et tremble, terre.

59 Verbe, Tu as obéi à ton Père – Tu es descendu jusqu’au terrible enfer – et Tu as ressuscité la race des mortels.

71 Irrigués comme de la source unique – par le double fleuve qui coule de ton côté – nous portons le fruit de la vie immortelle.

30 Tu T’es caché sous la terre comme maintenant le soleil – Tu T’es couvert de la nuit de la mort – mais lève-Toi, Sauveur, dans la plus haute lumière.

19 Le chandelier de la lumière, la chair de Dieu – est maintenant cachée sous la terre comme sous le boisseau – Elle chasse les ténèbres de l’enfer.

60 Hélas, lumière du monde. Hélas, ma lumière, Jésus mon bien aimé – disait la Vierge, pleurant et gémissant.

66 Ô Dieu et Verbe, ô ma joie – comment supporterai-je ta sépulture de trois jours ? – Maintenant se brise mon cœur de mère.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Nous Te célébrons, Verbe, Dieu de l’univers – avec le Père et ton Esprit Saint – et nous glorifions ta divine sépulture.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Nous te disons bienheureuse, Mère de Dieu très pure et nous vénérons dans la foi l’ensevelissement – de ton Fils notre Dieu pendant trois jours.

1 La Vie, dans le tombeau Tu fus déposé – Christ, les ordres des Anges s’émerveillaient – glorifiant ta descente parmi nous.

25’11 : deuxième stance des encomia.

Il est digne de T’exalter, Toi qui donnes la vie – qui as étendu les mains sur la croix – qui as brisé la puissance de l’ennemi.

73 Il est digne de T’exalter, Créateur de l’univers – Délivrés de la corruption par tes souffrances – nous avons l’impassibilité.

115 Comme le pélican, ton côté percé – Verbe, Tu as rendu la vie à tes enfants morts – en répandant sur eux les sources de la création.

123 Le soleil trembla de Te voir, Lumière invisible – mon Christ, caché sans souffle dans le tombeau – et il couvrit de ténèbres sa lumière.

124 Elle pleurait amèrement, ta Mère toute pure, ô Verbe – quand elle Te vit dans le tombeau – Dieu ineffable qui n’a pas de commencement.

77 Sauveur, les Séraphins tremblent de Te voir en haut, inséparablement uni au Père – et en bas étendu mort sur la terre.

30’22 : 126 Le terrible enfer trembla de Te voir – Soleil immortel de la gloire – et se hâta de rendre les captifs.

93 Je suis meurtrie cruellement et mon cœur se déchire – Verbe, quand je vois ton injuste immolation – disait dans les larmes la toute Pure.

131 Tous les fidèles délivrés de la mort par Ta sépulture – Christ, nous célébrons maintenant dans les hymnes – ta crucifixion et ton ensevelissement divins.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Dieu qui n’as pas de commencement – Verbe et Esprit dans la même éternité – tiens le sceptre des rois contre les adversaires, en ta bonté.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Vierge pure, immaculée, qui as enfanté la vie – arrête les scandales de l’Eglise – et donne-lui la paix en ta bonté.

Il est digne de T’exalter, Toi qui donnes la vie – qui as étendu les mains sur la croix – qui as brisé la puissance de l’ennemi.

37’08 : troisième stance.

Toutes les générations apportent leur hymne – à ton sépulcre, mon Christ.

132 L’Arimathéen Te descendit de l’Arbre de la croix – et T’ensevelit dans le tombeau.

134 Venez toute la création offrir – les hymnes de l’exode au Créateur.

137 Ceux qu’Il avait nourris de la manne – ont levé le talon contre leur bienfaiteur.

138 Ceux qu’Il avait nourris de la manne – ont donné à leur Sauveur du fiel et du vinaigre.

139 Ô la folie des meurtriers des prophètes – Ils ont tué le Christ.

140 Comme un serviteur insensé – l’initié a trahi l’abîme de la sagesse.

145 Sauveur qui donne la vie – gloire à ton pouvoir qui a détruit l’enfer.

146 Verbe, Te voyant couché – la toute Pure pleurait comme une mère.

147 Ô mon doux printemps, mon très doux Enfant – Où s’en est allée ta beauté ?

148 Verbe, ta Mère toute pure – se lamente sur ta mort.

149 Les femmes viennent avec les parfums – embaumer le Christ, le Parfum divin.

150 Tu as détruit la mort par la mort – mon Dieu en ta puissance divine.

151 Le menteur s’est égaré – Mais l’homme trompé est délivré par ta sagesse, mon Dieu.

154 Ils périront tous, ceux qui T’ont crucifié – Verbe, Fils de Dieu, Maître de l’univers.

155 Les hommes de sang périront tous – dans le puits de la perdition.

48’10

156 Fils de Dieu, Roi de l’univers – mon Dieu, mon Créateur – comment as-Tu accepté la Passion ?

157 La Génisse implorait, voyant son enfant – suspendu à l’arbre de la croix.

158 Joseph et Nicodème ensevelirent – le Corps qui porte la vie.

159 Le cœur percé, versant des larmes brûlantes la Vierge appelait.

160 Ô lumière de mes yeux, mon très doux Enfant – Comment est Tu recouvert maintenant par le tombeau ?

174 Les Intelligences tremblèrent – devant l’étrange et terrible ensevelissement du Créateur de l’univers.

162 Je glorifie, mon Fils, l’extrême miséricorde – pour laquelle Tu souffres cette Passion.

166 Ressuscite, Compatissant – et relève-nous des gouffres de l’enfer.

173 Ta Mère toute pure Te pleure et se lamente – mon Sauveur entré dans la mort.

54’40 : 175 Les myrophores vinrent à l’aube – Elles répandirent les parfums sur le tombeau.

133 Les myrophores vinrent de tout leur cœur – t’offrir les parfums, mon Christ.

168 Vite, ressuscite, Verbe – dissipe la tristesse de la Vierge qui T’enfanta.

169 Te voyant mort les Puissances Célestes – furent frappées de crainte.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Trinité, mon Dieu, Père, Fils et Esprit, aie pitié du monde.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Vierge, rends dignes tes serviteurs – de voir la résurrection de ton Fils.

Toutes les générations apportent leur hymne – à ton sépulcre, mon Christ.


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