Baltique : les Russes ont gagné

Le quotidien allemand Die Welt explique que la chasse aux pétroliers « fantômes » dans la Baltique a échoué.

En réponse aux tentatives de contrôle, la Russie a déployé des navires militaires. Le destroyer « Severomorsk » a été mis en service entre l’île de Fehmarn et la baie de Lübeck, et d’autres navires de guerre escortent systématiquement les pétroliers russes.

En conséquence, le commandant de la marine estonienne a officiellement déclaré qu’il n’essaierait pas d’arrêter les navires de commerce russe, et le gouvernement danois exclut de fermer ses eaux territoriales aux navires russes.

Bref, la propagande occidentale selon laquelle la Baltique est devenue un « lac de sécurité intérieur de l’OTAN » doit être revue…

Petit à petit…

Le Comité exécutif de World Gymnastics a décidé de lever les restrictions imposées aux athlètes russes et de les autoriser à concourir sous le drapeau et l’hymne nationaux. Cette décision concerne les cinq disciplines régies par la Fédération russe de gymnastique : la gymnastique artistique, la gymnastique rythmique, le trampoline, l’acrobatie sportive et l’aérobic sportive.

Les fédérations internationales de judo, de sambo, de taekwondo, de kickboxing, de muay-thaï, de boxe, de MMA et de lutte ont déjà levé les restrictions imposées aux athlètes russes, qui sont par ailleurs autorisés à concourir sous le drapeau national lors des compétitions organisées par World Aquatics.

A Londres

Il y a eu une gigantesque manifestation hier à Londres, à l’appel de Tommy Robinson, sous le slogan « Unite the Kingdom » : unir le royaume, contre l’immigration. Car « we are the kingdom » : nous sommes le royaume.

La mobilisation est impressionnante, mais on peut se demander si ce n’est pas trop tard. La submersion ethnique et islamique en Grande-Bretagne, qui est aussi une submersion culturelle voulue par les autorités, risque d’avoir atteint un point de non-retour. Sauf entreprise de « remigration » massive, qui paraît fort peu concevable dans l’Europe des droits de l’homme d’ailleurs.

Saint Venant

Il y a plusieurs saints de ce nom : un abbé de Saint-Martin de Tours au Ve siècle, un évêque de Ligurie du VIe siècle apprécié de saint Grégoire le Grand, un ancien officier de Pépin le Bref, devenu ermite près d’Aire sur la Lys, assassiné en 766 (c’est lui qui a donné son nom à une commune du Pas-de-Calais), et le martyr du IIIe siècle célébré ce jour, saint Venant de Camerino. (Il faut ajouter le poète et évêque de Poitiers qu’il est convenu d’appeler Venance Fortunat.)

Venant, originaire de Camerino, en Italie, était âgé de 15 ans lorsqu’il fut dénoncé comme chrétien à Antiochus, alors gouverneur de la ville, sous l’empereur Dèce. Il se présenta devant ce magistrat à la porte de la ville. Celui-ci, après l’avoir tenté longuement par des promesses et des menaces, le fit battre de verges et charger de chaînes. Délivré de ses liens par un ange, Venant fut ensuite brûlé avec des torches ardentes et suspendu, la tête en bas, au-dessus d’un brasier fumant. On le ramena devant le gouverneur, on lui cassa toutes les dents, on lui brisa les mâchoires et, ainsi mutilé, on le jeta dans un égout. Retiré de ce lieu par un ange, il se présenta de nouveau devant un juge ; celui-ci, pendant que Venant parlait, tomba de son tribunal et expira en s’écriant : « Le Dieu de Venant est le vrai Dieu ; détruisez les nôtres. » Enfin, après d’autres tourments raffinés, Venant acheva le cours de son glorieux martyre.
Abbé Henri Berthet, Le saint du jour (1948).

• Les triptyques de Niccolò de Foligno (« Alunno »), et de Carlo Crivelli.

• Les peintures murales de l’église Sant-Venant de Pfärrenbach, Horgenzell, Bade-Wurtemberg.

• Les oraisons.

Dimanche après l’Ascension

Le deuxième alléluia.

Allelúia. Non vos relínquam órphanos : vado, et vénio ad vos, et gaudébit cor vestrum. Allelúia.

Je ne vous laisserai pas orphelins ;
Je m’en vais, mais je reviendrai vers vous,
Et il se réjouira votre cœur. Jean XIV, 18, 28.

Après le premier Alléluia, un peu froid, nous trouvons ici un chant plein de consolation, apaisant la douleur de la séparation et chassant le sentiment de solitude et d’isolement ; un chant de joyeux retour. « Par le Saint-Esprit, le Seigneur viendra au plus profond de notre cœur, il sera un avec nous, il sera bien plus proche de nous qu’il ne l’était autrefois des Apôtres lorsqu’il demeurait parmi eux en chair et en os. Notre cœur sentira sa proximité et se réjouira » (W. K.). Nous avons ici l’une des mélodies les plus ferventes composée dans le premier mode ; sans doute évite-t-elle volontairement une tessiture plus étendue afin de pénétrer plus facilement notre cœur.

Dom Johner

(Je ne sais pas qui est « W. K. », qui ne correspond à aucun des livres de la bibliographie donnée par dom Johner en tête de son livre.)