Musk, Dmitriev, Sikorski et l’UE

En réponse à un article sur les sanctions exorbitantes de l’UE contre la Hongrie pour refus de sa politique d’invasion migratoire, Elon Musk a simplement écrit : « Dissoudre l’UE et rendre le pouvoir au peuple ». Tweet repris par différentes personnalités, dont Kirill Dmitriev.

Le très russophobe et européiste ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a réagi en disant : « Les oligarques Dmitriev et Musk veulent une partition de l’Europe pour nous dominer et nous exploiter. » Et il ajoutait un « sondage » : Devons-nous : 1. Capituler. 2. Rendre sa grandeur à l’Europe (Make Europe great again).

Réponse de Kirill Dmitriev :

« Les plus grands diplomates de l’UE sont en panique. Résolvez les problèmes créés par l’UE : immigration incontrôlée, hausse de la criminalité, prix élevés de l’énergie, ralentissement économique et censure généralisée. Rendez sa grandeur à l’Europe. »

En parallèle, Dmitriev a publié deux « sondages » sur son compte X, qui montrent de façon caricaturale comment l’eurocratie contrôle l’information.

Qui soutenez-vous dans le débat sur la liberté d’expression ? Les bureaucrates de l’UE : 55% ; Elon Musk 45%. Dmitriev : « Les bureaucrates de l’UE peuvent se détendre : inutile de censurer X, ils peuvent simplement gagner grâce à leurs robots surpuissants. »

La veille il avait publié une autre question : « Qu’est-ce qui est le mieux pour le monde ? L’UE est abolie ; l’UE est sanctionnée ; les bureaucrates de l’UE gagnent ; l’UE se détruit elle-même. »

Premières réponses :

Puis il a publié le tableau au bout de 9 heures (« Les robots de l’UE s’infiltrent lentement ») :

Et quelques heures plus tard (« C’est amusant à observer : de plus en plus de robots paniqués de l’UE poussent les bureaucrates de l’UE à gagner. Ainsi, s’ils ne parviennent pas à faire disparaître X de la surface de la Terre en Europe, ils peuvent se reposer sur leurs robots survoltés comme plan B. ») :

Résultat final :

L’Eglise LGBT

Lu sur LifeSiteNews à propos d’un document publié en octobre dernier par la conférence des évêques allemands :

Le document, intitulé « Créés, rachetés et aimés : visibilité et reconnaissance de la diversité des identités sexuelles à l’école », déclare que « la diversité des identités sexuelles est un fait » et demande aux écoles catholiques d’accepter l’auto-identification des élèves comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queer, intersexués ou non binaires et, en outre, d’utiliser un langage positif. Les enseignants sont invités à présenter les principes de la morale sexuelle catholique comme des questions « controversées » ouvertes au débat, et à laisser les élèves se forger leur propre opinion.

(…)

Les quatre « textes d’action » clés du Chemin synodal appellent explicitement à :

  • Réévaluer l’homosexualité comme innée et moralement neutre,
  • Reconnaître toute relation sexuelle consensuelle comme légitime si elle est qualifiée d’« amour »,
  • Introduire des cérémonies officielles de bénédiction pour les couples de même sexe,
  • Normaliser la « diversité des genres », y compris l’ordination de personnes s’identifiant comme transgenres.

Le diaconat féminin

Je n’avais aucune envie de me fatiguer à répondre aux incurables bisounours qui se félicitent du document romain fermant prétendument la porte au diaconat féminin. Il se trouve que Aldo Maria Valli a écrit exactement ce que j’aurais pu dire, mais je ne l’aurais pas fait aussi bien. Je renvoie donc à cet excellent article, traduit par Benoît et moi.

(Je n’avais pas davantage envie de me fatiguer à répondre aux incurables bisounours qui ont sauté comme des cabris parce que UNE messe était autorisée à Saint-Pierre de Rome, pour le pèlerinage Summorum Pontificum. Mais là je n’ai pas trouvé d’article disant ce que j’aurais dit. Je me contenterai de préciser qu’il est quelque peu incongru d’appeler un pèlerinage du nom d’un texte qui a été abrogé et qui donc n’existe pas. Le texte en vigueur est celui qui interdit la messe traditionnelle sauf exception temporaire concédée par le pontife régnant.)

L’Immaculée Conception

Apolytikion de la fête de la Conception d’Anne, le 9 décembre dans le calendrier byzantin, par le Chœur byzantin de la Fondation musicale de l’archidiocèse d’Athènes. Version du hiéromoine Théophane de Vatopédi (Athos).

