3’12 : doxastikon des apostiches des vêpres.
Toi qui es revêtu de la lumière comme d’un manteau – Joseph avec Nicodème Te descendit de la croix – Te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus – Quand il T’a vu suspendu à la croix le soleil s’est entouré de ténèbres – la terre a tremblé de peur, le voile du temple s’est déchiré – Maintenant je Te vois souffrir de Toi-même la mort pour moi – Comment T’ensevelirai-je, mon Dieu ? – Comment Te roulerai-je dans un linceul ? – Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? – Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ? – J’exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection – proclamant : Seigneur, gloire à Toi.
12’36 : première stance des lamentations (littéralement « éloges » : encomia) des matines du samedi saint, chantées le soir du vendredi saint. La numérotation des tropaires est celle de la traduction que je reproduis, qui correspond au texte grec ici. Il s’agit précisément du numéro du verset du psaume 118 qui est censé être psalmodié avant chaque tropaire. La longueur des encomia (plus de 180 tropaires en tout, outre les 176 versets du psaume) fait qu’ils sont rarement chantés intégralement. L’usage grec est d’omettre les versets du psaume, et un certain nombre de tropaires. L’usage russe est de ne pas omettre les versets du psaume. Mais, même dans les monastères on ne chante pas tout : ici à Sretenski (à partir de 30’20) on ne chante que les trois premiers tropaires de chaque stance, les autres sont récités recto tono par un prêtre, tandis que les versets du psaume sont psalmodiés par le chœur. Et en faisant ainsi les matines durent tout de même trois bonnes heures.
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