Σήμερον τῆς ἀτεκνίας δεσμὰ διαλύονται· τοῦ Ἰωακεὶμ γὰρ καὶ τῆς Ἄννης εἰσακούων Θεός, παρ’ ἐλπίδα τεκεῖν αὐτοὺς σαφῶς, ὑπισχνεῖται θεόπαιδα, ἐξ ἧς αὐτός ἐτέχθη ὁ ἀπερίγραπτος, βροτὸς γεγονώς, δι’ Ἀγγέλου κελεύσας βοῆσαι αὐτῇ. Χαῖρε Κεχαριτωμένη, ὁ Κύριος μετὰ σοῦ.

En ce jour sont brisées les chaînes de la stérilité, car Dieu exauce la prière d’Anne et de Joachim : il leur promet clairement la naissance inespérée de la divine enfant qui doit à son tour enfanter l’Infini dans la chair des mortels, celui même qui ordonne à l’Ange de lui crier : Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

2e dimanche de l’Avent

En ce temps-là, comme Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ, il envoya deux de ses disciples lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez entendu et vu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés ; et heureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ! » Comme ils s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu’êtes-vous donc allés voir ? Un homme vêtu d’habits douillets ? Mais ceux qui portent des habits douillets sont dans les palais des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu’un prophète. Car c’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon ange au-devant de toi, pour préparer la voie devant toi. »

Une question, frères très chers, se pose à nous : Jean était un prophète, et même plus qu’un prophète, puisqu’il a fait connaître le Seigneur venant se faire baptiser dans le Jourdain, en déclarant : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29), et que considérant à la fois sa propre bassesse et la puissance de la divinité du Seigneur, il a dit : « Celui qui est terrestre a aussi un langage terrestre, mais celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous » (Jn 3, 31) ; pourquoi donc, une fois emprisonné, envoie-t-il ses disciples demander : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » comme s’il ne connaissait pas celui qu’il avait montré, et comme s’il ne savait pas que le Christ était bien celui qu’il avait proclamé en le prophétisant, en le baptisant et en le montrant ?

Mais cette question trouve vite sa réponse si l’on examine le temps et l’ordre dans lesquels se sont déroulés les faits. Sur les rives du Jourdain, Jean a affirmé que Jésus était le Rédempteur du monde ; une fois emprisonné, il demande pourtant s’il est bien celui qui doit venir. Ce n’est pas qu’il doute que Jésus soit le Rédempteur du monde, mais il cherche à savoir si celui qui était venu en personne dans le monde va aussi descendre en personne dans les prisons infernales. Car celui que Jean a déjà annoncé au monde comme précurseur, il le précède encore aux enfers par sa mort. Il demande donc : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » C’est comme s’il disait clairement : « De même que tu as daigné naître pour les hommes, fais-nous savoir si tu daigneras aussi mourir pour eux, en sorte que précurseur de ta naissance, je le devienne aussi de ta mort, et que j’annonce aux enfers que tu vas venir, comme j’ai déjà annoncé au monde que tu étais venu. »

C’est pour cela que la réponse du Seigneur, à la question ainsi posée, traite de l’abaissement de sa mort aussitôt après avoir énuméré les miracles opérés par sa puissance, quand il dit : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés ; et heureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ! » A la vue de tant de signes et de si grands prodiges, nul n’avait sujet de se scandaliser, mais bien plutôt d’admirer. Il s’éleva cependant un grave scandale à son endroit dans l’esprit des infidèles lorsqu’ils le virent mourir, même après tant de miracles. D’où le mot de Paul : « Nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1, 23). Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’Auteur de la vie mourût pour eux ; et l’homme a trouvé moyen de se scandaliser à son sujet pour ce qui aurait dû exciter davantage sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré d’autant plus dignement par les hommes qu’il a été jusqu’à subir pour eux des traitements indignes.

Quel est donc le sens des paroles du Seigneur : « Heureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ! » Ne veut-il pas désigner clairement l’abjection et l’abaissement de sa mort ? C’est comme s’il disait ouvertement : « Il est vrai que je fais des choses admirables, mais je ne refuse pas pour autant d’en souffrir d’ignominieuses ; puisque je vais te suivre [Jean-Baptiste] en mourant, que les hommes se gardent bien de mépriser en moi la mort, eux qui vénèrent en moi les miracles. »

Saint Grégoire le Grand, début de la 6e homélie sur les évangiles, prononcée le 10 décembre 590 en la basilique des saints Marcellin et Pierre.